Post-Hanami Session : Tabehodai Sakura Taisen


Je ne sais plus qui fit un pâté idiotique sur le fait que le Japon a une culture de l'infertilité et non de la jouissance parce qu'il préfère la fleur au fruit, que les cerisiers ne portent.

Toujours est-il que la cerise japonaise, même si elle est moins charnue que sa cousine dite américaine, se laisse bien manger.

Je ne vois vraiment pas pourquoi on ne pourrait profiter et de la fleur et du fruit. Enfin bref. Quelques mauvaises photos.






Et quelques manières de fraises pseudo-sauvages en parterre. Là, ça n'a pas vraiment de goût en fait. Mais on ne fait pas non plus de hanami pour ichigo. Elles seraient sans doute de suite écrabouillées par les hordes alcoolisées. Bah.


Estivaleries Vierneseries Et bla


Vendredi, au matin.

Hier, amusante alternance entre pluie et silence, et accalmie et cigales.

Et ce jour, chaleur et cri-cri reprennent leur droit.

Tri, photos, livres — routine de ces jours derniers, qui paraissent bien courts.

Les futons pendus.


Annie Hall hier soir — il y avait bien long. Woody Allen est fantastique. Je me demande comment il est perçu au Japon, d'où NY, la judéité et la psycho-analyse sont bien loin, en état comme en esprit.

Ah, un truculent récit croisé de jour et nuit !

Un petit tour à Mexico, mort.

Temps qu'on se mette sérieusement à gérer le passage en free-lance. Syndrome McCain. Tss.

La psychanalyse au Japon : tu parles d'une niche. À creuser ? Ça peut être amusant.


Berlitz et la joie de travailler au Japon. Vive le lance-pierre nippécoricain.

Tiens, j'ai crû entr'apercevoir à la télé qu'un parlementaire japonais touchait 2 600 000 yens par mois (23 000 € au cours, peu avantageux, du jour). Tu m'étonnes qu'ils veulent y rester. Heureusement pour eux, en revanche, qu'il n'y a pas d'obligation de résultat.

Besoin d'une semaine supplémentaire, histoire de me remettre de celle-ci, gâchée par des remarques inopportunes.

Allez, faire un tour, pour changer les idées des guiboles.


Winston : culturiste et fumeur / Mild Seven : Hair-tabako





À la va-vite, et contre-temps — c'est ça de préparer des billets à l'avance faute d'avoir trop de choses à donner à voir — : les pubs pour les récentes Winston. Complètement délirant. C'est toute une série, toutes plus chouettes les unes que les autres...

Je préférais tout de même Araki et Seven Stars, mais bon, ça c'est de l'histoire vieille (2007 : pouah, c'est l'antiquité au Japon).

Pour la route, une pub originale pour du gel (gomina pour les anciens) et des coupes post-modernes :




Ah, autant pour moi : c'était une pub pour les dernières clopes menthol Aqua Squash de chez Mild Seven...




Est-ce que HAIR NUDE résumerait la tendance publicitaire ? Mmmh.


Ciels 1000 Vacances Et bla


Mercredi, au matin.

Chaleur et soleil, comme tous ces jours derniers. On ne s'en lasse. Un poil couvert toutefois l'huy : que cela se lève.

En vérité de très jolis ciels au soir — on fera peut-être un billet de couchants. La mémoire joue possiblement des tours ; mais les ciels les plus impressionnants, le furent du balcon parisien — quelques plafonds de Paris. Ça ferait un bon titre pour quelque chose.

Tiens, de peu et AJB viennent tous deux de dépasser les 1000 billets — pas débutés en même temps toutefois, et le temps que prend la rédaction d'un billet, n'est non plus identique (entre une et deux heures pour AJB : faites le compte...). Enfin bref, 1000 ou pas mille, ça ne change, ci ou là, rien à rien : bonhomme de chemin.


Ces vacances ? tri de photos, pour le bentô entre autres, bouquins & AJB, préparation de rien ou presque, et moral pas bien haut, désenvie très-générale.

On nous a bien fait comprendre que les vacances ne sont pas un concept japonais — c'est juste bon pour les occidentaux flemmards qui ne veulent pas bosser. Ibidem pour les gamins : quatre, trois, deux semaines de grandes vacances c'est encore trop, on les envoie ci ou là, étudier. Et ça, c'est l'essence même du Japon, le labeur. Et si pas de labeur, pas d'oseille.

Le plus souvent, les gens qui vous diront cela, ne bossent pas, eux — elles.

À deux doigts d'être contaminé il y a quelques jours. Ne se laisser avoir pas, persévérer, résister malgré la pression.


