Elles encore Varia Et bla




Vendredi, au matin.

Estivale matinée qui, selon les prophètes de nos temps modernes, se muera en averse. À gauche, S est sur Skype avec le Japon, s'irrite et hausse la voix au contact d'une collègue stupide : peu propice à quoi que ce soit, de notre côté.

Un mobile en papier découpé avec des poissons et diverses créatures marines, dimanche dernier.

Probablement plus de quinze ans qu'on n'avait pas lu de Pierre Louÿs : c'est vraiment bien.

Les compétences d'abord ? Beaucoup d'autres chose à dire sur le sujet ; mais bon...

Expo Livres illustrés japonais & Cie, prolongée jusqu'au 16 mai.

Fond de café.




Comment concevoir la femme, dans les circonstances sociales et culturelles présentes, autrement que comme un instrument réducteur de liberté ? elles font toujours cher-payer une compagnie momentanément agréable.

À présent qu'on a enfin complété la série, on s'est remis dans 20 Seiki Shounen d'Urawasa. Les volumes qu'on ne parvient toujours pas à trouver : H2 29, Cross Game 16, Short Program 4.

C'est qu'elles sont marrantes, à vouloir ceci, vouloir cela, chien, maison, enfants et autant de choses qu'elles croient être les conditions de leur confort (l'impératif génique dominant des femmes). Moi ? la paix, et du temps pour du travail voulu, ponctué de sexe et de conversations sincères. C'est, bien entendu, trop demander, n'est-ce pas.

Portait des gens désœuvrés (sans œuvre) n°19 : 70 % de l'après-midi passé sur Facebook, 20 % sur les sites d'e-commerce, 10% en discours anecdotiques (ragots).

Ajouter à la liste des pollutions d'internet : pinterest.




Les (représentants des) Nuit-Debout auront gagné la surtaxation du C.D.D. : comme ça, au lieu d'en avoir un (et possiblement un C.D.I. à terme), ils n'auront rien du tout. Ah ah.

Ce que les gens appellent l'amour (dont on ne parlerait pas du tout, en vertu des conseils de Wittgenstein), c'est très souvent de l'affection et du désir troublés par le sentiment de possessivité : ou comment quelqu'un (la cible de l'affection et du désir) devient une chose (que l'on s'approprie). Se rappeler Rousseau et la propriété.

La difficulté insurmontable de faire que chaque jour compte, quand on n'est pas qu'à soi, qu'on se vend, se donne, se perd, et que tout le monde trouve ça normal.

À labourer les mers, cultiver le plancton, dire et manger de l'air, réfléchir en dictons.

Kojima Mari et 2001.

Allez.



Les Compétences D'abord




Ces derniers temps, on voit un peu partout diverses variantes de la campagne gouvernementale contre la discrimination à l'embauche, inaugurée le 18 avril 2016 lors d'une table ronde ayant rassemblé El-Khomri, Macron, Bargeits, Kanner, etc. Ils semblent bien contents dans l'image qui suit :




La campagne publicitaire de sensibilisation s'occupe uniquement de l'angle racial, présente à chaque fois un couple de beaux mâles ou jolies femelles, dont l'un a la peau plus foncée que l'autre, et laisse sous-entendre que cette teinte est la cause directe, ceteris paribus (toutes choses tant égales par ailleurs : diplômes, compétences, certes, mais aussi santé, antécédents culturels, religieux, familiaux et amoureux, etc. : tout, n'est-ce pas, comme si ce n'était pas important...), du rejet du candidat à l'embauche (et que c'est mal)(en plus d'être pénalement répréhensible) :








C'est, de toute évidence, une bonne blague. Si deux de tels candidats se présentaient pour le même poste, il faudrait bien en choisir un ; mais s'ils sont en tout point identiques, couleur de peau mise à part, comment les départager ? Alors bon, si l'un est obèse (qui est un signe de bien plus de choses que d'une sur-nutrition), l'autre bègue, l'un bien peu adepte du voussoiement, l'autre a une passion qui est un complément déterminant pour le poste, l'un les cheveux sales, l'autre une ambition certaine, l'un n'a aucun goût vestimentaire, l'autre ni bras ni chocolat, l'un semble d'une nervosité hors-norme, l'autre un autodidacte génial, l'un paraît bien dans la lune, ou place le mot "respect" toutes les trois phrases...

