Matrix Vin perdu Et bla




Mardi, potron-minet.

31 décembre 2019 : le dernier jour de rien du tout, les calendrier n'étant que des conventions utilitaires. Vu l'époque dans laquelle on vit, je m'étonne que personne n'ait encore demandé une calendrière spéciale pour les femmes, les jours changeraient pour satisfaire ci ou ça, les fêtes religieuses augmenteraient (les femmes sont les piliers de la superstition, de la tradition, et de la consommation), d'ailleurs il y aurait des jours chômés pour les soldes, tous les "saints" (vous savez, les "fêtes" de chaque jour) mâles rayés et remplacés par des femelles, etc., mais tout peut être chamboulé si ça n'arrange pas sur le coup : que du bonheur quoi. Enfin bref, ce mardi est un jour comme les autres - ce lever de soleil le prouve si besoin est - et ceux qui disent autrement sont encore des piles électriques dans la Matrix, haha.

Mais il y a une Madame, donc aujourd'hui c'est Oomisoka et le "grand" ménage dans la maison. On me laisse le soin de laver les fenêtres et l'arrière de la gazinière. L'équité n'est applicable que quand ça arrange. Vous ne comprenez pas ? pensez aux valises, haha.

Fond de café au lait.




Matzneff au pilori médiatique. La Cabale des mégères et des quakeresses, dirait-il probablement. Quel déversement de bile et de poison. Nous vivons une époque irraisonnée de censure farouche et d'auto-censure vitale: en façade, de diversité et d'acceptation, en fait de pensée unique et novlangue procustienne. Pauvre de lui, pauvres de nous.

Et pauvres d'elles. Un des leitmotifs matznéviens est la déception masculine (mi-égotique dans la pensée de Matzneff, qui aurait voulu qu'une entrée dans son harem fût définitive) face à la table rase (négation de la réalité) que la femme fait systématiquement du passé. Comme Valmont nous dirons: ce n'est pas leur faute. Tollé hormonal ingéré et surtout impératif génique de nidation, envers lequel la société est permissive d'une part et encourageante de l'autre. Les hommes, de leur côté, connaissent ce tollé hormonal quotidiennement, et notre impératif génique est de disséminer notre sperme de part le monde : ce sont des sources de frustration considérable dans la présente société, d'une intensité certainement inimaginable pour les femmes (qui ne peuvent penser qu'à elles même quand elles pensent penser à quelqu'un d'autre). Il ne sert à rien d'instruire les femmes de ces faits : une femme médecin - mes excuses, il n'y a pas encore de terme "socialement correct" pour cela - les connaissant parfaitement, les niera farouchement si cela concerne son "couple". L'homme du XXIe siècle sera à l'image que la femme se fait de son couple, ou sera gay.

A côté de tout ça, il y a malgré tout, parfois, des éclairs de lucidité, haha:
"Les tutos sur le maquillage ne font que valider le concept de la femme-objet"
(la sœur d'1 pas en avant)




A part ça les grèves se poursuivent. Les médecins de la SNCF signent de faux arrêts de travail à la pelle. C'est un crime: qu'ils soient radiés de l'Ordre des Médecins et qu'ils aillent en prison. Et ces gens qui vont de médecin en médecin jusqu'à en trouver un qui leur donnera un arrêt de travail : il faut une loi pour les rayer de la liste des bénéficiaires de l'Assurance Maladie, pour avoir profité à tort, détourné outrageusement et menacer de ruine un système éminemment équitable fondé sur la redistribution.

En parlant de cela, au fond du compte, les grévistes (on voit même des affichettes disant "la grèves jusqu'à la retraite!" haha) ne veulent que prendre mais pas donner. Y a pas assez, on leur dit ; On veut pas, prenez ailleurs, qu'ils disent. Caca nerveux et irréfléchi : pas de réflexion, car les syndicats aussi sont des sectes, avec leur credo, etc., et des institutions économico-politiques : si elles ne font pas ce pourquoi on les paye, c'est-à-dire bloquer systématiquement toute réforme, les gens iront voir ailleurs, c'est logique. Et complètement stupide. Enfin bref. (Par comparaison, je viens de recevoir mon échéancier URSSAF - qui dorénavant s'occupe des recouvrements à la place de la MDA - pour 2020: mes cotisations augmenteront de 44% par rapport à 2019 (17,35% d'une assiette fictive de 6018€), et c'est le minimum pour bénéficier de la Sécu et valider des trimestres ; cotisations payées volontairement alors que mes revenus nets 2019 ont été inférieurs à la somme des cotisations 2020 à venir. De quoi se plaignent-ils, je ne sais pas. Il y a plus de spécificités réelles dans le métier d'artiste du livre que dans celui de conducteur de train.)

