Manche Couleurs Et bla




Dimanche, au matin, midi.

Ah, le dimanche. Tous ces compagnons et maris traînés au marché pour faire office de porte-bagage alors qu'ils préféreraient sans doute dormir encore un peu, ou faire autre chose, en particulier s'ils travaillent le samedi et passent tout leur temps "libre" à déposer, gratter, [enduire, poncer]x5 et [peindre]x2 des murs, tâche qui leur fut lourdement suggérée et pourtant à la première personne du pluriel, sans surprise. Chose intéressante et curieuse, que les accompagnants fussent tous blancs (comme on dit noir ou jaune).

Tiens, on change d'heure : il fera un peu plus jour encore, au sortir de la librairie.

On a sauté une semaine, dans ces billets : ni le temps ni l'envie, le weekend dernier.

Épuisé d'un bout à l'autre de la journée, ces derniers temps.

Fond de café.




Quand dans une conversation — ou des modes de communication qui en sont proches, comme les textos — on dit mon prénom, l'impression nette qu'il s'agit de quelqu'un d'autre. Encore une fois, un nom, c'est quand on est plusss que deux. Ainsi d'Adam et des choses, aussi, quoi que l'Ancien Testament en dise — d'où la plus grande justesse de la version de Mark Twain.

On soupçonne, sans trop de risque, que la dichotomie entre nikushokukei (carnivores) et soshokukei (végétariens), en parlant des hommes (en gros : sexe / pas de sexe), sort tout droit des magazines féminins tendances, probablement pour se prouver qu'elles n'y sont pour rien. Alors que, neee.

Il est probable que les goûts et les occupations évoluent et se figent à l'époque du lycée / université, où les échanges inter-individuels sont les plus nombreux, les plus variés et les plus denses, à une époque, aussi, où la porosité culturelle personnelle est la plus importante. Ensuite, la répétition quotidienne du même (fréquentations, travail) et la stratification rigide de la société par tranche d'âge, n'aident certes pas au renouvellement et l'absorption d'éléments nouveaux, et les gens deviennent des statues. Toutes ces prisons mentales, privées et sociales en lesquelles on se voit enfermé, s'enferme parfois soi-même.

On passe à un forfait Free 2h 2€, car cela même c'est encore trop.




Tout ce qu'on fait — ou ne fait pas : encore du sexe.

Les végétaux (graines exceptées) sont composées à 95% d'eau : il faudrait donc dire non qu'on mange une feuille de salade, mais qu'on la boit.

Ces gens dont on attend, sans impatience mais sans surprise, les messages de fausse-compagnie, le jour même du rendez-vous.

Le classique de blues Why don't you do it right? résume assez bien le parasitisme dictatorial féminin, ah ah.

Manquent quelques visages familiers, d'autres aimés ou désirés, et des soirées arrosées passées à discuter.

Jours, semaines, mois et années vains dont on se passerait bien.

Allez.





L'Égalité ou Rien ?



L'égalité ou rien ?
La seule égalité qui me paraisse être, c'est l'égalité du rien.

...


Beau Libibi Murs Et bla




Lundi, au soir.

Grand beau que ne gâcha pas un fond d'air frais. Cela durera toute la semaine, (pré)dit-on : ainsi soit-il. Nombre affirment le contraire ; pour ma part, je me ferais bien à un climat californien.

Une fois encore, ce matin au réveil, deux pensées pleines d'esprit et de verve, qu'on tenta de mettre en note mentale, et qu'on oublia — ce dont, par compensation, on se souvient encore. 

Dans la peinture des murs et plafond de l'entrée.

Ah, A : le Mac Orlan dont le titre m'échappait

 Tiens, un Coca.




Assumer le caractère répétitif de nos jours, jusque dans l'habit.

Commencé Dolto, qui semble malgré elle avoir une vision sociale, c'est dire : contingente, de la sexualité et de la libido. Si son souci est effectivement la résolution des difficultés des relations inter-individuelles, l'analyse ne peut se fonder que sur la seule donnée permanente et irréductible : le corps, et ses instincts et fonctions assignés par les gènes, contre lesquels on ne peut s'opposer sans conséquences majeures, comme les "névroses" et autres "hystéries". Le fait que la société violente la biologie des passions et l'ordre génique des relations humaines (d'aucuns argueront que c'est là la grandeur de l'homme, ahem) semble être, paradoxalement, la cause véritable de les désordres auxquels s'intéresse la psychanalyse. L'autre axe de la psychanalyse freudienne touche aussi à la société bouleversant "l'ordre des choses" (ah ah, qu'est-ce donc, l'ordre des choses ? le désordre des gens ?) : les irrationalités névrotiques ayant trait à la mort, dont la médecine moderne rend la fréquentation plus que rare, et que la société s'empresse de balayer sous le paillasson.

La plupart fait des promesses comme la météo annonce le temps qu'il va faire : d'un futur sans nuance. Alors qu'il s'agit de probabilités d'occurrence, qui diminuent d'autant plus considérablement que l'on s'éloigne du présent. Et d'autres choses encore.

La même histoire qu'on rabâche à longueur de phrase, en termes freudiens : le principe de plaisir,
contre le principe de confort.




En un mot : dans l'expectative.

Métaphore pour une idée déjà mentionnée. Comme une tasse de production industrielle (un humain), grossièrement peinte à la main (éducation : famille, structures sociales), brisée et recollée maintes fois (expérience individuelle) : ce sont les brisures, les accidents et la patine qui en font une pièce intéressante, voire désirable.

Dans la fragmentation de la rédaction de ces billets, écrits ici, là, et là encore, on remarque probablement mal l'enjoue : un peu comme les sédiments et la décante, sans qu'on sache quoi est quoi, n'est-ce pas. N'oublier pas que notre seule inspiration durable de jeunesse, c'est Nietzsche.

