Pluie Varia Et bla



Samedi, au matin.

Mars déjà ! ça file. La pluie et la grisaille sont de retour. Sempiternel, inévitable.

Les projets de livres avancent (pas de secret : on y passe un temps non négligeable) ; il faut reprendre Klee. Contrat n°1 en relecture ; des cacahuètes mais c'est un premier pas.

Ooooh, 1700ième billet sur ce blog. Non que ça ait la moindre importance. Ceci dit, j'aurais probablement dû continuer le journal intime en lieu de ces pages. Bah, ça non plus, pas la moindre importance.

Ne pas perdre son temps en conversations imaginaires qui auraient des airs de simulations. Faire le vide.

Lait au café.




L'indice d'un "mauvais" quartier ? pas de jolies jeunes femmes dans la rue. Et si vous ne voyez pas de femme du tout, fuyez, au plus vite si vous êtes une femme. Et c'est quoi un "mauvais" quartier ? un quartier où n'importe qui qui ne fait pas n'importe quoi peut ambuler sans crainte, quelle que soit l'heure.

Ça y est, on a bouclé les X-files : très bien dans l'ensemble ; le seul gros souci est paradoxalement peut-être le volet mythologique (les aliens) et le développement une fois la conspiration défaite ; ah, et ça ne fonctionne pas quand l'humour de Mulder n'est pas là. On a aussi bouclé Battlestar Galactica : des longueurs certaines et du script stupide par endroits, mais bien dans l'ensemble, si l'on excepte les morales distillées aux moments-clefs, dont la fin monothéiste et capillotractée. On a commencé Millennium et attend que ça décolle un peu.

Sauf accident dans un sens ou dans l'autre, on sera là où on est. Ceci est à prendre plus largement, à l'échelle de la vie et de la société : on sera là où on naît. (Cela s'inscrit dans la réflexion sur les clans.)




Deltoro / Delotro ? Le taureau est un autre. Haha.

Le Hellboy (2004) de del Toro : mmmh? / head scratching, bof.

Toutes ces femmes qui profitent de leur pause-déjeuner pour envahir les Galeries Lafayette en soldes. Les Soldes ! ou l'art de faire acheter des choses que vous n'achèteriez pas en temps normal, pour ce seul fait que c'est en soldes...

Facebook, Instagram, Twitter & al. eat your soul. Compte tenu que la plupart des gens sont incapables de se (re)tenir, il faut bannir ou taxer les réseaux sociaux – à l'instar de n'importe quelle drogue. Pour le moment, fuyez si vous le pouvez. (Mais une forte probabilité que vous soyez déjà perdu).

Allez.





Traces Paris Flims Et bla





Mardi, au soir.

S au Japon ; journées entre papiers découpés, DP à l'ordi, et les sorties du chien, qui dort à présent dans le canapé. On va tenter de se coucher tôt. La fin de la saison 9 des X-files nous entraînerait un peu trop après minuit (épisode double, ooooh).

De bien belles journées, ensoleillées, ces derniers temps : c'est extrêmement agréable. Paris serait presque vivable avec un temps correct. Ce qui n'est évidemment pas le cas. Mais Paris c'est aussi tout le reste : ce qui fait qu'on retournera probablement au Japon, en fin de course.

Fond de thé vert.




Il y a des pensées qui contaminent toutes les autres, comme un verre déformant : s'en débarrasser, en identifiant clairement les causes et en les mettant en perspective. Ce sont par ailleurs souvent des choses sur lesquelles rien ne justifie qu'on s'arrête, du fait de leur insignifiance et irrelevance.

Comment diable peut-il y avoir des "traces de poissons, crustacés, mollusques, moutarde, soja, céleri et fruits à coque" dans une tarte chèvre-épinards qui est censé n'en pas contenir ? Pour information, c'est un produit Monoprix.

Tiens, on s'est souvenu qu'on avait un Tumblr.




Fascinantes décompositions des marches et courses du chien. Eh oui.