Car on n'entend personne parler de la fin du monopole de SNCF sur le réseau ferroviaire français prévue pour 2021. Héhéhé.

Allez.



Grèves France 2019 Suite Et bla




Dimanche, au matin.

 Encore un peu de décalage horaire, mais c'est assez agréable de se lever très tôt : calme plein.
Combien d'heures marcherons-nous aujourd'hui ? Est à Ouest : probablement 4 heures au total.

Lait et café.

Puisqu'on est là, suite du précédent, en vrac.

RATP / Métropolitain à Paris, et le Métro de Lille : les gens se sont rendus compte que les lignes automatisées fonctionnaient sans problème : les conducteurs de trains doivent à présent s'attendre à ce que leur emploi ne soit pas renouvelé : à terme tout sera automatisé. Un monde de consommateurs et d'utilisateurs, face à des machines : c'est ce à quoi il faut s'attendre, à cause du comportement des employés à ces postes à présent dispensables. Alors que l'automatisation n'est, à mon avis, pas la solution ; mais au moins ça fonctionnera.




Par ailleurs, les conducteurs de trains devraient se rendre compte de la situation exceptionnelle qu'ils ont : ils peuvent littéralement bloquer le pays entier. Ont-ils conscience de cette responsabilité ? De ce fait, en grève générale, ils tuent des gens : les organes qui n'arrivent pas, les traitements qui ne se peuvent pas faire, etc. (où est la non-assistance à personne en danger ?) Mais là aussi, les Français sont très forts pour rejeter la faute sur les autres. Syndicats : Ce n'est pas nous qui faisons la grève ! (sic) C'est le gouvernement qui nous oblige à la faire ! (re-sic).

Car en tant que consommateur et utilisateur, moi, j'aimerais effectivement faire grève, quasiment tous les jours, du fait du service pitoyable que les transports offrent. Par exemple des systèmes anti-fraude (si la fraude fait perdre un tel argent à la RATP ou autre, qu'ils placent des agents de sécurité à chaque groupe de portillons, en rotation chaque mois pour éviter la collusion, et ce jusqu'à somme zéro ou positive : équilibre financier, emploi à la hausse). Mais non, le seul moyen de contestation qu'ont les utilisateurs ou les consommateurs, c'est de ne pas acheter le produit, ce qui est impossible en situation de monopole (ce pourquoi les transports relèvent d'une mission de service public avec obligation de fonctionnement ; mais non, on laisse faire : les grévistes devraient être en prison...).




Mais non, plus la catégorie est grande, plus les moyens de pression (les contre-pouvoirs) sont faibles. Et quel plus grand groupe que les utilisateurs de transports en commun, ou les consommateurs ? Par exemple, les gens feraient mieux de se dresser contre l'impôt le plus injuste qui soit : la TVA, qui frappe l'ensemble de la population, au même taux, quels que soient les revenus du foyer. (Ceci dit, des taux différenciés en fonction du degré de nécessité du produit est une excellente idée, qui mérite d'être affinée.)

Mais l'un dans l'autre, les gens ici, grévistes ou non grévistes, ne se rendent pas compte de la situation éminemment favorable dans laquelle ils sont. Ils traitent le gouvernement de fasciste, mais ils ne se rendent pas compte de la liberté démesurée dont ils jouissent, et la moindre violence (qui est un crime) devrait plutôt entraîner une intervention armée et être sanctionnée très lourdement. Ils disent enculer la police, mais n'imaginent pas même ce que serait un pays sans police. Imaginez. Ils enculent les patrons ? ceux même qui les font vivre (mais ça aussi c'est très français, alors que bon, si tu n'est pas content, tu n'as qu'à démissionner, nanti), et de surcroît ils mettent dans le même sac les indépendants (qui sont leur propre patron, des entreprises sans salariés, rappelons-le), les petites entreprises de quelques employés (qu'ils tuent par la grève) et les grands groupes multinationaux qui sont la vérole du système (parce qu'ils veulent le remplacer et créer leurs propres lois via la loi du marché, qui est la loi du plus fort).