Que sert une petite cuillère, pour décapsuler un bouteille de bière ?

J'aime : les portes ouvertes.

Allez.




Lunes Cacher Et bla





Dimanche, au soir.

Jours agréables de grand beau depuis peu, censés se poursuivre quelque temps encor. Des airs de printemps, voire d'été, qui ne sont jamais pour déplaire. Et il ne fait pas encore nuit à 19h, quand on sort de la librairie, ce qui est un signe.

J'aimerais plaindre les gens qui, parce qu'ils se couchent tôt, ne savent pas le calme noir-nocturne et la splendeur lunaire, ou ceux qui, parce qu'ils se lèvent tard, n'aperçoivent pas la majesté du ciel et soleil au lever ; mais on ne sait jamais ce qu'on manque.

Ainsi, aussi, des gens.

Ryokucha.




Un Egg passionnant, à Chaillot, de Noda Hideki.

Google / Blogger prend le même tournant que Microsoft / Skydrive etc., c'est à dire la suppression forcée, sous peine de suppression pure et simple, de toute forme de représentation de corps humain nu. Ce qui donne envie d'arrêter ces pages tout simplement. Quelle hypocrisie d'échelle mondiale, qui va de mal en pis : les corps nus et le sexe sont pourtant les seules choses récurrentes dans la tête d'un homme (s'il est contaminé ou névrosé c'est simplement une question de degré de représentation d'objet). Idioties de pudibonderie et cachotteries WASP. Il devrait y avoir des corps, des vits, des couilles, des seins et des cons partout. En fait, ils manquent terriblement, cachés, torturés, inaccessibles ou monnayés. C'est folie pure et simple, et c'est la société dans laquelle on vit.

Entre le XIXe et le XVIIIe, le long du boulevard de la Chapelle :
FAT, UGLY, FAT, UGLY, UGLY, OLD, FAT, FAT, ETC.




Parfois cette impression que chaque meuble est une momie, chaque maison un mausolée, chaque boucherie ou poissonnerie un cimetière à ciel ouvert.

Le temps immense que cela prend, de reporter sur support DVD, tout ce qu'on avait mis, à l'époque, sur support CD. Mais c'est tout de même un gain de place non négligeable (sur un DVD tiennent un peu moins de 7 CDs). Jusqu'au prochain support.

On revoyait, à la demande de Madame, la version live-action de HYD. Quelle catastrophe que cette vision des relations homme-femme (et à quel point elle est contagieuse) dispensée par les shoujo mangas et leurs dérivés télévisés, même s'ils peuvent parfois être amusants.

Que sert de dormir ?

Allez.




RotMG pets



Never feel lonely with that many pets around.
And in an orderly fashion.


Hier FB Morts Et bla




Dimanche, en fin d'après-midi.

Grisaille et relative froidure : rien de ce qui nous accommode, quoi.

Presque par hasard (celui des étagères), deux Pierre Mac Orlan d'affilée, avec lesquels on a passé d'excellents moments. C'étaient Le Nègre Léonard et Maître Jean Mullin, en curieuse couverture de papier gras, et Le Quai des Brumes.

Ne rien demander, certes. Mais le désir est impérieux.
Les envies, toutefois, semblent souvent disjointes.

Envies de chocolat. Etc.




"Je pensais à ces temps pas si lointain où la réalité n'était pas encore devenue cette vaste pornographie que propage Internet." Il y a parfois, comme cela, des phrases qui résonnent à l'oreille, à l'entendement, et à la sensibilité. C'est chez kwarkito, qu'on ne voit pas suffisamment, d'ailleurs.

On s'est enfin décidé à supprimer le compte Facebook : une bêtise en moins dans cette vie déjà trop insipide et trop courte. 

La majorité s'acharne, concernant la liberté d'expression et sa nécessité. C'est une fois de plus un point de vue sans histoire ni recul, qui méconnait les bienfaits du risque et du combat (c'est une manière de sélection naturelle), et les chefs-d'œuvres nés sous des ciels bien moins "libres" que ceux-ci. Mais il faut croire que le manque de relief a sa saveur.

La société matrilinéaire des Moso : comme quoi cet idéal contemporain de couple exclusif fondé sur la possession des biens et des personnes et garanti par contrat et (mauvaise) conscience, n'a pas, fort heureusement, contaminé toute la planète. Il faut croire que les fondateurs de la société civile n'ont rien compris à la vie, ah ah. Mais bon, si l'on ne peut pas regretter ce qu'on ne connaît pas, on ne pourrait pas non plus changer à son contact.

Anciennes majestés végétales.




Ghost ?

Déception dont il convient de faire part, à aller dîner à ce restaurant à propos duquel les avis Trip Advisor (qui a la faveur de Madame) promettaient beaucoup : A l'Endroit, en haut des Buttes-Chaumont. Le lieu est décent, mais le service, les choix culinaires et le rapport qualité-prix, absolument douteux. Un restau à touristes (dans un quartier qui ne l'est pas), quoi. Touristes qui, par ailleurs, peuplaient au moins la moitié de la salle (indice d'une promotion web).

Le serrement de cœur à voir ces islamistes lobotomisés détruire ces œuvres d'art et vestiges antiques, plus anciens même que ce bambino de Mahomet. Les gens sont fous.

Les femmes et un manque certain de curiosité. C'est qu'il ne fait pas le poids face à la recherche des conditions du confort. Mais bon, ce ne sont que les instincts plantés là par les gènes, qui parlent à travers ces tendances (il faut créer un environnement favorable à la nidification, à l'élevage et à la protection de la progéniture). Comme la tendance, chez les hommes, à regarder ailleurs (il est nécessaire de diversifier le pool génétique). Ahaha.

Allez !