Dans le Métro Controverses Et bla




Dimanche, au matin.

On se lève tôt et se couche un peu moins tard, ces derniers temps. Vu qu'on passe une bonne partie du temps "libre" à couper du papier, c'est tout de même plus pratique de profiter de la lumière du jour, particulièrement clémente, par ailleurs, ces derniers jours. C'est qu'on est en août depuis fin mai. Et en août, on sera en quoi ?

"Incident voyageur", l'autre jour, dans le Métro alors qu'on était entre Gare du Nord et celle de l'Est, sur la ligne 5 : arrêté sous terre pendant un temps certain, puis évacuation par les voies, à pied, retour Gare du Nord. Expérience intéressante, qu'il faudrait au moins faire une fois. La fraîcheur du tunnel contrastait avec la chaleur étouffée de la rame.

Ça y est, on est officiellement 9003A.

Café au lait.




À nouveau sur FB, pour paperworks.

Scène curieuse dans le Métro, un autre jour : une grosse dame maghrébine demande à un jeune Chinois de lui laisser sa place ; il refuse ; quelle scène en suivit ! ahahaha, elle de l'accabler d'injures, de prendre toute la rame à témoin, lui de l'ignorer totalement. Un autre passager (un homme, forcément), blanc barbu, lui céda son strapontin.

Vu dans le Métro, ce slogan pour un livre : "Le meilleur anti-âge, c'est l'amour". C'est comme pour les maximes de Chamfort ou autres, il est toujours intéressant de les renverser, et on tombe souvent sur quelque chose de tout aussi juste. Essayons pour voir. "Le meilleur anti-amour, c'est âge." Mmmh, corrigeons donc : "Le meilleur anti-âge, c'est l'amour avec une jeune personne". CQFD, ceteris paribus, etc.

La douleur est une information. La douleur est la voix du corps.
On ne cherche pourtant qu'à la faire taire. Quelle drôle d'idée.




Le projet de vie inconscient des femmes est de priver ce qu'elles s'attachent de liberté.

On vient de prendre connaissance, au détour d'un mauvais article, de controverses intéressantes précisément parce qu'elles sont des controverses : celle des serial commas (virgules sérielles, ou Oxford commas) et celle du double space after a period (espace double après un point). C'est pourtant simple. Pour les virgules dans une série : la clarté du sens doit primer en tout cas. Donc W, X, Y et Z (car la virgule remplit le même rôle que la conjonction de coordination : apposer), sauf en cas de doute sur le sens de l'énumération ; et si la virgule ajoutée provoque un doute différent, reformuler. Quant au double espace après un point, c'est simplement une convention désuette qui vient des spécificités techniques des machines à écrire et a particulièrement persisté dans le monde anglo-saxon : il n'y a aucune raison valable de la conserver.

Toujours en cours l'exposition Le 68 des Enfants.
À quand le 69 des Adultes ? eh ?

Allez.




Ah, et un nouveau set de stickers est dans la nature :

Prestivales LotGH Sources Et bla




Mardi, au matin.

Passage de l'hiver à l'été en l'espace d'une semaine. Même sans transition, mieux vaut chaleur que froid ! Bien sûr, cela ne dure pas, et la grisaille et la fraîcheur sont de retour.

On continue de fabriquer les exemplaires (20 de chaque) des deux créations récentes de livres d'artiste à systèmes (Steps 2 et Baby Steps). Pour les prochains, quelque chose de plus simple à réaliser ; cela prend vraiment trop de temps, qu'on préférerait passer à de nouveaux projets.

Il est facile d'éduquer les masses à une action précise: il suffit de rabâcher une même chose en boucle et de compléter cela par de nombreux reportages sur les conséquences néfastes du fait de ne pas suivre la ligne proposée (récemment : le bio). La limite de cette éducation se situe là où le moindre confort personnel commence (e.g. : les incivilités, les automobiles).

Fond de café.






Le premier épisode du remake (Die Neue These) de cet extraordinaire série Ginga Eiyuu Densetsu, est une véritable catastrophe : dessin lissé, au pseudo-goût du jour, sans aucune originalité ; on peut dire la même chose des voix ; de l'animation (les vaisseaux à la main c'était pourtant tellement mieux) ; et du storyboardiste, qui nous sort des plans d'un cadrage des plus douteux. Enfin bon, c'est un peu le lot de presque tout ce qui sort ces derniers temps. C'est cheap et fade, facelift for the supposed young. On n'a que ce qu'on mérite, je suppose. On va poursuivre le visionnage tout de même, pour savoir comment ils ont compressé et mené le tout.

L'inconvénient, pour sa sanction, de la violence psychologique, est qu'elle ne laisse pas de trace constatable par les services de police. De ce fait, les femmes, qui en sont les spécialistes (c'est leur arme par prédétermination et de choix), ont la certitude de leur impunité.

Coquetterie ? Bodybuilding ? fatuité, fatuité.




Mesquin dans les petites choses et petit dans les grandes.

Publicité pour une banque, opposant un vieux livre et une tablette : "En 200 ans tout a changé sauf nos valeurs". En 200 ans rien n'a changé – vanité, cupidité – et s'est plutôt renforcé avec l'industrialisation, le capitalisme et le libéralisme. Et rien ne changera tant que la révolution ne sera pas humaine.

Toute étude du langage part de la philologie. Toute étude de l'homme part de la biologie. Sans ces fondements, c'est l'erreur assurée.

On est tous des clichés ; peu importent les originalités qu'on s'attribue.

Allez !