Allez.



Grèves France 2019 Journalistes Et bla




Jeudi au matin.

Deux semaines, et un peu plus, de Japon. Choses ci et là, Osaka, Tokyo, Kobe, belle-famille, connaissances et amis. Les gens régis par leur "smartphone", plus encore qu'avant : avant-goût d'une dépendance dont on ne voit ici que les prémices.

Projets pop-up et autres : on attend la publication d'un petit bouquin, termine une commande pour une BD, avance dans une idée de livre, devrait se mettre à la réalisation de livres d'artiste à partir de tous les projets refusés cette année (principalement pour raison de coût : impossible de faire publier un livre qui coûterait plus de 4€ à fabriquer, transport et entreposage compris). Enfin bref.

Bientôt le retour noëllien, s'il s'avère possible, car le pays, et plus particulièrement la capitale, est bloqué par une bande d'idiots. Car l'intelligence moyenne de gens rassemblés décroît proportionnellement au nombre de personnes présentes dans cet agrégat : plus on est, plus on est con.

Fond de café.




Le droit de grève et de manifester, en France, est foncièrement inégalitaire : seuls ceux qui se peuvent le permettre financièrement l'exercent. Les syndicats "ouvriers" (qui sont des groupes de pressions similaires aux "lobbys"), du fait de leurs fonds massifs, accentuent cette inégalité. Que les professions libérales et les indépendants fassent grève, serait une bonne surprise ; mais quand ils ne travaillent pas, eux, ils ne gagnent rien, et bon nombre vivent sous le seuil de pauvreté. Il faut conclure que les salariés, et à plus forte raison les fonctionnaires, sont des nantis en position généralement très confortable (ce dont ils ne s'accomodent pas même), protégés plus fortement en France qu'ailleurs contre toute modification de la situation de l'entreprise, en particulier contre le licenciement (de nombreux salariés préférant faire couler l'entreprise plutôt que de céder sur quelque point).

De plus, ce droit de grève s'exerce en proportion des désagréments qu'il occasionne à un maximum autres personnes : plus les gens peuvent entraver la liberté des autres, plus ils font grève. Ceci est très clairement un délit. Empêcher la libre circulation des biens et des personnes, empêcher les gens de travailler, c'est un crime, en plus d'être le symptôme d'égocentrisme personnel et de classe (les grévistes n'en ont rien à foutre des autres, qui cotiseront bien à leur place).




Les journalistes sont une profession dont les privilèges en ont fait une caste intouchable. Sous prétexte d'objectivité (concept vide de sens) et de droit à l'information (un concept créé de toutes pièces par les journalistes afin de nier les libertés individuelles des non-journalistes), les journalistes poursuivent leurs propres programmes selon leurs préférences particulières, avec pour but principal la croissance de leur audience et conséquemment de leurs revenus, leur activité étant au premier chef lucrative, non point d'intérêt public. LA prise de position anti-institutCe qu'ils reprochent bien entendu à la plupart des gens, institutions et entreprises qu'ils attaquent. Ceci tenant entre autre à la culture envieuse des Français.

Ce facteur "envie" joue également concernant les actions des grévistes. Un autre facteur capital de ces événements est que se plaindre est quelque chose de l'ordre d'un sport national français. Tout cela a bien entendu à voir avec une attention démesurée portée par chacun à son nombril. Un égocentrisme geignard et envieux : voilà ce qui gangrène la France présentement, qui n'est certainement pas un pays où il ferait bon vivre.

Ajoutons à cela que les grévistes persévérant pendant cette période d'intense activité économique (décembre et fêtes) creusent leur propre tombe et celle de leurs compatriotes, la plupart des citadins étant condamnés à faire leurs commandes de noël sur AMAZON. Haha.

