Japanese Photobooks : Insight (11) : Landscapes



A few fine and various landscapes from Asahi Camera 1960, A, Koukuutai (Japanese Flying Corps), Takarazuka, and by Irie Taikichi (Yamatoji), Hasui Mikio (Peace-land), Tanuma Takeyoshi (Musashino) and by Inoue Hakudo (Jingoji Kozanji).









Photographie et gravure, photoglypie, lithographie, etc.




Une passionnante préface au Catalogue de l'exposition de gravures anciennes et modernes de juillet 1881 (publié à Paris au Cercle de la Librairie), au sujet de la photographie et de ses modes de reproduction sans sels d'argent, comme la photoglyptie, la gravure en creux, la lithographie, le gillotage, et leurs applications industrielles. Un intéressant passage également, sur les recherches concernant la photographie en couleurs ! Cliquer pour agrandir.





























Retour Gris Chose Et bla




Dimanche, après midi.

De retour du Japon dans la grisaille et la froidure parisiennes, facteurs aggravants de déshumeur persistante. Ajoutez à cela maintes forces d'inertie et d'immobilisme, ci et là.

Un carte-mémoire pleine de photos et d'un petit film. On dut en effacer des centaines au fur et à mesure, tomba réellement à court en fin de séjour. On essaiera de ne pas mettre cinq ou six ans à traiter tout cela. Des clichés plus seyants que ce qu'on peut prendre dans le quotidien parisien qui est, comme on disait tantôt, plutôt gris, même en été. Manquent une diversité de formes et de couleurs, et la lumière. Ceci n'est pas une pipe.

Galette, probablement mauvaise, ce soir.




Ce qui frappa le plus, au retour, fut le nombre de membres du personnel (vive le règne du baito) où que cela soit — par exemple, pas moins de quatre agents de la circulation à chaque petit croisement de l'arrière-Ginza — et le nombre incroyable de Chinois en tourisme économique dans tous les principaux centres de commerce de Tokyo — au point où l'on se demande parfois, en regardant autour de soi, où sont les Japonais, haha.

Terminé les derniers carnets noirs publiés de Matzneff (Mais la musique soudain s'est tue), forcément moins agrippants que ceux des années 80-90, mais toujours agréables à parcourir. Amusant comme il répète à soi et qui à veut l'entendre qu'il est un clochard avec des goûts de luxe... Commencé la Lettre au capitaine Brunner, un roman à l'écriture très léchée et aux conversations très vivantes, il y a quelques jours.

On continue de préparer l'expo de photos de mars, commande les tirages, achète les cadres au compte goutte, crée cartes de visite et autres. Il faut encore taper un petit texte, modifier les blogs, repasser à l'Étoile du Nord pour prendre mesures, etc.




L'incompétence est simplement le fait de n'être pas à la place qui convient. C'est une plaie capitale, très-répandue, et sans remède aucun, du fait de l'immobilité structurelle de la société et de l'inertie de chacun, pour qui l'immobilité est perçue comme un confort.

Suite aux attentats terroristes, on entend et lit des commentaires du style: "Dans quel monde nous vivons à présent !" Faut-il vraiment rappeler les guerres dites mondiales et, avant cela, toutes ces autres, interminables, permanentes ? La relative garantie de la sécurité personnelle est une caractéristique très-récente des sociétés industrielles occidentales, achevée par l'acquisition de forces armées et policières puis par l'établissement de relations diplomatiques stables motivées par des intérêts commerciaux concordants.

D'autres chose, un autre jour.

Allez.



Froid Goin Wes Woyzeck Et bla




Samedi, au soir.

Il fait froid. Gros rhume, etc. Un peu de soleil ce matin. L'hiver parisien n'est pas agréable. Montesquieu et la théorie des climats, qui forgent la personnalité au moins autant que la culture et la société.

Le petit cahier de poche est terminé. On en a détaché les pages non encore utilisées, et le petit calendrier qui nous sert d'agenda annuel, les a insérés dans le nouveau cahier de poche.

S au Japon ; on la rejoint bientôt.

Fond de café, plus très frais.




