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Harbs Time


Une petite page de sucrerie.

L'autre jour au soir, une invitée eut la riche idée d'apporter une cargaison de gâteaux et pâtisseries en provenance de cet excellent cake café restaurant Harbs.

Mille-crêpes, choux à la crême, gâteaux aux chocolat et fruits frais divers — en vérité, un bonheur papillaire et sucré — de chez Harbs, une chaîne à succès (Nagoya, Kyoto, Osaka, Tokyo) de qualité qui se paie : jusqu'à plus de 1000 yens la part ; mais c'est diablement bon. Expérience gustative certaine. Comme d'habitude au Japon, la clientèle est quasi-exclusivement féminine.

Allez, je vous laisse en compagnie de photos des quelques choses englouties lors : il y avait de quoi faire.




Colonisation du Tonkatsu

Non, non, les tonkatsu n'ont pas encor mis en œuvre leur plan de domination de la planète, ni nous le nôtre d'asservissement des tonkatsus.

Je vous mets juste au défi de trouver, à Kyoto et l'improviste, une table pour quinze dans un tonkatsu-ya — on n'y pouvait réserver, de toute façon.

Favorable concours de circonstances, j'imagine.



N'empêche que ça fit une sacrée tablée.
Et se laissa bien manger.

Choses, marche, alcool, et autres dimancheries.



Dimanche, un peu après mi-di. Les 忘年会 s'enchaînent, fatiguent un peu. Et demain lundi à nouveau. Eh.


Mi-décembre est arrivé sans surprise, c'est à dire, vite. Il va sérieusement falloir penser à se munir d'un nouvel agenda. Un petit truc en papier pourri, tenant dans la poche, m'irait bien ; mais ce n'est pas dans les goûts d'ici. Pas vraiment envie de pousser jusqu'à Namba ou Umeda. Mmmh.

Hier, profité du beau temps pour petit tour à 住吉大社 (sumiyoshi taisha) : vieux quartier tranquille, joli domaine, parc agréable non loin. En vérité, bon moment. On détaillera dans un prochain billet.

Au soir, Emi-chan — qu'on ne voit pas assez souvent à notre goût — chez Higuchi, une merveille de restau — tout y est vraiment divin — , non loin de 萩原天神 (hagiharatenjin), à carte sans prix — c'est parfois utile d'être dans les petits papiers de mama : vu la somme pour laquelle on s'en tira... ; )

Poursuite du bounenkai dans une petite échoppe non loin de 中百舌鳥, jusqu'à tard ; le patron se trouve habiter dans le même danchi que moi — le monde est petit, la coïncidence récurrente.

Merveille du shochu : levé comme une fleur ce matin, sans l'ombre d'un mal-mène de tête au autre. De l'inintérêt du mélange.

Allez, quelques news en vitesse. Le Japon se met à la sauce américaine (Faites ce que je dis, pas ce que je fais) ; ils sont gonflés, tout de même. Et, du coup, ils récoltent ce qu'ils ont semé. Claque bien méritée. Non que cela change quoi que ce soit, remarquez.

Du n'importe quoi d'in-vitro à la sauce nippone — c'est encor affaire de gros sous ; le client, même taré, est dieu ; en vérité, des enfants, je vous dis.

Et un bel exemple de Le Japon se trouve, je vous rappelle, en Asie : corruption, collusion, trusting, &c. Heureusement qu'il en est encor qui font correctement leur boulot.

En fin de compte, la seule nouvelle qui draine quelqu'attention est celle de la victoire de la petite Asada Mao : on aura beau dire, rien n'y fera. Bah, ce n'est pas nouveau. Et il n'y a pas de vaccin.

Ce soir, à nouveau, séance d'oubli des peines de l'année qui s'achève. Et demain. Puis pause jusqu'à samedi prochain.

Envies de sucré, de chocolat... Véritable drogue de cerveau, en vérité. A défaut, crème de marron ? Et de soleil.

Plongé dans les pensées de Pascal, ces derniers temps. C'est aggressif, et magnifiquement écrit — alors que ce ne sont que des notes personnelles éparses. On aurait peut-être perdu en verve au polissage — comme c'est le cas, m'est avis, pour ses lettres. Enfin bref, on y reviendra.

Un peu étrange de n'avoir plus ce contre-point d'aller-retour à la laverie automatique décrépite, le dimanche : j'aimais bien !

Shirasagi et son parc, cuisine française, et autres inintéressantes dimancheries.

Il pleut, ce jour : ça fraîchit. Par contraste, grand soleil, hier encor. Dimanche et routine, faite d'internet, de lessive dans l'habituel coin-laundry délabré de Nakamozu, d'étendage, de cuisine.

Hier on fut libéré vers quinze heures trente, et décida de passer, au sortir de la station de Shirasagi 白鷺駅, par le parc éponyme tout proche, 白鷺公園 ("shirasagi" désigne toute grue au blanc plumage, aigrettes y compris, semble-t-il).