Pa Parité Temps Pa temps Et bla




Jeudi, au matin.

Nouveau billet de temps à autre ; on écrit une ligne dans le brouillon, vaque à nos très-occupations, revient quelques jours plus tard et consigne une autre ligne, avant de l'oublier. Très-occupations ? principalement la fabrication des livres d'artiste animés en cours, principalement Steps 2 et Steps: Baby Steps Edition, en sus de la conception intermittente des suivants ; on s'occupe également, marginalement, d'AJB (quotidiennement sur Instagram) ; et c'est à peu près tout ce que permet une journée (mangée copieusement par le "boulot de jour" - pour faire un anglicisme outrancier).

On s'est revu, à l'occasion d'un coffret, les six films de l'univers Alien. Chouette. Préférence probable à Alien (1) et Prometheus. Revoir tout cela sous peu. On continue de se revoir Person of Interest. Lu du Anatole France (La Révolte des Anges, très bien), James Stephens en cours (Here are Ladies, très bien)(fan de J. Stephens depuis The Crock of Gold), ainsi qu'Urasawa Naoki (Pluto) à qui une expo à l'Hôtel de Ville de Paris est par ailleurs dédiée. D'autres choses encore.

L'intégrale Ibsen au Théâtre du Nord-Ouest !

Fond de café au lait. Bientôt, déjeuner rapide.




Journées de la femme, Balance ton Porc et autres événements qui sont à présent moins pro-femmes qu'anti-hommes, hommes perçus comme des "prédateurs", "salauds", "pervers", etc. C'est infiniment amusant. Les femmes demandent reconnaissance et compréhension, et ne sont pas du tout intéressées à donner la pareille. Elles sont également, et d'une manière constante, fort à propos oublieuses de leur propre nature. Leurs gènes les déterminent tout autant que les hommes. Ils sont programmés pour ensemencer le plus possibles d'individus du sexe opposé ; elles sont programmées pour préparer la nidification et enfanter : comment voulez-vous que tout cela s'accorde à la culture contemporaine (couple, mariage) ? comment voulez-vous que les sexes puissent s'entendre ? Les hommes ont été forcés de se féminiser (séduire, donner les preuves de leur stabilité qui constitue les conditions de la nidification, se conformer à la monogamie, etc.) mais jamais les femmes de s'andriser. Ce sont les femmes qui à tiennent la bride courte aux comportements sexuels des hommes, qui de leur côté sont contraints de prendre sur eux, contenir leurs pulsions, d'aller à l'encontre de leur nature, et de n'être que l'ombre d'eux-mêmes. Les femmes sont sceptiques et font la sourde oreille à ces arguments (pour la simple raison que pour elles leurs sentiments valent arguments et raisons) alors qu'elles n'ont qu'à voir ce qui se passe dans le milieux homosexuel mâle (qu'elles font mine d'aimer sans vouloir les comprendre : ces gays meilleurs amis des femmes!) : un partenaire de vie choisi (qui change, le plus souvent, plus rapidement qu'elles ne voudraient l'admettre) et à côté de cela, des rencontres nombreuses et du sexe sans préambule. Le Sodome et Gomorrhe de Giraudoux est prophétique : on se dirige vers une guerre des sexes qui aboutira à chacun de son côté.




Ajouter au dossier de cette chose très-politiquement correct de "parité", le coût des arrêts "maladie" et "grossesse" (demandez aux cheftaines (puisque vous voulez tout sexualiser) d'entreprise si elles prennent plus de deux semaines), que les media se gardent bien de mettre en avant. Il est intéressant que l'on veuille pousser à la limite une idée qui n'existe pas dans la nature, qui n'est - eh bien - qu'une idée sortie de quelques têtes malades (comme si l'égalité existait !)(l'équité, voilà un autre concept bien plus intéressant) et que tous ânonnent (le Oui-da de Nietzsche) sans raison. Mais bon, tentez donc de raisonner des fanatiques ou des moutons. Au Japon, les deux raisons principales du taux de chômage moindre, sont l'existence du baito (petit job à l'américaine) et le fait que les femmes travaillent moins. Elles travaillent souvent après l'université jusqu'au mariage ou jusqu'au premier enfant, qu'elles suivent jusqu'à ce qu'il ait l'âge de la maternelle, moment à partir duquel elles restent femmes au foyer, ou prennent un petit boulot à mi-temps qui n'a rien à voir avec leur précédent (et lointain) emploi. Ne pas s'étonner qu'au Japon les salaires des hommes et ceux des femmes soient très différents : aucune entreprise n'est prête à investir dans un employé qui vous lâchera bientôt. Remarque : on parle de l'emploi en entreprise (ce à quoi s'applique la parité légale, entreprises de plus de 25 employés), mais qu'en est-il du reste ? les plus petites entreprises ? et les entreprises individuelles ? Parce que, bon, vous râlez contre la déparité ? mettez-vous à votre compte. Eh.

Le plus souvent, chaque jour est une course contre la montre, une somme de tentatives pour tricher la fatigue. So much to do and so little time. &c. Les autres jours, il faut se mettre au lit alors qu'on ne tombe pas de fatigue (les insomnies me sont inconnues), à fin de pouvoir remplir notre office réglementaire.

Long temps on a cherché au moins un maître qui ne fût pas mort depuis long.

La fatigue entre par les yeux.

Allez.



Photocrumbs 201101/2




Et enfin les miettes en noir de janvier 2011. Ce qui ne les rend pas d'avantage intéressantes, haha. Les couleurs étaient là.











































La suite, quand ça ?