Nippepties (1) : un peu de peau.


Désolé de ce qui suit, petit amusement de ce matin : j'aime beaucoup feu Raymond Devos...
Et donc, à la manière de :


PARLONS PEU, MAIS PARLONS PEAU


Au Japon il y a beaucoup de... Japonais.

Les Japonais ont beaucoup de... peau.

C'est qu'ils ont beau être petits, les jeunes sont moins petits que la moyenne des moins petits de leurs parents. Qui avaient moins de peau que les moins grands des jeunes. Ou que la plupart de ceux-ci.
Ajoutez à cela que, par comparaisons aux occidentaux, même les plus petits des moins jeunes — je parle des Japonais — ont plus d'intestins que les moins vieux. Ceci dit incidemment.

Prenons un exemple concret.
Les intestins — vous savez : la peau du tuyau d'échappement — servent à faire la peau des saucisses.
Si — c'est une supposition, n'est-ce pas —, si on entourait une saucisse — imaginez une très très longue saucisse, sans peau —, si on entourait une saucisse de la peau des intestins des moins jeunes des Japonais, elle serait encor plus longue que celle qu'on entourerait de la peau des intestins des moins vieux des occidentaux. Vous voyez ? Non ?
On tourne autour du pot...

Résumons : les Japonais ont beaucoup de peau, en général.

Je ne parle pas des militaires. Sinon j'aurais dit : les Japonais ont beaucoup de peau, en généraux. Ne mélangez pas tout.
D'autant plus qu'à parler d'armée au Japon, vous entrez en terrain délicat.
C'est qu'ils ont, non pas une armée, mais une force d'auto-défense. Pas de pot.
Et puis, je ne sais s'il existe toujours des généraux dans cette force d'auto-défense.
Toujours est-il que, même les généraux, s'il en est, ont autant de peau que les autres Japonais.
J'espère avoir été suffisamment clair.

Les Japonais ont donc beaucoup de... peau.

Les Japonaises aussi ! Ne me faites pô dire ce que j'n'ai pô dit.
On entend souvent dire que les moins vieilles des Japonaises ont des jambes comme des poteaux. Ce qui ferait qu'elles auraient plus de peau encor que leurs homologues masculins.

J'entends des mauvaises langues dans la salle : Ah ah ah, ce sont des poteaux roses !
Et je dis : Malpolis !


Enfin bref, les Japonaises auraient plus de peau que les Japonais, si elles n'étaient si fines.
Je ne dis pas qu'elles ont la peau fine ; mais qu'elles sont fines, en général.

J'ignore par ailleurs s'il est des femmes générales. Peaufinons : j'en doute.

Je dis juste qu'elles sont fines, en général : elles font attention à ce qu'elles mangent, et leur peau est souvent douce et tendue.

Vous avez déjà touché une Japonaise ? leur peau n'est souvent qu'une douce étendue...

J'entends d'ici les médisants : Pouah ! elles n'ont que la peau sur les os !
Et je dis : Malpolis !
_
Avec elles on fait de beaux rêves, des rêves de peau moite, des rêves d'eau et de peau, et pour peu qu'on ait une Japonaise à deux pas...

Ah, pardon : je m'égare.

Je disais que leur peau est souvent douce et tendue, même celle du ventre.

Ne confondez pas tout.
Je ne dis pas qu'elles ont gros ventre : je dis même l'opposé.
Et par ailleurs, l'opposé du ventre fin des Japonaises — vous savez : les fesses — sont aussi fines que le ventre. Et la peau aussi tendue ici que là.
Comment ce fait-ce ?
Vous suivez vraiment ?! Je viens de le dire : elles font attention à ce qu'elles mangent !
C'est leur pot aux roses. Si les occidentales savaient !

Enfin bref, elles sont fines, les Japonaises.

Ce qui ne veut pas dire qu'elles soient bien dans leur peau.
Tout au contraire !
C'est qu'il faut faire beaucoup de sacrifices pour être fine, et avoir la peau douce et tendue...

Ah, pardon : je m'égare à nouveau...
Par ailleurs, cela ne concerne pas seulement les Japonaises.

