2012-2014 : Le Jeu des 738 Différences




Ou, Cherchez l'erreur.





Je suis obligé de contempler cette dégénérescence merdique tous les jours.
Cela ne me dispose pas plus favorablement, envers les tagueurs,
que précédemment.





Because the business with the foreigner is because there are many troubles




Allez, dernière idiotie de la semaine, en vitesse : ça traîne sur le bureau depuis déjà trop long temps.

Un screenshot des Conditions (en japonais, anglais et chinois) d'un vendeur particulier sur un gros site de vente aux enchères au Japon. En deux mots, les étrangers c'est que des emmerdeurs qui ne posent que des problèmes (de langue, principalement), alors on ne vend pas aux étrangers mais vraiment pas.

Ça me fit beaucoup rire, la couche qu'il tient, et c'est toujours ça de pris.


There are no more posts to show right now




À présent, non seulement Facebook choisit quels billets, parmi ceux que vos "amis" ont écrits ou fait suivre, vous devez lire (car il ne faut rien que du laïké : Aime ou disparais) ; mais Facebook décide aussi de la date de péremption de ceux-ci (car il ne faut rien que du Neuf) : There are no more posts to show right now. Et on passe à autre chose.

Ou, Comment la bêtise cautionne la dictature.

La plus grande entreprise commune des forces mercantiles et politiques du XXe siècle, qui continue dans celui-ci, est l'infantilisation des masses, avec pour but de les enfermer dans un grand Maintenant suffisamment confortable mais pas trop, où l'on puisse avoir besoins et consommer bien à l'aise, et oublier la veille comme l'en-demain.

FB = BS


Hanami à Sceaux





Oh putaing, qu'est-ce qu'on n'avait pas fait en suivant Madame et des connaissances à contempoler des fleurs de cerisier, dimanche dernier, alors qu'il faisait gris et froid, après avoir fait un tour au Grand Palais pour le dernier jour du Salon du Livre ancien et de l'Estampe, et la bonne surprise de croiser A.

 On s'est d'abord perdu. Descente La Croix de Berny. C'est grand, le parc de Sceaux. On marche une demie heure, demande à un grand-père, qui propose des cerisiers blanc à droite, des cerisiers roses à gauche. On commence par les blancs, les vrais Japonais aimant les tons aussi pâles que possible, me suis-je entendu dire chaque année pendant le cours des papys-mamies. Les blancs étaient vraiment sur la fin. De toute façon, pas de signe du groupe qu'on devait rejoindre. Direction les cerisiers roses.

o h  m y  g o d .

Un peuple dingue. Pêle-mêle : un mariage de Chinois, en costume traditionnel (? en tout cas pas en meringue), des filles en cosplay, si si, j'vous jure, tout un groupe avec des perruques violettes ou oranges, des ustensiles faits-main, des jupes dignes des frozen pussies irlandais, etc., des familles isolées, le plus souvent œuf (blanc-jaune, j'explique), et vazy que jte secoue les branches pour faire des fotos façon fubuki et, au centre, deux ou trois groupes importants (en nombre) d'une majorité écrasante de japonais vingt-trentenaires, quelques demis, et des Français (que des garçons), plutôt sans cheveux (cliquez pour agrandir), comme vous pouvez constater.

Enfin bref, c'était trop grand et déjà commencé depuis trop long temps (il était quinze heures), on s'est retrouvés en périphérie, mis au ban en bout de serviette (woah la grosse pouf-demie d'à-côté qui ne s'est même pas retournée), une retardataire seule nous a rejoints, on a fui dès qu'on a pu (je parle pour moi). J'espère au moins qu'ils laissèrent un peu moins d'ordures et déchets que chez eux (au Japon, dans les parcs, après hanami, je veux dire).










Sortis par l'autre côté, – une jeune fille, pas majeure, nageait, nue, dans le bassin, et faisait sensation, elle devait être un peu folle, ou juste adolescente, – puis à travers le parc (Lenôtre), – il y a avait une réunion de corbeaux, – jusqu'en haut de la colline et le long du château, pour récupérer l'autre station de RER – il a fallu encore bien marcher.












Et c'est fini.


Heures Et bla




Vendredi, au matin.

On comble les cases de ce billet comme on poserait les pièces d'un puzzle, des lignes pour augmenter l'espace entre les images, des paragraphes qu'on peut se permettre de forcer ci ou là, même si les formes diffèrent quelque peu. Les métaphores sont des pis-aller risqués, qui peuvent induire erreur et confusion. À n'utiliser que lors que rien de ce qu'on dit n'est important.

