Miettes photographiques 201008/2




August 2010 b&w photo crumbs from Japan. Uploading, erasing. Those were Osaka, Sakai and Izumigaoka, further north Kyoto, and further even Hyogo, Takarazuka and Hibarigaoka Hanayashiki.









































































La suite saurait ou ne saurait pas tarder.




Vents Vues Vies Et bla




Dimanche, au matin.

Plutôt grisaille, plutôt vent, plutôt froid ! mais bon, comme on écrivait l'autre jour, la sensation du froid aussi, ce n'est qu'une information, dont il faut tenir compte, mais dont on peut faire fi — que ce dont on ne pourrait ? Sorti les gants, ceux qu'A nous avait donnés quand débarras de placards et qu'on pensait un peu trop petits : tout juste, en fait, et c'est heureux.

Giraudoux au Théâtre du Nord-Ouest ! On a beau l'avoir beaucoup lu ; vu, jamais encore : le 6 ? probablement.

Cette pomme exquise n'est pas d'or mais de chair
Elle bat comme un cœur noir peinant au désir

Fond de café, moins que tiède à présent.




Au théâtre, mercredi dernier, un excellent Révizor au Lucernaire, plein de verve et de trouvailles scéniques ; minus côté gestion, attente interminable pour rentrer. Chez Alban, jeudi, un très joyeux Courrier de pipelettes par les Triplettes de l'opérette (tiens, des photos de la soirée sur leur page FB), à travers l'opérette française et le music-hall américain ; juste dommage que le spectacle se termina sur une version catastrophiquement mineure, dépressive et contemporaine de Somewhere over the Rainbow, après tant de légèreté et de bonne humeur. Autre bonne surprise (on les enchaîne et croise les doigts), Omoide no Mānī (When Marnie was There / Souvenirs de Marnie) de Yonebayashi Hiromasa, probablement un des Ghibli les plus riches et fouillés, malgré quelques agacements (je ne supporte plus du tout les chutes attendues des personnages, ni les larmes aussi grosses qu'un poing).

Le maquillage, cette tenue de guerre et d'apparat, masque et deuxième visage.
L'attrait sans nom, parfois, de ces lèvres rouges et peintes.

Tant tire-t-on la corde qu'à la fin elle va à l'eau.




Faire violence à, ou fi des impulsions que commande la vanité.

Ha ha, si l'on s'attendait à ça : le générique de fin de Jojo's Bizarre Adventure – Stardust Crusader, Egypt Arc est The Last Train Home de Pat Metheny, un de mes all-time favorites, qu'il est pour le moins surprenant de retrouver là.

Long-temps que je n'ai pas rajouté, dans la liste de lecture dans la colonne à droite, de blog qui m'ait passionné. Je ne dois pas chercher suffisamment.

En proie à un désœuvrement féroce qui tenaille.

Ces icebergs qu'on appelle les gens.

Allez.


Japon - France : Déménager, Déménagement !






Autant le dire tout de suite : un déménagement international, ça passe bien mieux quand c'est votre entreprise qui paye.

On a lancé des demandes de devis un peu partout sur les méta-sites : peu ou pas de réponse. Suite à conseil, on contacta Allied Pickford et Santa Fe, qui proposent (uniquement) du porte à porte (et l'emballage).

Les deux répondirent rapidement, mais Pickford fit la différence : tout d'abord, ils ont un représentant pour le Kansai (Santa Fe opère de Tokyo et sous-traite localement) qui s'est déplacé dans la journée pour estimer sur place (chapeau), et Pickford est bien moins cher (estimation 800 kg et 8m3 : env. 530 000 yens pour Pickford contre 750 000 chez Santa Fe).

Combien ça coûte en fait ? Le contrat garantit que le montant final ne s'écartera pas de plus de 10% du montant de l'estimation fournie (rajouter 10% au budget). L'assurance n'est pas inclue : la formule en bloc assure de 3 à 500 000 yens du m3, pour 2,75% du montant assuré. (Exemple, ici, au minimum : 8 x 300 000 x 2,75 = 66 000 yens.)

Par conséquent, il est raisonnable de prévoir un total oscillant entre env. 600 000 et 700 000 yens (selon le montant d'assurance et l'écart entre l'estimation et volume et masse réels).

Cela prend entre 7 et 8 semaines.

Il y a aussi la Poste japonaise, qui fait également du porte à porte (ils viennent effectivement chercher les colis chez vous : royal) et propose du transport par bateau (funabin) de colis jusqu'à 30 kg et 13 000 yens env. (10% de réduction si 20 colis ou plus, 20% si 50).

Finalement, on opta, un peu au dernier moment et après avoir diminué la cargaison de moitié, pour une entreprise japonaise originaire de Fukuoka (Fukuoka Soko 福岡倉庫引越センター), mais dont le représentant pour Sakai habitait à deux stations, et on s'en sortit pour environ 240 000 yens tout compris, avec discussion (le Japon c'est l'Asie, bis : tout se discute), remise et caisses en plus, ils emballent et portent, etc. Enfin bref.

