Grand Palais Salon Livre Ancien 2014




C'était à la mi-avril 2014 : journée d'installation, d'ouverture VIP et de nocturne au Salon du livre ancien au Grand Palais. On en prit juste une poignée de photos. Y a des jours comme ça.

La librairie y sera également présente cette année : ç'aura lieu du 24 au 26 avril (2015).

Quelques vidéos au hasard du cru 2013, en passant, pour les curieux.













Niffle Tmblr Et bla




Dimanche, au soir.

Temps peu réjouissant, sans surprise. Rhume persistant, dont on récupère. On va donc pouvoir recommencer de sortir.

Désœuvrement profond et sentiment d'existence vaine, qu'on cache, m'est avis, plutôt bien. Hors de ces pages, cela irait sans dire.

Que sommes-nous l'un pour l'autre ? des possibilités. Qui incluent, de toute évidence, la possibilité, plus probable que toutes celles autres, de n'être rien.

Manque aux gens, qu'ils cessent de dire des conneries, une physique des passions.

Une petite bière.




Première fois qu'on publiait (ce qu'ils appellent) un "photoset" sur Tumblr. L'apparence de la page était un template bidouillé maison, et l'on n'avait jamais pensé qu'on publierait plus d'une photo à la fois : rien (du photoset) n'apparaissait, et il fallut re-bricoler le code, chose que l'on n'avait pas fait depuis long-temps. C'est pourtant passionnant, penser le code d'une page, d'un blog. C'est un langage, mais la moindre erreur est immédiatement apparente — au contraire de celles d'un texte, celui-ci, par exemple. Les règles sont plus strictes, la marge d'erreur moindre : c'est une architecture plus directement liée à celle autre des édifices : quelque chose ne fonctionne pas, et tout merde (voyez l'architecture contemporaine, faire d'égos et d'immeubles immondes et impratiques). C'est une discipline ingrate, en ce sens qu'elle est à soi-même sa propre récompense, car qui sait le temps et l'effort investis ? Enfin bref, il n'y avait pas grand-chose à faire,  et ce fut assez vite réglé.

Il faudrait se pencher bien plus en avant sur les deux seuls langages universels : les mathématiques et la musique.




L'obsolescence des pensées qui touchent les structures.

Ces amas chaotiques qui se croient ordonnés. Pénible pour les autres, bien entendu, comme toujours.

À repenser aux récents Gouttes d'eau dans l'océan et Ivanov, il semble qu'il soit de bon ton de fumer sur scène. On me permettra de douter de la légalité du procédé.

L'appétit vient en mangeant ; le désir vient en baisant ?

Faire feu de tout bois, charbon de tout ça.

Allez.



Théâtres Livres Et bla




Dimanche, fin de matinée.

Février bla bla, froid bla bla, bruine bla bla, les choses, bla bla, les gens bla bla, pas le temps de bla bla. En résumé. C'est qu'il est constamment nécessaire de peser ses mots à fin de réduire la méprise. Eh eh.

Lorsqu'on ne sait plus quoi est quoi, il faut probablement et simplement se tourner vers soi (à défaut d'un autre qui serait soi, s'entend).

Quelle charmante collection que celle des Petits Chefs-d'œuvre de chez Jouaust.

Fond de café.




Cette semaine, on avait prévu d'aller voir le Britannicus du Théâtre du Nord-Ouest (où l'on peut se procurer un pass saisonnier pour la somme ridicule de 120 €, qui donne droit à l'entrée gratuite et inconditionnelle à tous les spectacles) ; mais ce fut un soir de sortie scolaire (il faut croire que Britannicus est encore au programme, comme il l'était déjà au temps on l'on était soi-même lycéen) et plutôt que d'affronter la masse et le désintérêt de cette jeunesse (qui comportait toutefois au moins un spécimen d'extrême joliesse), on bifurqua vers leur seconde salle de spectacle qui proposait la lecture intégrale du Tite et Bérénice de Corneille, et passa un bon moment en compagnie de six ou sept autres spectateurs. A part ça, Ivanov de Tchekov, au Théâtre de l'Europe - Odéon. C'est tout de même un scandale qu'ils se permettent de vendre 17 € des places radiophoniques : entendre par là que du fond du second balcon on ne voit qu'un quart de la scène, où ne semblent que rarement officier les comédiens, et l'arrière des têtes, penchées avidement vers la scène, des trois rangs précédents : on sortit, courtoisement, à l'entracte. Ç'avait l'air correct : le contraste d'un budget conséquent (tout est ascétique au Nord-Ouest) à voir les arrangements et les décors, et malgré un Nicolaï très-dandy, encensé pourtant par la critique (c'est du russe, pas du Huysmans, boy : en ce sens le Révizor du Lucernaire capta l'esprit de l'époque bien plus justement). Par ailleurs, le scandale de voir les deux balcons inférieurs vides au tiers, et pourtant annoncés comme pleins sur internet. Au premier balcon (qu'on parcourait des yeux, à défaut de la scène) on y voyait des lycéens désintéressés qui rigolaient, se faisaient des signes d'un côté à l'autre, ou encore dormaient : quelle idée donc ont les enseignants, de venir leur montrer du Tchékov (ou du Racine, d'ailleurs : l'un et l'autre étant plus autrement et sûrement demandants) ? Beaumarchais, Molière ou Marivaux accrocherait bien plus sûrement une part de cette tranche d'âge.