C'est que, fins ou pas, et à tout âge, les Japonais ont une sensibilité à fleur de peau.
Il faut faire attention à ce que l'on dit, pour ne pas froisser les susceptibilités.
Car les Japonais sont très sensibles.
Cela n'a rien à voir avec le fait qu'ils aient beaucoup de peau.
Peau ou pas, ils sont sensibles.
Il se trouve juste qu'ils ont beaucoup de peau.
Beaucoup de peau, beaucoup de sensibilité, sans aucun lien entre les deux.
Et il est beaucoup d'occasions de contrariétés, au Japon.

C'est que la vie en société au Japon est très difficile.
Ce qui fait que les Japonais sont souvent froissés.
Mais ça ne se voit pas : la peau reste lisse.
Ça ne devrait pas vous étonner : on peut très bien être froissé, rester de marbre, rester de glace — au niveau de la peau, qui, elle, reste lisse, douce et tendue, hein ! — et qu'à l'intérieur ça bouille ou ça saigne...
Vous voyez de quoi je parle, n'est-ce pas : on a tous nos petites contrariétés, et parfois, bien que froissé, il faut sourire. Eh bien c'est la même chose : transposez.

Ceci dit, quand ils sont contrariés et ne peuvent le montrer, les Japonais boivent.
On fait ça aussi, n'est-ce pas ?
Mais ils boivent assez peu de vin : ils font ça à la bière, après le travail, au comptoir.

Ça ne veut pas dire qu'au Japon il n'y a ni dessous-de-table, ni pot-de-vin : tout au contraire.
Mais ce n'est pas le sujet : on parle de peau.

Ils boivent pour oublier leurs contrariétés, et ils boivent beaucoup.
Forcément, leur complexion s'en ressent.
Ce n'est pas faute à leur susceptibilité, qui est à fleur de peau, vous comprenez ? C'est question de gène. Et parfois ça les complexe. Mais ce n'est pas le sujet.

Heureusement, les Japonaises boivent un peu moins que les Japonais.
C'est aussi, qu'en plus de faire attention à ce qu'elles mangent, elles font attention à ce qu'elles boivent.
Du coup, même froissées, et après avoir bu, elles ont la peau lisse, douce, et tendue...

Ahem !
Ceci dit, elles rougissent beaucoup.
Non pas sous le coup des sentiments (ça arrive aussi, moins souvent), mais sous le coup de la boisson.
Et là, pof ! la peau lisse, douce et tendue devient rouge.
Et là, il y a ceux qui me comprennent :
la peau rouge est souvent un feu vert.

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Je dis « Oui » !
Super travail de rédaction. Je repasserai ici…

P!

n a dit…

Merci d'avoir laissé un avis de passage. Content que ça vous ait plu !

Ceci dit, pour le "travail" de rédaction, il faudra repasser : bâclé en une bonne heure ce matin, avant le boulot... Ça demanderait retouches — déjà commencé ci et là ; mais je ne suis pas un peaufineur...

Ici c'est l'heure du thé, bientôt du coucher.

M a dit…

Comme la personne au dessus, j'étais passé moi aussi, mi décembre je crois, pour vous remercier et vous encourager dans la poursuite de ce blog. Je profite de ne plus être le seul pour en remettre une couche :)

Mis à part ça, merci pour Devos ! je ne connaissais même pas ce texte, pourtant j'en ai lu pas mal des textes de môsieur.
Même si les légendes sur les japonais sont nombreuses, et souvent vérifiées (?), j'aimerais savoir où il est allé chercher toutes ces idées sur les japonais sont encore très valables.. non?

a bientôt...

n a dit…

Merci.

Euh, c'est un texte à la manière de Devos, et non de lui...

A bientôt !

M a dit…

je reste bouche bée devant ma bêtise...
mes questions ont perdu tout sens elles aussi...

mais dans tous les cas bravo pour cette rédaction.. soyez flatté d'avoir été confondu avec devos, bien que ça soit par moi :)

dans le même registre, et pour contre balancer, il nous faudrait un japonais écrivant des Haïku sur les français :D je serais preneur !

au plaisir (de vous lire..)

n a dit…

Il n'y a pas de mal !