Et puis, il faudrait déjà que tout le monde accepte le contrat moral qui détermine ce que c'est qu'être français (puisque la campagne se place uniquement sur le plan du "racisme"), et ce contrat est extrêmement favorable si on le compare aux Blut und Boden ou au Brain Drain : ce contrat est culturel : il suffit d'accepter, d'embrasser la langue française, son histoire et ses institutions ; et de (tenter de) travailler (ce qui ne semble pas aller de soi du côté de Barbès, par innocent exemple).

Choisir, c'est discriminer, littéralement (le latin discriminare signifie : mettre à part, séparer, distinguer, différencier : choisir). Alors que nous dit le gouvernement ? Ne choisissez pas ? ...

Bien sûr, on suspecte la bonne intention derrière la catastrophique mise en forme : la France se veut une méritocratie. Mais bon, on ne naît ni ne grandit pas égaux ; l'égalité et la justice en fait (dans la nature, comme dirait l'autre), ça n'existe pas. Dans la culture non plus, d'ailleurs : un mot de recommandation préalable d'une personne influente (ami de papa) facilitera grandement l'embauche.

Par ailleurs, nous avons trouvé sur le net des détournements qui soulèvent
des questions connexes d'intérêt certain, certes parfois sous un angle et d'un humour (?) douteux :










D'un humour (?) douteux, avertis-je.

Enfin, comme le rappelle le détournement suivant, il ne faut pas croire que le racisme anti-blanc, ça n'existe pas. Il suffit d'aller faire un tour à l'ANPE, à la CAF ou à la Sécu (où évoluent également des gens très serviables). Certains (le plus souvent certaines, d'ailleurs) ont eu l'intelligence de passer les concours de cadre C, sont tranquilles et indélogeables, et exercent la totalité de leurs petits pouvoirs avec une discrétion (au sens de : pouvoir discrétionnaire, on précise au cas où) totale et subjective (comme tous les employés de bas échelon, à la manière des guichetiers).




Enfin, pour ceux (ou plus probablement celles) qui sont convaincu(e)s que l'égalité et la justice existent dans le monde, un petit plaisantin a même pondu cette évidence :




Des commentaires, avis ou injures sur le sujet ?

Nagano Aoki Lake





Une courte vidéo en attente depuis long : la jolie berge, juste après le nouvel an de 2011, du lac Aoki, dans la préfecture de Nagano (au Japon). Beau, frais et sec, un petit vent, comme souvent. Géographie intéressante, également, ces Alpes japonaises, sur laquelle on reviendra un autre jour.


Belles Froides Varia Et bla




Dimanche, au matin encore.

De belles journées d'avant-estive. Concentration humaine incroyable, dimanche dernier aux Buttes-Chaumont, quoi qu'en disent ceux qui sont d'avis que les Parisiens sont en weekend prolongé systématique. Sérieux rafraîchissement, ce jour, et pluie en prévision.

L'expo de livres illustrés japonais suit son cours. Une part des dessins originaux et des albums ici, d'évidence bien mieux en vrai. Comme on dit. C'est jusqu'au 28 mai au moins.

A défaut de changer de rue, changer de trottoir.

Fond de café.




Passé une partie non négligeable de ces deux dernières semaines à revoir et afficher tous les prix des livres de photos sur AJB, tâche qui ne fut ni mince ni facile. Enfin, c'est fait. Également ajouté une section Tirages et Posters, dont il faut encore s'occuper. Beaucoup d'objets jamais fichés à ajouter, aussi, encore ; mais ce sera pour plus tard.

On ne fait que changer la couleur de la forme ; car forme et fond sont pareillement intouchables : il faudrait pouvoir changer le génome dans son ensemble. (Réflexion mue par une poignée de placard, celle d'origine, en bois, et ronde, ayant été remplacée par icelle neuve, en étain, figurative.)

