Exposition : livres illustrés japonais pour enfants




Nous avons le grand plaisir d'annoncer
le début d'une exposition-vente à laquelle nous contribuons :


LIVRES JAPONAIS
POUR ENFANTS

Cela se passe dans le magnifique espace d'exposition
du sous-sol de la librairie de livres anciens, rares et de collection
Chez Les Libraires Associés
3 rue Pierre l'Ermite (porte cochère, interphone Librairie)
dans le XVIIIe à Paris (tél. : 01 42 57 20 24)

DU 26 AVRIL AU 28 MAI 2016
DU MARDI AU SAMEDI, de 14h à 19h
(entrée libre)


Sont présentés de nombreux albums illustrés du XXe siècle (de rares livres illustrés japonais des années 1920-1950, et une belle collection d'albums des années 70, en particulier ceux publiés par les éditions Shiko-sha, connus en France grâce à leurs adaptations par les éditions du Cerf, dans la collection La rivière enchantée), des livres pop-up, des livres-photos à images lenticulaires, des kamishibai anciens (théâtres de papier), certains comportant également des pièces mobiles, et une collection importante de dessins originaux d'illustrateurs et mangaka japonais (Masao Kubo, Tsunao Harada, Ken Mizusawa, Ryo Kurashina, Jiro Takidaira, Eisuke Ishida, Yoshitaka Terao...).

Hors exposition, sont également visibles nombre dessins originaux d'illustrateurs s'adressant moins directement aux enfants — satiriques, humoristiques ou érotiques (Hideo Takeda, Uno Akira, Masayuki Miyata, Hidezou Kondou, Mimi Ishii, Kon Shimizu, etc.) — ainsi qu'une sélection importante d'œuvres de l'artiste prolifique et polyvalent Tadanori Yokoo (livres d'affiches, disques vinyles, recueils), et de nombreux autres.


Une part des pièces présentées est visible sur cette page.

































Sakura 2016



Fleurs de cerisiers,
à la façon de Ninagawa Mika (HP / AJB),
pour changer, cette année.


Miettes photographiques 201011/2



Encore plus minces ces miettes noires de novembre 2010 : les Sakai, Izumigaoka et Kitanoda quotidiens.










La suite au prochain épisode.



Saison Mencken Gosses Et bla




Dimanche, au matin, tôt.

Temps de saison, récemment : draches drues entrecoupées de chaudes ensoleillées (ou l'inverse), balayées de rafales, ou pas, fraîches encore la plupart du temps (qu'il fait). Besoin de temps (à soi) de rien et vague (au sens de vide, pas d'insuffisamment déterminé)(il y a probablement des gens qui croient qu'un terrain vague est nommé tel parce que la terre meuble non construite forme des bosses rappelant des vagues)(et pourquoi pas, d'ailleurs)(au point où on en est)(haha).

On dort assez peu, fatigué, agacé, ces derniers temps. Probablement de trop tourner en trop de cages, ci et là.

Il faut cesser d'attendre le bus quand on ne souhaite plus l'attendre.

Haha, les premiers singles d'un-tel et d'une-telle, et par année !

Café.




Quelle plaie, à la fois agaçante et démotivante, que de passer une bonne part de la journée à côté de quelqu'un pour qui celle-ci n'est qu'une longue pause Facebook entrecoupée de Bon Coin. On est toujours très heureux, par ailleurs, d'avoir sabré son compte FB.

On lit avec grand plaisir la traduction des Partis pris (Prejudices) de H. L. Mencken par Bernard Genton (Circé, 2016). Quelle verve, quelle incongruité comique dans ses comparaisons, quel savoir-faire dans la légère flatterie de connivence avec son lectorat, et quelle langue (quelle difficulté à rendre, par ailleurs, ce mélange d'archaïsmes et d'argot) ! Voyez par exemple "L'homme politique" (pp. 49 et sqq.), qui illustre en somme le propos de Max Weber (les deux seules préoccupations de l'homme politique professionnel sont d'accéder au pouvoir, et de s'y maintenir), avec la verve truculente qui fit une part certaine de la fortune de HLM. Ainsi la raison principale pour laquelle les hommes politiques sont choisis "tient à leur capacité d'impressionner et de faire rêver les faibles d'esprit" : "L'emportera le candidat qui aura fait le plus grand nombre de promesses impossibles à tenir". Ou ce passage contre le téléphone, p. 126 sqq. (que dire à propos du téléphone portable, à présent, eh ?). Ou voyez ces pages sur les hommes, la famille, où la fidélité s'explique par le manque de fonds escamotables des maris, et où il donne raison à Rousseau : Lord Jim vaut bien plus que "tous les garnements nés à Trenton dans l'État du New Jersey depuis la guerre contre l'Espagne" (p. 22), haha.




"Vouloir des enfants". Les femmes ne savent pas même que ce ne sont pas elles qui "veulent", mais que leurs corps "veut" pour elles (l'esclavage des gènes). Ce qui pourrait n'être pas un mal, si elles le savaient, et en tiraient conséquences. Toujours cette confusion entre sentiments et raisons, et ce fait qu'elles prennent ceux-là pour celles-ci. Il y a également cette peur panique de se retrouver seules, et ce besoin d'être entouré de formes de vie moindres ou amoindries à qui elles seraient nécessaires (redite) : d'une pierre deux coups, les enfants sont une forme presque parfaite – presque, car ils finiront par être un peu (plus) autonomes (qu'un chien, par exemple) – de dévidoir pour trop-plein de "tendresse" (un vouloir-être utile qui est un vouloir-enchaîner) qui mutile et mutilera sûrement bien des progénitures. Les hommes ? ils ne sont pas programmés pour "vouloir" des gosses (mais juste pour disperser leur semence aux quatre vents), et si cette "volonté" de procréation se manifeste, elle trouve très-probablement sa source dans un traumatisme (infantile, comme très-souvent) auquel on ne s'adresse pas (des bêtises du style : je construirai la jolie famille que je n'ai jamais eue, etc. ; ou d'autres comme le souci de "passer le bâton", etc.). Quand je disais : si cette "volonté" se manifeste, j'entendais : de manière sincère. Car comme le faisais remarquer judicieusement le Dr. House : Everybody lies. Aux causes qui font que les hommes puissent "vouloir" des enfants, il faut ajouter les deux mêmes qui font qu'ils se marient : pour faire comme tout le monde, soûlés insistamment par madame (et la société). On acquiesce pour qu'on nous foute la paix. Et se fourre le doigt dans l'œil jusqu'au coude.

Allez !