Long-temps Hivernage Et bla




Jeudi, au soir.

Laisser-aller certain. Quand on ne peut, faute de temps, finir un billet, on se dit Bah la semaine prochaine, et un mois passe. Le temps et l'espace, passé et occupé seul, sont assez rares ; mais, en fin de compte, tout est question de disposition. Ce soir, S est de sortie, et par conséquent, etc.

Nous sommes si bien dressés à être un boulon de la grande machine.

Eau chaude, citron et miel : c'est qu'angine.




Devant le pub, non loin : B&B, pour : Burgers and Beer. Eh.

Il faut à nouveau nuit au retour de la librairie : nous sommes à la porte de l'hiver. C'est également l'occasion, la marche durant, le long du canal de l'Ourcq en particulier, l'observer toutes ces lumières ouvertes sur fenêtres habitées. Le regard passe rapidement : c'est qu'il commence à faire froid.

Je m'arrête parfois en pensée, très-volontiers, sur A : c'est une curieuse personne, intéressante, dont on ne sait trop le fond, et qu'on sonde, à chaque rencontre. D'attendre quel écho, et le timbre de la voix qui répond, et comment l'apprécier.

Les gens à poussette : nouvelle némésis.




Il y a erreur sur la personne. Loin des yeux : loin des yeux.

L'autre jour, sur une affiche : Faut-il trafiquer son corps ? Au-delà de la pauvre rhétorique (j'ai la presse en mépris), comment ne se rendre pas compte que nos corps sont déjà trafiqués, du fait même de l'externalisation de la mémoire et des processus cognitifs (calcul, recherche, traitement des stimuli, critique, et j'en passe).

Captivé par la première saison, complète en soi, de True Detectives : un petit bijou de film policier en huit épisodes, et coup de chapeau pour le script et les deux acteurs principaux, en particulier Matthew McConaughey. Également commencé Breaking Bad : brutal à plus d'un titre, des passages à vide.

Allez.



Temps Ecrire Liens Et bla




Mardi, au matin.


Long temps qu'on n'avait pris le temps d'écrire ici. C'est fin septembre, et malgré ces indiennetés estivales qui pourraient être une saison à part entière, l'automne s'installe. Preuves ce tapis de feuilles de marronniers et ces épeires en tout interstice.

Les notes s'accumulent dans le petit carnet de poche. Plus guère d'occasion, remarquai-je tantôt et par ailleurs, d'écrire quoi que ce soit à la main, crayon-mine, stylo-bille ou plume : le règne des ordinateurs et des tablettes. Le niveau national de l'orthographe doit encore avoir chuté, du fait des correcteurs automatiques.

Café au lait.




Les occasions d'écrire diminuent sans cesse, disais-je. Hegel a raison : tout va dans le sens d'une dématérialisation accrue. Toutefois, cette dématérialisation repose sur une matérialisation accrue (TV, ordis, tablettes, téléphones) : Hegel a tort. Mais bon, ce n'est qu'un jeu de mots : la dématérialisation des contenus est fondée sur une matérialisation des outils, dans le but de rendre nécessaire le superflu (pour plus de dépenses et plus de profits, bien entendu).

Dans le TGV, cet "agent de propreté" dont on savait qu'il entrait dans le wagon, à une puissante odeur de transpiration.

Croisé Li, très probablement, l'autre jour, rue de Flandre, qui sortait du supermarché, achats en sac et dos, et s'apprêtait à monter à vélo ; je n'interpelai pas.

Il faut donner le pouvoir à ceux qui n'en veulent pas.




Nekozushi !

Vivian Maier.

Mille ans de frontières politiques européennes...

Lucas Paakh.

Emoji...

Allez.




Le 19e, fin XIXe (ou l'inverse)


Bournon Paris Atlas 19e Larousse pont crimée


Quelques photos des photos du Paris Atlas de Bournon, chez Larousse (probablement vers 1880) : le Pont de Crimée, le parc des Buttes-Chaumont, le canal de l'Ourcq, la Mairie. Et une carte.

Peu de changements structurels, quais du canal de l'Ourcq mis à part (et le parvis de la Mairie), des suites vraisemblables du changement d'activité dû à la destruction des abattoirs de la Villette en 1949 (initialement pour reconstruction, interrompue en 1967 : encore un scandale financier).