Ceci vite dit, et schématisé, bien entendu ; néanmoins dans un souci honnête du détail et de la bonne foi qui est bien absent de tous les débats et revendications publicisées. Et suite au prochain numéro.

Allez.



Trivers Et bla




Samedi, au matin.

L'hiver parisien est une grisaille mouillée. Paris, plus difficile encore à supporter qu'à l'ordinaire. Au moins en hiver le groupe de drogués et alcooliques noirs au coin de la rue, à côté du tabac, quittent la voie publique. Quelle ironie.

On manque d'espace pour une table de travail décente et des étagères pour le matériel.
Envie et besoin pressants de déménagement.

Avec le nouveau programme (Shakespeare) du Théâtre du Nord-Ouest, le dernier livre de Jean-Luc Jeener, Pour en finir avec les comédiens, excellent : il faut l'en remercier d'une épistole.

Dans ce billet des photos d'il y a dix ans bientôt déjà.

Fond de café.




Pas mal de découpage et création et, ce pendant, des films, d'un œil ou deux. Certains déjà vus il y a vingt ans au moins : Angel Heart (1987, yeah), Fright Night (1985, great), The Exorcist (1973, wow), A Nightmare on Elm Street (1984, super). Vivent les années 80 (et 70). Aussi : Saturday Night Fever (1977, darn), The Professor and the Madman (2019, oubliable immédiatement). Et aussi agréablement surpris, fort différemment, par Rick and Morty S01 et Boys S01. Pas accroché à Fleabag, qui a fait penser à du théâtre adapté de force à la télévision ; le succès auprès des femmes vient bien évidemment des propos décomplexés, auprès des hommes du caractère avenant du personnage principal et du charme de l'interprète ; un film aurait été sans conteste plus judicieux ; la saison 2 est forcée. True Detective S3 : bien mieux que S2, même si moins bien que S1. The Cabin in the Woods : juste un mauvais film mal fait (étonnant comme la médiocrité, l'insipidité et l'empilement de clichés sont souvent pris pour de l'audace et de l'inventivité) (bobo world !). Joker (2019) : très bien (l'acteur, la photographie) ; le fait que ce soit à propos de "Joker" ne joue en rien (sinon que le nom vende ; mais la plupart des DC-Comics Fans détesteront, ceci n'étant pas du tout un film de super-zéros). D'autres choses encore mais on oublie et s'en fiche.




Hahaha, Us (2019) est en fait le repompage d'un bout d'un épisode des Simpsons (S08E01: The Treehouse of Horror VII)! En moins bien. You got the wrong twin!

Hahahaha. La Ville de Paris "féminise" les rues, en ajoutant, aux noms de rues portant des noms de femmes, les prénoms ! ce qui ne traduit qu'une seule chose : une inculture crasse, des revendications idiotes et infondées (noms à rallonge). Et Marceline Desbordes-Valmore ne vaudra jamais Baudelaire. En revanche, s'ils veulent célébrer le talent (et non le fait d'être une femme, ce qui serait sexiste, n'est-ce pas, et pourtant l'essence même du féminisme), ils n'ont qu'à mettre des rues J. K. Rowling, Sarah Moon ou Isabelle Huppert (pourquoi attendre que les gens meurent, hein ?).

A partir de ce mois-ci, une troisième poubelle de tri en amont (après papier-plastique, verre : ordures ménagères)(et la quatrième, la poubelle générale, existe toujours). Question : qu'en est-il du tri en aval ? Les camions-poubelle sont-ils adaptés en conséquence ? Et les centres de tri ? L'enfouissement généralisé des ordures a-t-il cessé ? Sérieusement, commencez par là.

Hahahaha. La fosse commune est revenue à la mode (bio, bien entendu).

Allez.




Hiv Jeter Vu Et bla




Jeudi, au matin.

L'hiver est à la porte, dont on se passerait bien. Choses et autres qui, en gros, n'avancent pas. On se rend compte qu'on loupera le SDLJ de Montreuil, argh. Demain quoi ?