Georges Perec, Raymond Queneau, Oulipo, Alfred Jarry, Pataphysique :
le nouveau catalogue de Chez les libraires associés.

Au Salon du livre et papiers anciens, à l'espace Champerret, par ailleurs, jusqu'au 17 février.

La culture individuelle est probablement constituée de deux mouvements : la superposition de couches de culture (expérience d'œuvres diverses), puis une archéologie de ce terrain (soi) à fin de savoir quelles elles sont et comment elles interagissent.

L'excellente surprise de Whiplash, qu'on alla voir un peu par hasard, et du choc remarquable entre les deux personnages principaux : une grosse claque, qu'on recommande chaudement.

Quelle heure peut-il bien être dans sa vie ?

Allez.



Chaine DG Voir Et bla




Dimanche, au soir.

Jours et nuits froids s'enchaînent. Ce n'est tout de même pas Krasnoyarsk. Il n'empêche que. D'autant plus que cela ne prête guère à l'agrément des longues marches nocturnes.

Le rythme n'est pas méséyant, d'une bricole par semaine en ces pages. On note choses et autres dans ce petit carnet orange, qu'on reporte et retouche quand on peut, et comble les blancs comme on peut.

On voit à peine les étoiles ; le ciel est pourtant dégagé : lumière électrique, et pollution.

À l'instant, dans la rue, éruption collective de satisfaction, dont on ne sait la cause (probablement quelque match de football), qui confine aux tréfonds de la bestialité et de l'idiotie, comme la plupart du temps.

Leffe.




Don Giovanni à l'Opéra Bastille, lundi dernier. Doutes concernant la pertinence de la mise en scène, moderne : une sorte de hall de centre commercial (qui représente donc à la fois une ruelle une ville d'Espagne du XVIIIe, la demeure de Dom Juan, etc.) et des costumes faits de costards-cravates (le paradoxe ridicule, qaund DJ décrit Leporello travesti en lui-même, supposément en chapeau, manteau et épée, alors qu'il ne porte qu'un costume sombre, chemise largement ouverte), de tailleurs, d'avatars de tenues de techniciens de surfaces et de djeuns en baskets — le tout rendant l'identification des personnages parfois difficile (c'eût été aisé de mettre foulard de couleur — ou autre — à la boutonnière, différente pour chaque), en particulier lors de la finale, où une dizaine d'acteurs sont assis les uns à côté des autres le long de la verrière. Et ce choix d'un cadavre masqué en chaise roulante en guise de Statue du Commandeur, à la voix de ce fait empêchée : so long la puissance de ma scène préférée de l'arrivée de la Statue au dîner de DJ. Absolument inutile, la mise à nu (littérale) d'une femme sur scène. Amusant, en revanche, DJ passé par la fenêtre par la troupe assemblée, au lieu qu'il sombre dans les feux infernaux. Les exécutants principaux furent vraiment impressionnants (Erwin Schrott en DJ, Marie-Adeline Henry en Elvira, Adrian Sâmpetrean en Leporello — Liang Li en Commandeur, un peu en dessous). À part ça, mercredi, un Mithridate qui eut le défaut principal de passer après un Phèdre, la semaine précédente, tout à fait fascinant.

Ah, les frétilleurs et obséquieux devant l'argent et le pouvoir. Les pires sont souvent ceux qui professent, à qui veut l'entendre, n'en être pas.




Marcher à cœur ouvert à travers la ville.

Petit coup de pub pour le Théâtre du Nord-Ouest, près les Grands Boulevards et d'art et d'essai, qui présente, cette saison, l'intégrale des pièces de Racine, plein de choses autour, des créations et des reprises. Dans leurs deux salles, pas moins de quatre pièces ou lectures par jour (à 19h et 20h45). Salles dépouillées et hall d'entrée chaleureux bien que sans chauffage : lieu de passion.