L'autre jour, à la télévision, un reportage sur les personnes en fauteuil roulant ("à mobilité réduite", ha !) à Paris. Il est certain que le Métro parisien est une catastrophe ce-regardant, et pas seulement pour ces gens, mais aussi pour les personnes âgées, les femmes enceintes, etc., nombre stations n'étant équipées que d'escaliers interminables et de portiques étroits. Mais exiger un accès identique à tous les lieux frise l'exigence ultra-communautariste à l'américaine : il est d'évidence qu'on ne peut pas faire comme tout le monde si l'on n'est pas comme tout le monde (et d'évidence, ne pas pouvoir marcher ne vous place pas dans la majeure partie de l'humanité et il y a belle lurette que vous seriez mort en d'autres époques ou d'autres contrées). Cela n'est pas sans lien avec la campagne publicitaire gouvernementale qu'on retrouve un peu partout dans la capitale, ce fameux LesCompétenceDabord (des bémols jusqu'ici). On y reviendra.

Il y a ceux qui, systématiquement, préfèrent ne rien faire plutôt que de faire :
quelle plaie. Encore une autre.




Les femmes ont les gosses ; les hommes ont leur œuvre.

Histoire des Selles en Berry (Romantin : Standacher, 1899) : Histoire des Belles en Série ?

L'expression est amusante (les expressions le sont souvent) : depuis quand une femme se "donne"-t-elle ? La gratuité des prestations n'a jamais été leur forté. Elles vous le font bien plus souvent payer (on le retrouva, pas plus tard que ce matin, mis de façon charmante, dans les Aventures du Roi Pausole de Pierre Louÿs, chapitre VII, pp. 108 et sqq. de cette jolie édition du Livre de Demain, illustrée par Foujita), d'une manière ou d'une autre, et à plus d'un sens du mot.

"Parce que les jeunes ne veulent pas savoir et les vieux ont honte de leur passé"

La station Oberkampf a enfin cessé de ressembler à une grotte.

 A défaut de changer de trottoir, changer de rue.

Allez !




Exposition : livres illustrés japonais pour enfants




Nous avons le grand plaisir d'annoncer
le début d'une exposition-vente à laquelle nous contribuons :


LIVRES JAPONAIS
POUR ENFANTS

Cela se passe dans le magnifique espace d'exposition
du sous-sol de la librairie de livres anciens, rares et de collection
Chez Les Libraires Associés
3 rue Pierre l'Ermite (porte cochère, interphone Librairie)
dans le XVIIIe à Paris (tél. : 01 42 57 20 24)

DU 26 AVRIL AU 28 MAI 2016
DU MARDI AU SAMEDI, de 14h à 19h
(entrée libre)


Sont présentés de nombreux albums illustrés du XXe siècle (de rares livres illustrés japonais des années 1920-1950, et une belle collection d'albums des années 70, en particulier ceux publiés par les éditions Shiko-sha, connus en France grâce à leurs adaptations par les éditions du Cerf, dans la collection La rivière enchantée), des livres pop-up, des livres-photos à images lenticulaires, des kamishibai anciens (théâtres de papier), certains comportant également des pièces mobiles, et une collection importante de dessins originaux d'illustrateurs et mangaka japonais (Masao Kubo, Tsunao Harada, Ken Mizusawa, Ryo Kurashina, Jiro Takidaira, Eisuke Ishida, Yoshitaka Terao...).

Hors exposition, sont également visibles nombre dessins originaux d'illustrateurs s'adressant moins directement aux enfants — satiriques, humoristiques ou érotiques (Hideo Takeda, Uno Akira, Masayuki Miyata, Hidezou Kondou, Mimi Ishii, Kon Shimizu, etc.) — ainsi qu'une sélection importante d'œuvres de l'artiste prolifique et polyvalent Tadanori Yokoo (livres d'affiches, disques vinyles, recueils), et de nombreux autres.


Une part des pièces présentées est visible sur cette page.