Sam Les Pho Et bla




Samedi, au soir.

Temps pourri, qui semble s'améliorer à grand-peine, et rogne sur le moral.

Envies sucrées à répétition, entre réglisse et chocolat.

Petites tomates et bière.




Les écrivains de Sophie Bassouls. Chez les Libraires associés dans le 18e.

Un très long article sur le sexisme chez les gamers. Ceci dit, je me suis déjà fait passer avec succès pour une fille pendant plusieurs mois dans un de ces MMOGs et, si la troupe des garçons insistait en vain pour chatter en vidéo, je n'eus jamais le moindre souci. D'un autre côté, effet Mrs Doubtfire et contacts de l'autre côté.

Un article sur les parents (et les enfants aussi), comme on les aime, avec un bêtisier comme on les sait. Que faire pour accélérer la chute du modèle de cellule super-individuelle tel qu'on le connaît (familial) et enrayer la progression, constante depuis 150 ans, du contrôle des masses pour l'outre-profit par l'infantilisation et l'abrutissement conséquent ?




Photo en pause.

Foire du livre ancien de St-Sulpice, à ciel ouvert du 24 au 28 mai. Qu'il fasse beau. Quand bien même le livre ne vous intéresse pas, cliquez sur le lien et voyez les horreurs que les graphistes peuvent produire et faire payer pour, et que les organisateurs de salons (qui décidèrent par ailleurs d'écourter la durée du salon de deux jours sans indemnité compensatoire) jugent décent de faire figurer sur les placards publicitaires qui représentent leurs clients.

Le weekend est bien-venu.

Allez.



Férie Chose Poches Et bla




Jeudi, après midi.

C'est férié et bien-venu. Les points bleus sur les rideaux, les nuages derrière et un peu plus haut.

S au pays jusqu'à la fin du mois : on se remet à faire et laisser traîner (choses et bruit).

Café, réglisse.




Le temps parisien est une catastrophe intergalactique.

À la recherche d'une histoire à mettre en image, relecture des contes de Perrault dans une version non-expurgée (le Petit Chaperon rouge se fait croquer, les deux fins du Petit Poucet, les deux versions de Peau d'âne, on mentionne l'autre surnom de Cendrillon, etc.) du début du XIXe. Combiner tout cela ?

Les relents mal-aqueux et urinaires le long du canal.

Ah, les convictions, les choix et les préférences.




Les poches des hommes sont le sac à main des femmes.
L'un est toujours trop petit, les autres toujours trop peu nombreuses.

Aller à la selle, c'est s'autoriser une manière d'enculade molle. Fait quotidien et incompressible.

Dans Martial ces derniers temps, qui ennuie un peu.

Allez.



Lundi Merci Choses Et bla




Lundi, après midi.

Coq et âne et coq : c'est le temps qu'il fait, le temps qui passe, les envies, les endroits et les places, la sienne et ceux et celles des autres, où l'on est où l'on voudrait être où l'on ne sera jamais dont on ne peut se défaire.

IE ne va pas bien. IC non plus. ID va mieux.

De petites photos, pour changer.

Smoothie maison.




Gêné, ces derniers temps, sans trop savoir pourquoi sinon probablement du fait d'habitude d'usage, par les Merci de + nom, justifié différemment ci et là (en particulier : – Merci. – De rien. ; mais : Merci pour tout). (Par ailleurs : usage généralement admis : merci de/pour + N, merci de + GV à l'infinitif.)

Littré : une merci c'est une grâce ; merci au masculin n'existait pas avant le XVIe (erreur populaire du fait de "grand(-)merci", où "grand" est féminin  : cf. grand-mère) ; un seul exemple de subordonnée, pour refuser ("grand merci de la coupe", La Fontaine). Aucun exemple de merci introduisant un groupe verbal (plus tardif, XXe peut-être, popularisé par amérimécanisme ?)(l'anglais, par ailleurs, ne retient que for : Thank you for your cooperation / listening). Piste alternative : construction sur le modèle de "pardon" (mais structure syntaxique différente).

Ailleurs, et probablement le plus net et censé : merci pour + nom concret (le cadeau) / merci de + nom abstrait (votre compréhension) / merci de + GVinf.

Nuance supplémentaire proposée par d'aucuns (au-delà de la structure Merci de + inf présent valant invitation à, quasi-ordre, qui est, imo, le raccourci de : merci de bien vouloir + inf présent) : merci (d'avance) de votre aide (= merci de bien vouloir m'aider) / merci pour votre aide (passée) (= de m'avoir aidé).




Par ailleurs, dans de nombreux fora, stupéfaction à lire le snobisme de certains (qui sont très souvent des partisans inconditionnel du merci de + nom). J'invite tous ceux qui trouvent (car ils n'y ont probablement pas pensé) que merci pour + N sonne vulgaire, à n'oublier pas que merci de / pour + N est une formule moderne, raccourcie, condensée, express, probablement calquée sur l'anglais qui peut se permettre d'être économe, et que s'ils veulent faire preuve d'attention et de reconnaissance autrement que du bout des lèvres et du coin du courriel, il seraient souhaitable qu'ils mettent au placard leur avarice verbale.

