Exposition : Ombres et Silhouettes



Nous avons le grand plaisir d'annoncer une exposition-vente à laquelle nous contribuons :

OMBRES
& SILHOUETTES


Ombres et silhouettes dans les livres et les images, photographies et illustrations, du début du XIXe siècle à nos jours. Une histoire inédite du fantôme et du contour.

Chez Les Libraires Associés
3 rue Pierre l'Ermite
(porte cochère, interphone Librairie)
dans le XVIIIe à Paris
(tél. : 01 42 57 20 24)

DU 24 NOVEMBRE
AU 18 DÉCEMBRE 2016,
entrée libre,
du mardi au samedi de 14 à 19h.

Vernissage
ce jeudi 24 novembre 2016
à partir de 18h
,
à l'occasion du 9e Salon du livre animé.

La librairie sera également exceptionnellement ouverte les dimanches de décembre (les 4, 11 et 18 décembre, de 14 à 18 heures).
"Silhouette, n.f. (1759 ; de Silhouette, ministre des Finances).
1 - Portrait de profil exécuté en suivant l'ombre projetée par un visage. / Ombre projetée dessinant nettement un contour.
2 - Forme qui se profile en noir sur un fond clair. / Forme ou dessin aux contours schématiques."

L'ombre est étrange, menaçante et fantasque, autant qu'intrigante et ludique. Elle parle à l'imaginaire, de la manière la plus simple.

La silhouette est un art modeste, qui s'épanouit dans l'imagerie populaire et qui fut particulièrement appréciée par de libres amateurs, tels Victor Hugo ou Hans-Christian Andersen. L'histoire de la silhouette dans l'art et dans l'illustration est universelle et foisonnante : ombres chinoises, projections, découpages, images composées de simples aplats...

Loin d'être périmé, l'art de la silhouette, si populaire aux XVIIIe et XIXe siècles, connaît aujourd'hui une nouvelle vie, en particulier dans des livres d'artistes ou de très beaux albums pour la jeunesse.
(Exposition jusqu'au 18 décembre - Tous les livres et documents sont en vente.)


Parmi les livres, tirages et dessins originaux japonais exposés, vous retrouverez NARAHARA Ikko, MIDORIKAWA Yoichi, NOMURA Sakiko, HOSOE Eikoh, WAKAMATSU Tad, KUBO Masao et bien d'autres.

Quelques photos de l'exposition ici.











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Dimanche Miroirs Et bla




Dimanche, mi-lieu d'après-midi.

 Dimanche gris et froid, qui nous semblait hier un samedi, aujourd'hui un lundi. On s'y perd et sait pourquoi.

Il faudrait que je passe un peu de temps sur les incipits des livres terminés récemment.

Long temps qu'on ne s'est pas occupé des photos qui s'accumulent dans le disque dur, aussi.

Yaourt aux fruits.




Un Américain d'une soixantaine d'année, dans le Métro, parle à sa voisine et lui apprend ricanant que les soldats, à la Libération surnommaient Pigalle : Pig Alley.

On se rend rarement compte à quel point l'homme est influençable – soi y compris (et comme objet d'étude principal). Les sources de ce trait sont probablement à chercher du côté de la volonté et du principe de comparaison et des complexes d'infériorité et de supériorité (les deux faces d'une même pièce) qui en découlent.

Paris, en rue, et cet automatisme de vérification portefeuille-téléphone portable-clefs.




Excellente surprise que ce feuilleton télévisé (ces choses qu'on nomme, très-inimaginativement, séries) britannique, BLACK MIRROR. Des épisodes indépendants (one-shots) de proche SF élaborant autour des avancées technologiques et dérives média-sociales récentes (téléphones dits "intelligents", la manie de prendre à tout occasion photos et films, les robots anthropomorphes, les notations type Facebook, les jeux en réalité virtuelle, le hacking et le néo-chantage, les shows type The Voice, les implants mémoriels, etc.). 9 épisodes pour l'instant, ce qui n'est pas guère décourageant, et un excellent niveau général. On en est au milieu de la saison 3 et recommande chaudement. Vraiment flippant.




Tout vice prend sa source dans le désœuvrement.

Y aura-t-il un jour quelque étude qui se tient sur notre génération SIDA et ses dommages ?