Magouilles de riches, magouilles de pauvres : les uns dénoncent les autres, les autres dénoncent les uns. La petitesse de ceux-là, la sournoiserie de ceux-ci. Kif-kif bourricot : des magouilles. Et quoi qu'on en dise, si l'on veut compter, les magouilles de riches représentent beaucoup plus d'argent que les magouilles de pauvres, haha.

On ne sort que rarement (le chien quatre fois par jour, rares courses alimentaires une ou deux fois par semaine). Presque rien d'autre dans le quartier. Certainement rien de culturel, d'ailleurs (une librairie seule survit, et un petit théâtre). Il faut aller racheter du papier bristol.

Le présent c'est demain. Et pourtant après eux le déluge.

Fond de café.




En Provence, on ne sait plus quoi faire des déchets : on ensevelit à tour de bras.
C'est comme le rejet des eaux de la centrale de Fukushima dans les mers et océans (car ils en ont déversé de plusieurs côtes), ou le contenu des poubelles de tri qui va pour toutes au même endroit indifférencié : une affaire de sous. La petitesse.

Dermatologie : que dire de la science occidentale en général dans sa forme commerciale actuelle, quand on nomme d'après les symptômes sans s'occuper des causes, car il vaut mieux vendre des traitements d'appoint que de supprimer le mal (ce qui ne rapporterait rien) ?

Les trottinettes électriques : le slogan contre la pisse sauvage convient tout à fait : pour un de soulagé, combien de dégoûtés ? Pourquoi sont-elles même autorisées ? Car la Mairie de Paris ne voit pas plus loin que les sous que ça lui rapporte ; peu importent les blessés et les morts. Il aurait été judicieux, pour le moins, d'interdire le tout jusqu'à ce que le vide juridique fût comblé. Et quand bien même il leur est à présent interdit de rouler sur les trottoirs, cette interdiction ne vaut rien tant qu'il est impossible de la faire respecter – la police a bien mieux à faire que de s'occuper de la circulation, vu le sous-effectif et le sous-équipement – l'établissement procès verbaux de stationnement interdit ou gênant étant même confié à des sociétés privées, semble-t-il (aperçu dans la rue). Sans le bâton rien ne fonctionne en France. Dans le quartier, on voit par ailleurs bien plus souvent des enfants les utiliser : soit des privilégiés en certain habit ostensiblement religieux (on ne cite pas d'obédience) à propos desquels on se demande s'ils ont des codes de réduction ou autre privilège, vu la fréquence d'utilisation (un trajet coûte plus cher qu'un ticket de Métro), soit des gamins de la cité (on ne cite pas de couleur) qui après avoir vandalisé (trottinette ou vélo, par ailleurs) s'amusent avec n'importe comment avant de les jeter n'importe où. Enfin bon, la routine habituelle. On fuira à la première occasion.




The Professor (2018) : bof (Depp ne parvient pas à sauver le film). Revu Arrival, avec plaisir. Russian Dolls : les deux derniers épisodes relèvent considérablement le niveau de l'ensemble, qui n'était déjà pas si mauvais. Years and Years : on salue l'effort, mais dommage que ce soit un concentré de statistiques trendy et de tours prévisibles : dans une même famille (plutôt mid-upper liberals, en gros gauche modérée plutôt aisée), des caucasiens, des asiatiques, des noir-africains, des métisses, un homosexuel mâle, un homosexuel femelle, un garçon qui veut être une fille, une fille qui veut être un Ghost in the Shell, une handicapée-moteur (tiens, pas d'handicapé mental), deux séparations dont un mariage-divorce gay, des frères de différents pères (tiens, pas de famille recomposée), des migrants (ukrainiens qui ont le tête de Moyen-Orientaux, lol) dont boat-people qui meurent, des professions allant du banquier dérouté en delivery boy à l'activiste nuké qui utilise un gamin en accessoire pour faire du terrorisme informatique (et le déguise en fille, d'où, suppose-t-on, plus haut), USA vs. China & the World, URSS (!!!) vs. l'Occident, une crise bancaire, de l'extrême-droite et de l'extrême-gauche au pouvoir, un état policier et martial, des camps de concentration cachés, une révolution populaire, et j'en passe (dont, c'est sournois car , des indices de complotisme global à la Network. Et chaque supposé cliff-hanger n'est qu'un agrégat d'attendu dès les prémisses. Emma Thompson et la grand-mère sortent clairement du lot. Black Mirror est assez proche dans l'esprit (anticipation, ou plutôt projection politico-socio-technologique) et offre un format narratif différent ; ses premières saisons sont plus intéressantes à bien des points de vue que cette série bien réalisée mais sans surprise. Midsommar : bien, bonne ambiance (bien que moins fascinant qu'Hereditary). Mention haha pour The Art of Self-Defense. Commencé Legion S3.