I need a gun to shoot at the assholes who steal Velibs
in the middle of the night right below my window almost every. freakin'. day.

La vraie culture est un autre nom pour la curiosité.

Allez.




Soleil Echelle Gens Et bla




Jeudi, au soir.

On délaisse les blogs et beaucoup d'autres choses aussi. Ce n'est ni flemme ni farniente.

Le printemps semble s'installer : soleil, tombent les manches. Il manqua.

More than you know and less than you hope.

Leffe.




Salariat. On entend souvent que les 35 heures ne suffisent pas, et que conséquemment les cadres font des journées à rallonge systématique. 35 heures ne suffisent pas, c'est exact, mais : pour quoi ? Pour le maintien ou la croissance du sur-profit de quelques uns, et l'augmentation des ventes de produits (choses et services) superflus et nocifs à bien plus d'un titre et pas seulement pour nous. Les salariés n'ont pas part directe au profit : ils vendent leur temps (et leur compétence, mais allez donc exercer une compétence hors du temps, et par ailleurs le salariat-sécurité favorise largement l'incompétence à terme plus ou moins court) ; par-là même, ils sont les agents et les laquais des outre-profiteurs.

Volet n°2. Une question me turlupine : Cette masse salariale, qui n'est pas sans ambition (grimper dans l'échelon, meilleur salaire, plus de pouvoir et de contrôle, s'asseoir, etc.), n'a donc aucune velléité d'indépendance ? n'a donc aucune ambition de réussite de soi pour soi (et non pas dans un cadre existant qui se passera un jour bien de vous) ? Se satisfait-elle donc tant d'être un rouage ? La balance des conforts, et le travail comme mauvais moment à passer et mal nécessaire. D'où, j'imagine, tous ces gens qui ne pensent qu'à leurs prochaines vacances. Enfin bref. Je ne sais pas. A suivre.




Les principes des gens, qui heurtent les principes des autres.

Excellent moment avec L, l'autre jour au soir, qui laisse un arrière-goût catastrophique.

Il y a dix ans on s'en eût satisfait ; à présent seuls importent les moments d'intimité volée.

J'avais oublié que le Métro est un vacarme assourdissant.

Allez.



Soir Semaine Silence Et bla




Lundi, au soir.

Un rythme de publication hebdomadaire, assez peu satisfaisant, qui malgré soi s'installe, et auquel il faut remédier. Mais quel médicament contre la semanalité forcée ? Contre le temps ! le temps ! Il fait toujours bien frisquet, d'ailleurs. On nous prédit le printemps pour les prochains jours : il serait temps ! temps !

Le parpaing est notre bas-relief, le plastique notre soie. On a ce qu'on mérite.

Thé, chaud, aux haricots entiers.




L'autre jour, un commentaire acide de la part de l'auteur de graffitis muraux qu'on rencontre tous les jours pour aller au boulot, qui remerciait avec une ironie évidente (donc sans ironie aucune) le pseudo-intello pseudo-cultivé que je suis (wtf ? y en a marre de ces complexes d'infériorité), de faire de ces tags fugaces des œuvres pérennes, en mettant en ligne les photos de ceux-ci. L'auteur (non pas l'artiste, il ne faut pas rigoler non plus) ne s'annonçait pas comme tel ; j'ai suivi le lien vers son profil qui pointait vers son blog rempli de photos de ses graffitis ; j'ai refusé le commentaire (censure, eh oui : je suis chez moi après tout). Puis je me suis dit que j'avais eu le doigt un peu leste (un clic décide du tout ou du rien), et décidai de répondre en commentaire en citant le bonhomme. J'étais un peu fatigué, et quoi que je retranchasse ou arrondisse, ça restait des propos d'une violence certaine, notamment concernant la valeur artistique des gribouillis et la criminalité de l'acte (alors qu'il y a grande chance que bourse publique, par-dessus le marché), etc. — enfin bref : après un temps certain passé à hésiter et à se demander quoi, on effaça aussi notre propre réponse (auto-censure : quelle tristesse) : rien d'utile ni d'inspirant, ni pour nous, ni pour ceux qui sont fiers de souiller, avec des crottes de mouches, des murs qui ont au moins une centaine d'année et que d'autres qu'eux auront à laver, repeindre, une fois encore en attendant la suivante.

Et quel gâchis, quel gâchis, Syrie, etc. Il ne reste rien.




Tiens, FedEx Unloads With Care.

C'est tout de même incroyable ces croisés cool de gauche, qui soutiennent les persécuteurs réactionnaires, qui leur couperont les couilles, de Femen & Cie.

Un nouveau terminus — Mairie de Montrouge — pour la ligne 4 : ça surprend.
Bah, il n'y a pas même la 14 sur mon plan de Paris.

Il ne manquait plus qu'une bartholinite.

Allez.