OMG, I hadn't had a look at this immaterial paper in a long time, and I find this. Some people are really paid to spout nonsense. It's not even funny. Pas plus tard qu'hier : une maman qui tente de faire comprendre à quel point son garçon lycéen et ses amis puent, sentent l'homme et plus l'enfant : un crime en soi. Bah.

Au soir, quand la compagne en a assez — incapables de prendre sur soi, ces Japonais ; ) — de la chaleur, l'air conditionné reprend son droit dans le salon où je ne suis pas. Je n'y suis pas mais vis l'inverse, le bureau donnant sur la véranda, où se trouve le ventilateur de la machine, qui vomit de l'air à 50-60°C — ou plus ? —, qui arrive gentiment jusqu'à moi par la porte-fenêtre ouverte. Le confort est une drogue légale.

Bon, il faut se bouger, aller démarcher, trouver local.

Allez.


July / Sunset / Japan


J'aime les couchants de juillet.
Cigales et chaleur, vue sur la baie d'Osaka et les monts de Kobe.
Et le ciel, n'est-ce pas.
Ceci dit en passant.



2010/07
Izumigaoka, Sakai, Osaka, Japon

Bleu Gris Noir Et bla


Lundi, au matin.

Chaud : tant mieux.

On va probablement passer ces vacances à bosser. On nous le conseille : c'est que c'est le Japon ici voyez-vous.

R'envies de Tokyo et des quelques amis qu'on n'a vu depuis long..

Tous ces enfants aux masques d'adultes : le caprice sans la légèreté et l'insouciance.


On teste le nouvel appareil-photo — un Canon PowerShot A3100is, bleu, puisque personne n'a trouvé bon de répondre à la levée de fonds pour le fauché permanent que je suis — acheté il y a peu pour pallier la mort lente du PS A530, dont on aimait bien le rendu, particulièrement par grand beau. Verdict pour l'instant : ça va. À redire : trop de correction automatique, trop de contraste, trop petit (j'ai de grande mains). À creuser — pas trop le choix non plus, le prochain c'est pas demain la veille !

Reminder : photographier la vaisselle — de très jolies pièces — avant qu'elle se brise.

Du mal à se bouger, à se leurrer en trouvant de fausses raisons — d'autant plus nécessaire et pressant de courir et de passer des œillère.

Fatiguants et gonflés, tous ces gens qui demandent à d'autres ce qu'ils ne peuvent — veulent — pas faire.


Parfois difficile de ne pouvoir, de n'avoir plus l'occasion d'exprimer, même pour soi, le désespoir fondamental qui est toujours là quelque part : on ne veut l'entendre.Il reprendra le dessus un jour ou l'autre, je lui fais confiance.

L'update d'AJB fut fait hier au soir : deux ou trois choses encore.

Je crois qu'on va annuler ce barbecue.

Allez !


Sakura / Hanami 2010


En sus, on alla faire hanami de sakura hors la foule en petit parc quasi-abandonné sur la route de Tajihayahime-jinja.

Très peu pour moi la grouille humaine et la beuverie stupide.


Il fit frais et beau.


De petites bêtes se lovent en tronc.



Quelqu'un tente de passer inaperçu dans le parc désert d'humains.


Ça s'amassait déjà en caniveau.


Monde sublunaire.



Tombe également en eau d'ailleurs — en compagnie d'ordures diverses, bien entendu.


Chôme 40 Pétence Et bla


Samedi, au matin.

Les températures grimpent, ça avoisine 40°C, il fait beau il fait chaud c'est l'été c'est toujours mieux que l'hiver !

En plus, une semaine de vacances. Qui passera vite, comme tout temps attendu, mais c'est toujours ça que les idiots n'auront pas. On passera probablement une nuit quelque part dans les montagnes ce pendant — Wakayama ? Bien envie d'aller faire un tour dans les îles de Setonaikai, suivre Midorikawa Yoichi.

Pénible, ce nez qui coule depuis le réveil !


Parfois découragé par l'inertie de l'un des travers culturels japonais, oubliant ce qu'on en pense, luttant malgré tout : tout ce qu'on ne connaît pas est perçu source de complications et de trouble du confort quotidien. Exemple : organiser un barbecue avec les mamans et bambins de l'école. Inutile de dire que les deux patronnes n'en ont que faire (seul leur gamin chéri compte et sert d'excuse à leur défection), n'y prendront pas même part, alors que c'est leur boulot de créer liens et fidéliser la "clientèle" — aucune disposition pour le business, encore moins pour les services (dont fait tout de même partie une école de langues)... Quel monde étriqué.