Avril : cotton candy sur le trottoir, poudre de curry dans le caniveau.

C'est un peu l'été ; ce n'est pas plus mal.

Thé.




Les efforts défaits ou jugés insuffisants sont rarement renouvelés, d'où léthargie.

On avait oublié le changement d'heure, à celle d'été. En googlant rapidement pour vérifier (décalage de l'horloge de l'ordi d'avec celles autres non-connectées), monceau d'articles stupides, principalement averses au changement d'heure, étayés sur des raisons aussi stupides que les ampoules à basse consommation (bien plus chères et durant dans les faits moins longtemps), ou la perturbation des rythmes biologiques, entraînant une baisse de performance au travail, etc. Conneries. En ce qui me concerne, je suis content quand il ne fait pas nuit au sortir du boulot. Ou quand il ne pleut pas, mais ça n'a rien à voir avec le changement d'heure.

30 minutes à pieds de la librairie à l'Étoile du Nord, pour un excellent moment yukali, l'autre jour.

Se plaindre ? une occupation comme une autre. Le pire des maux est le désœuvrement ; il met de l'inventivité dans la destruction ou la volonté de faire souffrir.




Les vélocypédistes se comportent comme en délire permanent de priorité universelle.

Les deux topoï rédhibitoires qui, invariablement, entraînent la pression de la touche STOP, lors d'une série animée : quelqu'un court et tombe ; quelqu'un a soudainement de la fièvre et perd connaissance.

Long temps qu'on ne s'était levé à sept heures (renouvellement de passeport) (à ce propos curieusement, rendez-vous obtenu par internet pour le jour suivant : soit fins de mois peu demandées, soit annulation providentielle). La rue et les gens ne sont pas du tout les mêmes qu'à nos horaires habituels.

DT repasse en juillet.

Allez.




Mardi Insatisfaire Et bla





Mardi, au soir.

La journée commença bien, réveillé en sursaut par un concert de klaxons, des connards d'automobilistes comme il en est des dizaines de milliers à Paris tous les jours, qui pensent que klaxonner débouchera l'embouteillage ou accélérer la livraison empêchée par des stationnés où ils ne devraient. Faire tomber des pianos sur leur tête, abattre à vue.

Ensuite, je me suis rendu compte ("réaliser" est un anglicisme) qu'il pleuvait.

Heureusement que le café suivit.

Et la mi-nuit passée, c'est l'heure du thé.




Ce poisson rouge dans l'eau d'un bocal trouble, sur le coin du bar du coin de la rue.

Quelqu'aveugle qu'on se puisse faire, il est certain que les hommes passent la plus grande part de leur temps à gérer, et plutôt mal que bien, la frustration causée par l'insatisfaction de leurs pulsions sexuelles. Ainsi de toutes nos activités, les hobbies, les travers, le travail, le désœuvrement même. Le reste du temps étant voué à l'autre grand impératif génique : la conservation de soi (manger, se reposer) — le premier impératif étant celle de l'espèce. L'erreur fut de s'appuyer sur le penchant à la possession pour s'assurer au moins un individu du sexe opposé : c'était sans tenir compte du premier impératif (dont le moyen de réalisation le plus simple, le plus effectif, et le plus pressant, est d'inséminer tout ce qui passe). On opta donc pour la société (fondée sur le modèle de la famille et, légalement, du mariage contractuel bigame, cf. un post précédent), qui se détourna rapidement de son but premier, pour instaurer un système visant à la conservation de cette même société (via la volonté de conservation des avantages recherchés pour pallier l'insatisfaction sexuelle à laquelle la société-mariage aurait dû remédier mais qu'elle renforce en fait : double paradoxe et simple échec). À suivre.




Comme à chaque fois que S s'absente, on se fait ou refait des séries de films, comme les Alien, Star Wars, les Tim Burton, ou la trilogie du dollar. Une grosse claque dans la foulée, avec Il était une fois l'Amérique, qu'on n'avait jamais vu. Du grand art.

Motivation vacillante pour AJB et une liste des prix qu'on tente d'excelliser. Plein de beaux livres et photos, mais l'envie manque : le manque de curiosité des gens, voyez-vous.

En parlant des gens, ils s'étonnent que les livres récents soient fragiles. C'est que c'est de la merdre, il faut le dire, c'est pour ça que ça ne tient ni ne dure. Ahahahaha. Assez peu de chances pour que mes préférences pour le pré-1830 changent.

Allez.