La théorie des petites perceptions de Leibniz s'applique parfaitement à un bar plein, du côté de Notre-Dame des Champs, par exemple. Les cercles concentriques des discussions, comme l'impact des gouttes, de précis et distinctif, au flou de la rumeur, et l'attention qui se peut fixer tour à tour aux objets de son choix.

On est tous Charlie ! On est tous Charlot. De quelle couleur les petits pois sont ?

Elle a déjà probablement bien trop de gens remarquables dans sa vie.

Allez !




Froid Médiat Gens Choses Et bla




Dimanche, mi-lieu d'après mi-di.

Février déjà, eh ben, dame ! Ciel bas et gris, froid et pluie au rendez-vous à défaut de celle qui. Hier le grand bleu matinal ne compensa pas la drache qui précéda, suivit, et dure.

Notre monde parfait, visuel, contemporain, en un mot : médiat : ne rien voir, entendre, toucher, penser sans intermédiaire ni prisme, grâce à ces trois instruments qui marquent sans conteste notre société : la télévision, l'ordinateur, le téléphone portable "intelligent". I am not a number, I'm a free man, clamait déjà un certain prisonnier, au sein du Disneyland pour gentlemen qui lui servait d'enclave. (La situation présente s'apparente toutefois probablement plus, sans forcer le trait, à du pré-Matrix.)

La semaine dernière, on s'est offert les intégrales de Wes Anderson et de Truffaut. Ensuite on s'est tondu le crâne. Puis on est allé se prendre un pass saisonnier au Nord-Ouest. Il faut bien se faire plaisir de temps à autre.

Un demi paquet de Kinder en barres.




Ah, ces pitoyables clients qui, après avoir lu la description d'un livre et vu les photos d'icelui, dépriment le livre qu'ils veulent acheter ("Il n'est pas en bien bel état..."), demandent rabais (": quel est votre meilleur prix ?"), insultant par là même notre capacité à voir les défauts d'un livre et à l'apprécier correctement (pour lui être agréable, une remise de 5 € tout de même sur un livre à 80, dont il n'existe aucun autre exemplaire sur internet en ce moment — c'est un livre du XIXe sur les pets prusses...), demandent à régler par des moyens de paiement autres que ceux qu'on lui propose ("de préférence par carte ou chèque, SVP" — réponse logique : "Envoyez-moi vos IBAN et BIC" ), trouvent scandaleux de payer le prix complet du timbre et logent une nouvelle insulte au passage ("Mes excuses, c'est 2,15 € et non 2,10 €" — "C'est de la pingrerie. C'est tout ce que j'avais à vous dire"). On n'a pas pris la peine de continuer l'entretien (c'est tout de même un client), qui s'acheminait plutôt bien et gaîment (pour soi) : il était évident qu'on avait affaire à quelqu'un avec trop de temps libre, une mauvaise foi, et une bien piètre aptitude à l'auto-examen, haha.

Les véhicules dont les conducteurs ont le respect des priorités le moins développé, sans conteste aucun : les vélos, et les poussettes.




Vive la Poste française.

Un Phèdre prenant, vendredi, au Théâtre du Nord-Ouest, par Jean-Luc Jeener — les hommes furent sans éclat, un Théramène classique et barbu mis à part ; mais une Phèdre puissante et abandonnée à ses passions, absolument remarquable. A part ça, mercredi, un vernissage médiocre des portraits plutôt pop de Kiyoshi Mami — le préféré étant celui de l'affiche — les miroirs, encore. Aujourd'hui, petit tour au Muséee du Luxembourg pour l'exposition Durand-Ruel : une belle sélection qui donna envie d'aller à nouveau passer du temps au dernier étage d'Orsay ; beaucoup trop de monde, toutefois. Lundi on est d'opéra : Don Giovanni ! On eût préféré que ce fût à Garnier, mais bon.

Terminé la lecture du fameux livre de Bettelheim, The Uses of Enchantment, plus connu sous le titre racoleur de Psychanalyse des contes de fées, qu'on n'avait jusqu'ici consulté que par bribes. De nombreuses choses intéressantes hors les analyses des contes proprement dites, y compris les raisons de la supériorité des contes de fées sur les fables, entre autres, et sur les histoires illustrées, en particulier, dans la résolution des dilemmes et difficultés qui taraudent les enfants, informulées et par eux informulables. Ah, et bien sûr aussi concernant le fait qu'une des sources capitales des traumatismes infantiles, c'est le comportement des parents, ensemble et séparément.

Allez !



Miettes photographiques 201008/2




August 2010 b&w photo crumbs from Japan. Uploading, erasing. Those were Osaka, Sakai and Izumigaoka, further north Kyoto, and further even Hyogo, Takarazuka and Hibarigaoka Hanayashiki.









































































La suite saurait ou ne saurait pas tarder.