Dans le second tome de A Song of Fire and Ice de Martin (vous savez, Game of Thrones) : plus fouillé que le feuilleton(où le parti pris est systématiquement celui du spectaculaire), d'une langue très travaillée : on ne s'en lasse pas et avance tranquillement.

 Terribles : enfants ? parents ?

Allez.


Lire Regarder Et bla




Lundi, après midi.

Automne, saison des épeires. Et ça drache, et ça drache.

Ces derniers temps, terminé quelques lectures, et commencé d'autres. Fin pour les Masques et visages de Gavarni (Paulin & Lechevalier, 1857), Les Amours de Marie de Ronsard (Mercure de France, 1897 ; préfacé par Pierre Louÿs), un tome dépareillé (mais contenant Micromégas, Candide, L'Ingénu) des Romans et contes (joliment illustrées) de Voltaire (Bouillon : Société typographique, 1778), Pierre Louÿs et Gilbert de Voisins par Robert Fleury (Tête de Feuilles, 1973) et le Voyage autour de ma chambre de Xavier de Maistre (Quantin, 1882). Poursuite pour Le Père Perdrix de Charles-Louis Philippe (Stock, Cent romans français, 1948), A Song of Fire and Ice 1 (Game of Thrones) de George R. R. Matin, et ce numéro du Pont de l'épée (59, 1977) consacré au Patmos d'Ilarie Voronca.

Fond de café.




On s'était bien amusé à reprendre Les compétences d'abord. Il va tout de même falloir faire une note concernant la désastreuse campagne RAPT contre la fraude. Par ailleurs, puisque la question de cette campagne est Quelle est la couleur de peau des fraudeurs ?, aucune information disponible sur le sujet, comme le rappelle ce court et intéressant article (et celui-ci, du même), ou cet autre qui, à l'inverse, s'en est procuré, des informations. Pincées de sel, comme toujours.

Kimi no Na wa (2016) fait beaucoup parler de lui. Ne serait-ce que parce que les entrées auraient dépassés les records des films de Ghibli à leur époque. Il faut soupçonner une stratégie marketing très réussie ; car le film, lui, s'il est plutôt bien fait, n'est qu'une sorte de mélange de (par exemple) Hoshi no Koe (2002) et de Byousoku 5 cm (2007) où on retrouve tous les thèmes chers à Shinkai Makoto (l'éloignement inéluctable dû au temps et à l'espace ; l'impossibilité de se retrouver ; rêves passionnés de la jeunesse vs la triste et monotone inertie de la vie adulte, etc.), mis à une sauce plus grand public (ça se termine bien) et avec des lourdeurs rédhibitoires dans les dialogues capitaux : sympa sans plus. Il est certain que la fin de Ghibli laisse un vide à combler ; mais de là à ce que ce film engrange plus que les meilleurs Miyazaki, c'est à n'y rien comprendre (ou plutôt : c'est sans surprise ; mais façon de parler). Par ailleurs, Bakemono no Ko (2016) a également fait parler de lui cette année (sans atteindre les records de box office de Kimi no Na wa) ; alors que c'est une bêtise shônen on-ne-peut-plus simplette.

"Un país hipócrita"... Vidéo bien foutue, à étendre à la totalité (?) des pays. La morale ? Le pouvoir quel qu'il soit, excuse à peu près tout. Ça ne date pas d'hier, et c'est pas demain que ça changera.




Le camp de "réfugiés" de Stalingrad : ordures, maladies, merde et pisse.

Pas guère de chose plus égoïste, que le fait (de nos jours, volontaire) de "faire des enfants".

Quelle chose étrange, se faire attaquer pour laïcité. L'hypocrisie bobo bien pensante est sans limite.

Parfois je ne sais plus pourquoi je reste éveillé si tard.

Quel Boullet ! ha ha.

Allez.




Graffigny, Les Voyages merveilleux


 

Une paire d'images, de mauvaise qualité (désolé : l'éclairage), représentant la première de couverture et une des impressionnantes illustrations des Voyages merveilleux : De la Terre aux étoiles, Voyage dans l'Infini de Graffigny, chez Flammarion (vers 1882). C'était un rare exemplaire imprimé sur Chine.

Cidade do Rio de Janeiro



En passant,
une des jolies illustrations de
Cidade do Rio de Janeiro
(Paris, Foyer parisien, 1930)