Je comprends mieux aussi pourquoi, il y a long déjà, une copine libraire cherchait quelqu'un avec qui s'associer, mais surtout pas une fille (dont elle pressentait les travers, en étant) : la plupart des japonaises n'ayant souvent qu'un souhait, sçavoir décrocher le gros lot (le salaryman plein aux as et très occupé) et arrêter de bosser, il est absolument impossible de compter sur elles, qui plus est sur le long terme : tout travail est en attendant que (mieux), et fait figure de substitut de loisir. Allez vous associer avec, tiens...

Épisode récent, non sans lien : je téléphone à l'une des patronnes pour confirmation des heures du lendemain, bla bla, elle demande trois heures en sus pour son fils, je dis OK (pas les moyens de cracher sur le boulot à quelques jours de congés bien évidemment non payés : on est pas en France non plus, hein). Sauf qu'elle était soûle (ça boit de la bière, comme quasiment tout le monde) et qu'au matin je trouvais un message se trompant sur l'heure de début du cours, demandant de le raccourcir encore. Enfin bref.


Mais où donc est le Koala ?

Le kangarou n'est pas un animal ?!

Qui a perdu un ornithorynque ?

Et les water-babies alors ?

Allez, c'est jour d'update d'AJB.


Estival Repos Envies Et bla


Mercredi, au matin.

Il fait chaud, il fait bleu, c'est agréable. Ai-je dit à quel point j'aimais l'été ? Je veux un pays où il n'y a pas d'hiver. Qu'on ne me dise pas que ce serait lassant : rien à faire.

Au jour d'huy c'est de l'image en penché à droite.

L'autre jour, effacé par mégarde le fichier contenant les photos... Argh. Par chance miraculeuse, aucune perte (sauvegarde en DDE la veille des photos récentes) ; mais la copie sur l'ordi du dossier en entier, duquel on efface les photos au fur et à mesure qu'on les publie, n'avait pas été sauvegardée depuis mi-mai... C'était parti pour une dizaine d'heures de tri et comparaison avec les uploads sur Picasa. Tout est à peu près rentré dans l'ordre. Comme si on n'avait que ça à faire.


L'été. Un des traits du caractère japonais est probablement d'en faire trop, une sorte d'excès dès qu'on peut. L'été : il fait chaud, très chaud (ça dépend où), la chaleur est doublée d'un fond d'air humide, ce n'est pas vraiment propice au travail acharné, à la concentration, etc. Néanmoins, ils s'acharnent, au boulot, à l'école (lycéens pas très loin : deux semaines de grandes vacances...). Alors que cela ne rime à rien, est contre-productif. Résultat : l'incapacité à couper travail et loisir — ou plutôt l'habitude forcée de le faire chaque jour, boulot c'est boulot, loisir / famille c'est à part. Ou quelque chose comme ça, d'assez peu représentatif en fait.

M'est venue une autre idée : au lieu de mettre des vacances conséquentes pour tout le monde (en cela il faut tout de même saluer le dimanche chrétien, qui oblige au moins la plupart au repos), le Japon n'a rien trouvé de mieux que de garantir un strict minimum de repos pour la moitié de la population (ceux qui bossent), et des vacances annuelles pour l'autre moitié (ceux qui parasitent les précédents). C'est une façon de voir les choses.

C'est mi-juillet, les bébés hirondelles ont bien grandi, quitteront le nid bientôt. La gare d'Izumigaoka et le complexe qui l'entoure compte une demi-douzaine de nids, sis le plus souvent entre les arcades ou sur les panneaux des magasins. Hier, surprise de voir une mamie courbée munie d'un trépied et d'un boitier pro avec téléobjectif gigantesque, prendre des clichés des oiseaux attendant la becquée. Il n'y a qu'ici qu'on puisse voir ça...


C'était tonkatsu hier : il y avait long.

Envies de coupes de glaces gigantesques, qu'on a bien du mal à trouver. Bah, encore un mythe. Je serais d'avis de mettre le Japon dans la catégorie du Tiers-Monde — pas même des PEVD, vu que le développement, je n'en vois trace. C'est un peu normal : le changement n'est pas en odeur de sainteté ici.

On se démène pour organiser un barbecue avec parents et gamins. Quelle inertie...

Enfin bref, c'est après-midi à Sawa-no-cho (cours déplacé cause de grossesse) avant de rejoindre Kitanoda. Au moins ne finit-on plus à dix heures du soir.

Allez.


Sakura 2010


Une part de la cuvée 2010 des fleurs de cerisiers / sakura no hana.
On pourrait commencer de les rassembler en recueil.
Mais bon, si l'on propose des sakura en juillet, c'est que le temps manque un peu.
Quoi qu'il en soit, bonne cuvée, 2010.