Tiens, agressé dans la rue, l'autre jour, après la sortie des classes, par trois lycéens (deux maghrébins et un noir, bien sûr) qui chevauchaient à trois un scooter en sens interdit puis sur le trottoir (où je les ai arrêtés ; je promenais le chien) – c'est parti en vrille tout de suite : le noir m'a mis une beigne et le petit arabe a sorti un couteau : des filles camarades de classe sont intervenues et les ont "retenus" (comme si des filles de petit gabarit pouvaient retenir trois camés d'un mètre quatre-vingt à quatre-vingt-dix : j'en déduis la mascarade idiote : ils attendent que quelqu'une manifeste l'intention de s'interposer, pour ne pas perdre la face, à l'échelon de standards homosapiensaux) ; j'en ai profité pour partir et continuer la promenade, avec une envie accrue de déménager.

The Isle (2019) : bof. Narration intéressante, mais sub-par acting & SFX qui gâchent un peu tout.




Pierrot le fou : mémorables "ligne de chance / hanche" et "Et après tout je suis idiot". Et le clou du film, c'est, sans conteste, Raymond Devos avec "Est-ce que vous m'aimez ?" – mais pas d'extrait sur le net.

Butakari : j'ai ri pendant un bon bout du film (c'est un film d'horreur)(le réalisateur est une connaissance). La bande-annonce ici. Wow, le film est en entier ici.

Overlord (2018) : très efficace, un peu over-the-top au début (tirs façon rayons laser ?), tout est bien huilé ensuite. Réminiscences, dès les premières images, de cet excellent Get Out (rien à voir, par ailleurs) quant à qui starre et s'en sort à la fin...

MDR devant The Incredibles, très bien fait, trouvailles de génie à tout coin de pellicule. Incredibles 2 un poil en dessous mais ça reste excellent.

Allez.




Février-e-s Clans RDC Die Hard Et bla




Vendredi, au matin.

Février déjà ! Poncif. Le temps passe vite quoi qu'on fasse, hein – mais certes plus agréablement depuis deux mois. On travaille d'arrache-pied à divers projets d'albums jeunesse, principalement. D'autres choses viennent embêter, gêner, forcément. Ré-incursion possible dans le milieu de la librairie d'ancien, par ailleurs.

Publications des mairies parisiennes. Idiotie de langage épicène, qui ne résiste à aucune analyse, étant fondé sur un problème inexistant (retournez lire Wittgenstein SVP) : c'est l'usager qui discrimine (même si la langue façonne le tour de pensée). Cette controverse stérile ne prouve qu'une chose : la binarité rigide de ses prosélytes, qui sont incapables de voir plus loin que la fausse dichotomie féminisme / phallocratie (car où sont gynocratie et andrisme ? allez savoir, hein). Edit : Il semble que les consignes de rédaction varient de mairie en mairie : inclusive dans le 19e, normale dans le 12e, par exemple.

Fond de café, au lait. Ou l'inverse ?




À y réfléchir un peu (cela nous a quelque peu travaillé pendant les moments de vague où  les idées viennent et vont), il est idiot de se focaliser sur un groupe particulier, quelque visible,  puissant et tabou qu'il soit : tout clan vise à sa survie et à sa croissance, d'autant plus agressivement que croît le sentiment de danger (au premier chef les sentiments de persécution et d'urgence, qui ne sont souvent que des prétextes), d'où que certains clans visent à une domination sans appel (noyautage et verrouillage de postes-clefs dans les sociétés démocratiques / massacre dans les autres) et qu'il s'en sortent mieux à mesure de leur exclusivité (limited membership yeah) et de leur cohésion (le plus souvent fondamentalement due à une mythologie forte d'élection surnaturelle).

J'aime toujours autant ce pas en avant. Clin d'œil en passant !




Les quartiers non commercialement profitables (les arrondissements-dortoirs) ont un déficit flagrant de commerces de proximité. La cause principale de celui-ci est très probablement le changement systématique de destination des rez-de-chaussée, de locaux commerciaux en habitations privées. S'en suit la raréfaction des locaux commerciaux, et donc des commerces. Il serait judicieux que la mairie contrôle ces changements (le régime actuel est simplement déclaratif, semble-t-il, au vu du désert commercial du XIXe ; ou alors il y a collusion, phénomène toujours certain, particulièrement dans ces quartiers riches en puissants groupes d'intérêts exclusifs)(pour parler politiquement-correct).

On est plutôt dans le kirie ces derniers temps. Photo, dessin : toujours le contraste.