On s'est offert, il y a plusieurs mois déjà (probablement au moins, ou plus d'un an : les semaines se ressemblent tellement que le passage du temps est indifférencié et insensible, et c'est une catastrophe en soi) "l'intégrale" (8 films) de Wes Anderson. Moonrise Kingdom hier soir, excellent. Cette séquence de quelques secondes et d'une force incomparable, où elle se fait percer les oreilles. On était rentré dans l'univers de Wes Anderson avec Rushmore il y a longtemps (on ne savait pas que c'était de Wes Anderson, ne prêtant pas attention, d'ordinaire, au réalisateur). Puis Darjeeling Ltd, par hasard, probablement dans l'avion. Puis The Tenenbaum, que S voulait revoir et qu'elle avait trouvé pour quelques euros au Book-off d'Opéra, sous-titré en japonais. On en parla, au détour d'une conversation avec A, et ce fut à ce moment que je se rendis compte que tous ces films, que j'avais beaucoup aimés (Darjeeling un peu moins), avaient été réalisés par la même personne. A conseilla The Grand Budapest Hotel, qu'on vit à l'occasion de ce coffret, et qui est très-probablement le plus efficace de tous. Restent encore à voir : Mr. Fox, The Aquatic Life et Bottle Rocket – un de ces prochains jours, au gré de l'envie.




On a assisté à une paire de répétitions de Woyzeck (de Büchner), qui sera monté en mars par Eran Sobhani et la compagnie de l'Étoile du Nord, un chouette petit théâtre du XVIIIe à Paris. On exposera des photos dans le hall du théâtre ce pendant (c'est notre première expo et c'est un casse-tête de choisir et d'organiser les clichés) et alla à ces répétitions pour s'imprégner de l'atmosphère de la pièce, à fin de tenter d'y coller à travers la photographie. La pièce sera excellente ; les bouts que j'en ai vu prirent aux tripes. Ce fut également un plaisir de rencontrer des gens, et de voir évoluer de jolies et talentueuses jeunes filles. On ferait bien des portraits de tout le monde lors de la seconde série de répétitions.

Avec le temps solitaire dont on dispose, on voit ou revoit, outre les films, différentes séries : Fringe, Kodocha, Higashi no Eden, SAO, Shura no Toki, Loveless, Mahouka.

Le four préchauffe pour une pizza. Looking forward to it. Reste à choisir un film pendant lequel.

Allez.


Froid Japonismes Divers Et bla




Dimanche, après midi.

Froid depuis quelques jours. Soleil à présent, réjouissant.

Occupé demain toute la journée ou presque : ce n'est pas cette semaine non plus qu'on pourra avoir deux jours tranquilles, à pouvoir faire ce qu'on voudrait ou aimerait. Cet après-midi, ç tout le moins : coupe de cheveux. 

Réapprendre à cueillir.

Fond de café.




Quelques mots japonais non-spécialisés (en gros, que l'on peut entendre à la télé ou lire dans le journal) qui sont passés dans la langue française. Ce sont :

- des termes techniques ou spécifiques liés aux arts dits martiaux :
aïkido, shuriken, jiu-jitsu, judo, judoka, karaté, katana, nunchaku, dojo

- ou liés aux arts japonais :
kabuki, kakémono, makimono, origami, haïku

 - à la nourriture :
surimi, sushi, sashimi, shiitaké, wasabi

-  à la vie quotidienne (importations liées au japonisme) :
kimono, tatami, futon

- à la seconde guerre mondiale :
banzaï, kamikaze

- à des spécificités sociales historiques, objets d'un certain romantisme au Japon et vulgarisées par les arts (le cinéma principalement) à l'étranger :
samouraï, geisha, yakuza, hara-kiri

 - à des spécificités culturelles ou naturelles :
Aïnou, tsunami, shinto

- et des importations récentes qui, contrairement à la tradition française (franciser les noms et mots étrangers) et conformément aux habitudes récentes (un certain snobisme qui consiste à importer tel quel et à utiliser une prononciation qui se veut proche de celle du pays d'origine), et qui résument la soft power japonaise contemporaine :
 manga, anime, otaku, cosplay




J'ai souri à lire quelque part cette formule et opinion : "la forme archaïque du blog". Le présent sous-entendu, c'est probablement les réseaux sociaux, qui sont des zones dominées par l'immédiateté et dont toutes les données sont vouées à l'oubli : l'essence même de notre société consumériste.

Souhait d'une relation où les intérêts d'accordent et où le voussoiement aille de soi.