Il est, par ailleurs, une jolie image et expression à ce propos : 雪に白鷺 (yuki ni shirasagi), comme grue blanche sur neige — c'est dire : ce qu'on voit, de fait, difficilement, ou qu'on ne voit pas du tout.


Le parc est assez grand, et paraît assez récent, aussi. Ça faisait bien un mois ou deux qu'on n'y avait mis les pieds.

On y trouve : étangs, jardinets, chemins dégagés, chemins broussailleux, voie de sortie d'un train — 泉北戦 ligne semboku, qui court d'Izumichuo à Nakamozu / Namba, et qui, par ailleurs, bouffe une bonne part du dit parc —, grand terrain à tout faire (entraînements de softball, jeux collégiens, parties de criquet...), un terrain baseball, dont le pourtour est grillagé, et des bancs, plein de bancs.

On y trouve des gens, aussi, principalement enfants et personnes âgées — les adultes doivent être à faire du shopping à Namba ou Umeda, je suppose ; ). Ceux-là ont investi les berges boueuses ou les terrains de jeu ; ceux-ci ont pris place sur les sus-dits bancs.

Ah, amusante photo, de qualité par ailleurs plus que douteuse (ah, les zooms numériques...). Je ne me fais pas trop de souci pour le volatile, qui ignora superbement le chat. C'est justement comme ça qu'on se fait choper : garde ! : )

Entre parenthèses, la liste de tous les parcs de Sakai-shi, en anglais, pour les fantômes qui pourraient être intéressés.

Au soir, direction Sumiyoshi-ku pour ce qui se révéla un excellent restaurant français, Igisou L'Avant-Comptoir.




Si vous êtes en manque d'un bon cassoulet, d'un jambonneau sur lit de choucroute, d'une bouillabaisse bien rouillée, d'une pomme en robe des champs au beurre terroir... passez votre chemin ! Le menu unique à 3800 円 comprend une floppée de petits plats — dans l'ordre coutumier, de l'amuse-bouche au café — très frais et diablement bons — orientation légèrement "sucré-salé".

Bien qu'il fit un peu trop chaud à l'intérieur pour mes compagnes japonaises, nous en ressortîmes papilles ravies et ventre plein. Ah, ajoutez à cela que la carte est pleine de ce franponais dont certains expatriés sont, ai-je remarqué, très-friands.




Allez y faire un tour : Igisou L'Avant-Comptoir, Cuisine Française et Vins フランス料理イギス•ラヴァン•コントア、〒558−0041大阪市住吉区南住吉3丁目16−12−1F. Osaka-shi, Sumiyoshi-ku, Minami Sumiyoshi, 3-16-12-rdc. Tel. : 06-6695-2892. Station la plus proche : Sawanochou 沢ノ町, puis cinq minutes de marche en ligne droite.

Nouveau post sur Tropiques japonaises, ce jour : à chaque fois je me demande, en cliquant sur le lien, ce qu'il va bien pouvoir encor nous pondre. Ce coup-ci, c'est mise au clair du modèle B1... Comme le rappelle Wittgenstein, l'origine des problèmes philosophiques est le plus souvent un simple problème de langage, de mots qu'on ne prend pas la peine d'interroger, histoire de voir s'ils renvoient à quelque chose — ou pas. Et quand on a fait un peu de tri, on voit qu'il ne reste pas grand-chose... Enfin bref, c'est un peu dommage : la curiosité est pourtant là.

Dommage aussi, le fait que les photos prises il y a deux ans, et qu'on ressert dans la série "voyages", ces derniers temps, soient si peu nombreuses et de si piètre qualité — bah, c'est de la numérisation de pellicule faite alors à la truelle par le BHV, alors il ne faut pas s'attendre à merveilles.

Tiens, encor un article qui fait du tort aux manga/anime otaku. Ou à leurs parents : à force de trop "gâter" les enfants, on les "gâte" tout court. Je sais bien que pour pas mal de maisonnées japonaises (en particulier à deux ou trois générations, comme on en voit encor pas mal, surtout à la campagne), l'enfant est roi ; et que l'enfant, quelqu'âge qu'il ait, trouve ça bien pratique, la plupart du temps, de n'avoir pas de loyer à payer, ni de bouffe, linge, vaisselle, ménage à faire ; mais tout de même... Ça fait des assistés à vie, ce manque de coups de pied au cul. Les Tanguy sont également légion, en version femelle particulièrement.

Enfin bref.

J'ai des envies de soleil !

C'est loupé pour ce jour : on repassera demain ?

Oden !

Alors là, vous pouvez vraiment y aller les yeux fermés — enfin, ouvrez-les tout de même, car en plus d'être diablement bon, c'est aussi très joli.

Deux tables de deux personnes, un comptoir.

L'alcool est excellent — 辛口 de 島根 en 熱燗 pour la fraîche saison.


Les prix sont très-raisonnables pour un oden-ya.

A quelques pas du terminus sud de la ligne Midosuji, Nakamozu.

(Lundi 25 février 2008.)