Le palais démontable en bambou de Cinghis Can (Genghis Kan) ! décrit par Marco Polo.

Expo Picasso / Calder. Les mobiles valent le détour.

Allez.



Colors Et bla




Mardi, au soir.

Choses et autres faisant, occupé par ailleurs, avec pour résultat l'abandon factuel de ces pages. Non qu'on n'y pense : on prend notes, mentales (qu'on oublie) ou matérielles (surconsises et donc ésotériques, dans le carnet orange), pour plus tard. Donc des bouts d'il y a six mois, et d'autres de ces derniers jours.

On a passé deux mois sur un projet stupide auquel on pensait depuis plusieurs années. À peu près fini. Encore un peu. On aimerait y passer un mois supplémentaire. Sinon juillet au sud avec un re-travail du livre-tunnel. Et du Jacques Ruffié en montagne, hors saison, au milieu des travaux de promoteurs anglais menées par des équipes roumaines (les travaux donnent du travail aux Savoyards, disent les maires, haha).

Les jours passent (sans surprise) à vitesse de croisière. Et puis pourquoi pas ?

À nouveau, parlers de Japon, l'an prochain ou le suivant ?

Ryokucha.




Vidéo montrant un humain extrayant des vers parasitaires d'un oiseau. Les parasites aussi sont des animaux et ils ont le droit de vivre, non ? (Je vous demande au nom de vos principes la liberté que je vous refuserais au nom des miens, hein.) Voir les commentaires, aussi, sur le fait que les vétos qui travaillent gratos c'est bien (dites ça à votre plombier ou à votre percepteur)(les artistes connaissent bien, aussi). En tout cas l'auto-censure a fonctionné à plein, et je me suis abstenu de commenter (pour le faire ici, entre soi, n'est-ce pas).

Manbiki Kazoku (2019) : tout en finesse, un peu long, chapeau les acteurs et actrices (mêmes si toutes, de la jeune à la vieille, sont un peu trop jolies pour être vraisemblables)(et vraisemblable = crédible, avec les films de Kore-eda). Un bon mois plus tard, par hasard (on chope ce qu'on peut), Umi yori mo fukaku (2017), coup d'œil rapide dans la vie en danchi, dans les conséquences néfastes des jeux de courses (en gros) et, forcément, dans la famille japonaise ; encore un qui, du fait des personnages décrits, fait du mal à regarder, mais bon... Kore-eda, c'est en fait une sociologie du Japon pour ceux qui ne savent pas ce qu'est le Japon "populaire" (comme il est de bon ton de dire maintenant) ; ceci dit, la narration est souvent très subtile (clichés conversationnels inévitables – car toute conversation japonaise n'est que cliché ou presque – mis bout à bout et condensés en 1h30, sans qu'on voie aucune couture). Mais une fois ça suffit, et je doute me refaire l'un ou l'autre.




Génial : le Tampographe.

On s'est relu, parce que pourquoi pas, The Ten Little Niggers / Indians / And Then There Were None (selon les différentes censures), pour la première fois depuis presque trente ans. Considérations psychologiques mises à part, quel exemple de clarté et de concision !

Gingatetsudo no Yoru (1985) : superbe d'un bout à l'autre.
What We Do in the Shadows (2014) : hilarant ! Dans la foulée, vu la première saison de la série : amusant mais beaucoup moins bien (on en reste là).
Gunnm / Battle Angel Alita, le film (2019) : quel ratage et idiotie complète. En particulier à cause des CGG du visage de Gally (piètre actrice par ailleurs), vraiment catastrophiques.
Sympathique Masquerade Hotel  (2019) avec Kimutaku.
Très moyennement convaincu par Us (2019).

Allez.