Bournon Paris Atlas 19e Larousse buttes-chaumont

Bournon Paris Atlas 19e Larousse canal ourcq

Bournon Paris Atlas 19e Larousse mairie

Bournon Paris Atlas 19e Larousse plan

Japon : sur la route, en montagne





Petite vidéo d'une virée en voiture dans les montagnes entre Osaka et Wakayama, à destination de Koya-san. Au moins aussi intéressant, à plus d'un titre et pour qui sait observer, que ce parcours en vélo et ville (ou ici de nuit).


Automne Point Assistanat Et bla





Jeudi, au matin.

Bienvenue en automne, c'est la faute aux marronniers, le ciel est bas le ciel est blanc, et les travaux de deux étages plus bas continuent de s'entendre deux étages plus haut.

Cette remarque intéressante, que la ponctuation est apparue pour ceux qui sont incapables de déchiffrer sans elle. Cf. le grec ancien, l'arabe, le japonais, qui ne connaissaient pas la ponctuation. Dans une certaine mesure, on pense également à l'anglais, réticent à ponctuer. Du reste, en bon Français (le français est syntaxiquement rigide et faiblement contextuel), j'aime la ponctuation et sa richesse. Je l'aime aussi car je préfère être compris à ne l'être pas (ce qui ne va pas de soi) : la ponctuation, n'en déplaise à ceux et celles qui préfèrent se lire dans ce qu'ils lisent (Barthes et Matzneff en archétypes), permet de limiter efficacement le jeu de l'interprétation. Enfin bref.

Fond de caféolé.




Quelle curiosité, quand on y pense, que d'avoir des noms de villes compréhensibles par tous, et de trouver cela normal. Il faudrait systématiquement traduire 東京 (Tokyo) par : Capitale de l'Est, et 京都 (Kyoto) par : Capitale Impériale, ou quelque chose dans le genre. Ibid pour les noms et prénoms : Bonjour Madame Enfant-Qui-A-De-Multiples-Beautés Pin-Rouge (赤松多美子 Akamatsu Tamiko), vous allez bien ? C'est par ailleurs ce que fait Pierre Loti ci et là (Madame Prune, etc.). Pour ne citer que des banalités.

Pour aller dans les Alpes, le GPS : quand il déconne le co-pilote est perdu. C'est que le GPS participe d'une logique de l'assistanat, qui est une tendance forte, aux côtés des "smart phones" et autres amollisants de cerveau. J'aime ce nom de "smart phone" et remercie son découvreur, qui laisse sous-entendre la bêtise de l'utilisateur qui externalise sans cesse. Il est intéressant de noter que dans toutes les langues qu'on côtoie, le terme anglo-saxon fut transposé tel quel. Et que dire des mollusques qui ont fait de l'assistanat une règle de vie ?

Si l'on est la somme des cinq personnes qu'on côtoie le plus, il vaut parfois mieux n'être entouré de personne que de devenir n'importe qui – ou n'importe quoi.




On en est à la moitié des Satanic Verses de Salman Rushdie ; ça m'ennuie.

L'émission japonaise Watanabe Atsushi no Tatemono Tanbou présente des maisons individuelles particulières, en compagnie des habitants (dont architectes) : l'émission est parfois une mine d'informations culturelles (au sujet non pas de la culture, mais d'une culture, en l'occurrence : japonaise). E.g., toutes ces maisons où chaque personne a une chambre (à coucher) à part (y compris Monsieur et Madame)(et ce n'est pas forcément un mariage de raison, comme il en est beaucoup encore), et toutes ces maisons où personne n'en a (Monsieur, Madame et leurs enfants dans la même pièce, parfois jusqu'à la puberté)(comme si les enfants attendaient la puberté pour se faire plaisir).

Un widget bien pratique, istat-pro, qui récupère les données de l'ordi, en particulier les températures de tel ou tel composant. C'est que le PC se porte aléatoirement, ces derniers temps.

Allez !



Photo crumbs 201006/2



The black photo crumbs from Japan, June 2010, until now lazily swept under the carpet, presently out of the hard drive for good. 'Twas Hamamatsu, the then-usual Izumigaoka and Kitanoda, and the daily to-and-fro's.











































































La suite du ménage, bientôt !