482 / 10 000 000 (Paris et banlieue), sans compter les 32 000 000 touristes annuels (soit un peu moins de 90 000 par jour pour Paris seule) = 0,0000482, soit 0,00482% de chances d'avoir été impliqué directement dans les attentats terroristes du 13 novembre 2015. Soit diablement moins que d'être impliqué dans accident de la route en France (en gros 11 000 : 66 000 000 = 0,000166, soit 0,0166%)(source).

Glanes en rue :
"Tu t'rends compte ?! il va au resto avec sa femme et sa maîtresse !"
"C'était un théoricien, quoi."

Allez.


Clair Lire Relier Et bla




Dimanche, fin de matinée.

Surprise de temps clair et ensoleillé, que les vents nocturnes ont peut-être préparé.

Le weekend dernier, un excellent moment au Cabaret d'amour de Laura et Yuta, au Hall de la Chanson, situé derrière la Halle de la Villette. On a écouté des chansons savamment interprétées, et a beaucoup ri, ce qui est assez peu courant et toujours réjouissant. Une vidéo d'avant-goût ici. Le site officiel ici. Les dates du spectacle et la réservation ici.

Les semaines passent encore, inaperçues par soi, reprochées par S.

Fonds de café.




Depuis plusieurs mois, la part principale de la lecture se fait sur le balcon, clope au bec — le temps d'une cigarette, en fait, puis l'on retourne à l'intérieur de l'appartement. On pourrait se dire qu'avec ce mode de lecture, on ne verrait pas le dernier mot d'un roman d'une longueur quelconque avant long. Et pourtant, sur ce mode, on s'est enquillé The Lord of the Rings, The Children of Hurin et vient de terminer The Complete Sherlock Holmes (qu'on aurait dû commander en hardcover). Pickwick en cours. Et oui, cela fait un nombre certain de cigarettes, même s'il commence à faire un peu froid, en particulier vers trois-quatre heures du matin.

"[Je] voudrais seulement qu'il me fût permis de vous demander si vous avez jamais songé que les plus fameux gourmands de la Grèce et de Rome, s'ils ont pu goûter des vins fameux dont le nom est venu jusqu'à nous, n'ont jamais bu, ni vu, que je pense, une goutte de ce que nous nommons eau-de-vie, s'il est vrai, comme certains l'enseignent, que c'est aux Arabes que nous devons l'invention de l'alambic. Il est même des gens qui vont jusqu'à prétendre, mais n'ayons garde à leur sophisme de nous rendre, que Mahomet, ayant interdit à ses fidèles l'usage du vin, il se rencontra, parmi les peuples du prophète, des personnes assez subtiles pour découvrir ainsi l'alcool, qu'elles buvaient sous des tonnelles fleuries, en alléguant que cette liqueur n'était point breuvage défendu. C'est là quelque pernicieuse doctrine, qui nous inciterait à penser qu'il peut arriver aux réformateurs, quand ils prêchent la sobriété, de réussir à conduire leurs troupes vers la plus savante ivrognerie" (Tristan Derème, Le Poème des Griffons, Grasset, 1938, pp. 67-68).




Terrorisme parisien. Le but, derrière ces attentats meurtriers, bien gauches et maladroits toutefois, est de placer un maximum de musulmans à des postes de pouvoir, qui passeront pour de bons citoyens, de têtes de gondole ("regardez, tous les musulmans ne sont pas djihadistes, il ne faut pas jouer le jeu des terroristes, mais réaliser le rassemblement et l'union nationale!") et seront placés là par les politiques en place, qui penseront les utiliser alors qu'ils seront eux-mêmes utilisés à plus long terme et meilleur escient. Noyauter tous les centres de pouvoir, c'est le but avoué des groupes les plus radicaux, comme les Frères musulmans : obtenez des papiers, travaillez, votez, faites-vous élire, ensuite on pourra étendre l'Islam au monde par la loi et par la force. Ou alors, de l'autre côté du spectre du complot, ce n'étaient, très-simplement, que des intégristes très-idiots, parce qu'ils auraient très bien pu battre le record des Twin Towers rien qu'au Stade de France.

Ou alors, pour citer Swift, de mémoire : "ces gens ont tout juste assez de religion non pas pour s'aimer, mais pour se haïr, les uns les autres".

D'aucuns détournent des avions, d'autres détournent des religions. Parfois ce sont les mêmes personnes. Ceci sans oublier que n'importe quelle religion est un masque et une paire d'œillères.

Sur ces gaîtés, je recommande le jardinage à tous.

Allez.