Article intéressant et fouillé sur le burnout dans l'industrie du jeu vidéo. Une phrase, au passage, qu'on répète sans cesse et à laquelle les locaux n'opposent qu'incompréhension : 'both North American and Japanese culture confuses industriousness ("working hard") with actual productivity (producing results)'.

Mortal Engines, etc. Amusant à l'extrême, ce genre de film (débuté avec Matrix Reloaded ?)(P. Jackson derrière les deux, par ailleurs : il faut peut-être conclure à un typique sentiment de culpabilité né de l'anthropocentrisme XIXe, qui se résoudrait chez lui dans ce casting caricatural) où les méchants sont blancs caucasiens et les gentils, eh bien, toutes les autres représentants du genre humain. Le film est assez catastrophique, ceci dit en passant (mis à part Hugo Weaving, bien entendu). 
On retourne à nos découpages.

Allez.



Jeunes Médecine Arnaque Et bla




Jeudi, au matin.

Première neige de l'année, qui a tenu un jour : bref mais très chouette : cela change de la grisaille mouillée quasi-permanente de l'hiver parisien.

Quel tintouin au sujet de la réflexion d'untel qui dit que l'intéressent les femmes ayant la vingtaine, non celles ayant la cinquantaine. C'est pourtant ce que nous ordonnent nos gènes (l'impératif génique masculin étant d'ensemencer, comme il se doit, à tout vent, et de préférence les femmes fécondables, c'est-à-dire jeunes et réglées)(c'est en cas d'impossibilité d'ensemencer celles-ci que les hommes sont programmés pour se tourner vers des cibles de second, troisième choix). Inutile de développer l'évidence même.

Où sont les Michel-Ange, Léonard, Raphaël, aujourd'hui ? 

Fond de café.




Complètement ahurissante, cette publicité pour Oui-SNCF : "Pas de frustration cette année, on oublie les bonnes résolutions ! On ne fait pas de régime on mange gras ! On ne fait pas de sport, on se détend ! On ne se couche pas tôt, on fait la fête !"On se demande bien où sont les mentions légales, et si l'incitation à opter pour mode de vie fait d'une alimentation déséquilibrée, d'oisiveté et de manque de sommeil, est elle-même légale, sachant tout le lot de maladies (cardiovasculaires etc.), conditions (obésité) et de mort (eh oui) qu'il implique. Le concepteur de cette campagne mérite d'être viré (mais il ne le sera pas du fait de la rigidité des lois françaises en matière d'emploi) (ce qui explique aussi que tant de monde n'est pas à sa place et peut s'y accrocher jusqu'à la mort ou au dépôt de bilan de l'entreprise, haha).

Il est intéressant de noter que la situation catastrophique du monde moderne a été rendue possible par la médecine, principalement par la baisse monumentale de la mortalité infantile. Ajouter, comme s'il n'y avait pas assez d'humains sur terre, la PMA - l'outil commercial répondant non pas à la volonté mais à l'impératif génique féminin (alors que bon, tu ne peux pas avoir de gosses, eh bien fais sans, il y en a plein d'autres qui s'occuperont de ça à ta place)(mais ce genre de raisonnement dépassant l'égo est incompréhensible pour les femmes en particulier, programmées pour se réaliser dans la mise-bas et ses séquelles)(et il faut des traumatismes importants pour que cette programmation puisse être contournée).




Pour info. Victime d'une arnaque au numéro surtaxé le mois dernier : 17 minutes (dont on ne sait à quoi elles correspondent) = 14 euros. Numéro 0890313333 qui appartient à la SASU WEBBEL, SIRET 81455409300017, basée au 19 RUE DE JERSEY 14000 CAEN, présidée et gérée par Jean BELHACHE, capital provenant de la SCI BELACHE, gérée par Marie MAINIER. Ce n'est pas le seul numéro avec lequel cette arnaque au numéro surtaxé est réalisée. Arnaque liée (nom et adresse), à l'emploi, ici. Notez qu'il est obligatoire pour vos opérateurs de proposer une option de blocage des numéros surtaxés (dans Votre Compte ou autre), qu'on vient d'activer (vous aurez l'occasion de découvrir toutes les options proposées, comme le refus des anonymes : j'adhère). S'inscrire aussi sur bloctel (délégation de service public ; infos et réclamations et ici).

Les projets pop-ups et autres avancent !

Allez.