Ça mit deux mois, et l'entreprise sous-traitante qui gère l'arrivée, Neer Service France, basé à Garges les Gonesse, tenu par des Indiens (ou Pakistanais) s'en sortit parfaitement : tout arriva dans l'état exact de départ, même les emballages (on aurait dû leur confier des choses plus fragiles aussi, du style la guitare électrique), à l'heure convenue et avec le sourire (allez trouver une société française qui fasse tout ça, à Paris).

Voilà pour l'expérience personnelle. Je peux fournir les adresses si besoin est. D'autres auraient probablement d'intéressantes choses à ajouter.

Slurper Voir Ne pas dire Et bla




Dimanche, fin d'après-midi.

Longue marche le long des quais, tantôt, l'ors que le ciel n'était pas encore couvert, mais toujours et déjà le vent, sans lequel il ferait presque bon. On ne trouva pas ce qu'on cherchait déjà la semaine dernières, dans les boîtes des bouquinistes. On circule presque mieux dans le Ve que sur les quais du canal de l'Ourcq, en fin de semaine, bourrés de poussettes et de joggers.

Faim, gène et douleur, ne sont que des informations en provenance du corps, à l'intention du centre décisionnel, et il les faut traiter comme telles.

Migration d'un ordi à l'autre, à peu près complète. Renoncé à stocker les e-mails en dossiers proprement hiérarchisés que Yosemite n'a pas aimés : tout en Inbox et basta. Perdu les filtres LR, qu'il nous faudra recréer, un autre jour. Des choses bien pratiques, comme Flip4Mac, sont devenues impratiques et payantes, d'une version à l'autre.

Fonds de café au lait, plus très-chaud.




Cette mode parisienne des ramen me laisse coi (façon de parler). On voyait ces files, hors les deux ou trois échoppes de la rue Ste-Anne etc., d'une vingtaine de personnes, le midi. Il se trouva que Madame eut envie de ramen. Soit, je cédai. On alla au Dosanko Larmen (dosanko, c'est un natif d'Hokkaïdo ; larmen, là franchement je ne vois pas, à moins de prononcer à l'américaine, et là ça ressemble vaguement à ramen en japonais)(un google plus loin : c'est une chaine importante et japonaise de restaurants à franchise, implantée depuis près de cinquante ans déjà aux USA, et propriété de Mitsubishi). Verdict ? vraiment, vraiment mauvais. La soupe était potable ; mais les nouilles : une infection. Et c'est cher pour ce que c'est (au moins 10 € pour 80 g de nouilles, de l'eau chaude, du miso, un bout de gras, un bout de légume). Et les gens en redemandent. Eh.

Un très-réjouissant Mariage de Figaro de Beaumarchais au Théâtre 14, Porte de Vanves : beaucoup de verve, et d'éclats de rire. De Koning au Cent-quatre était coloré ou noir, selon les pièces, ahem. Une superbe exposition Balthus chez Gagosian dans le VIIIe : des paysages aquarellés passionnants et de touchants polaroïds de travail aux flous involontaires. Un très étonnant, autre occasion d'autre réjouissance, Gouttes d'eau dans l'océan de Fassbinder au A la Folie Théâtre dans le XIe, provocant à souhait, ça se détruit le cerveau, ça parle à chacun, et ça clope et se retrouve vite nu sur scène, toutes couilles ballantes.




L'importance de la concordance des envies.

Puisqu'on n'a pas eu de réponse — qu'on n'espérait pas même — il est logique de supposer que le fait de ne plus se voir l'arrange ou lui convient.

Le fondement de la liberté d'expression est la liberté d'opinion, pour laquelle on est, quelque tintouin qui se fasse ces derniers temps à propos de celle-là, encore inquiété, à tout le moins pris à partie. C'est le fait de ces autres terroristes, ceux de la pensée, qu'ils voudraient une et bien-pensante. Ils ne tuent pas de gens, il est vrai, eux ; mais provoquent l'autocensure, y compris la leur, puisque ce sont souvent les mêmes qui s'inquiètent de l'audimat, et par-là jouent les Procuste. Au diable les non-conformistes, même s'ils ne sont pas prosélytes, n'est-ce pas.

L'on désespère de la laideur de la grande majorité des gens croisés lors des allers et retours entre le XIXe et le XVIIIe. Ceci n'est pas une histoire de siècles.

Je n'entends ni les louanges, ni les remerciements, ni les excuses, ne portant foi qu'aux actes.

Bander c'est tendre. Le tout est de savoir ce à quoi l'on tend.

Allez !




Photo crumbs 201008/1





Les miettes photographiques, colorées, d'août 2010. Débarras, débarras. C'étaient Osaka, Sakai et Izumigaoka, Hyogo un peu plus loin, avec Takarazuka et Hibarigaoka Hanayashiki.




























































































Les restes n&b un prochain jour.