Bla de chaleur et de nuit


Vendredi soir. Il fait chaud, on revient d'enterrement, c'est dire qu'on a festé. Reste que c'est (à peu près) partout pareil : avant la fête au souvenir et retrouvailles, un enterrement, c'est pas diablement drôle, n'est-ce pas.

Il paraît qu'Osaka est, à considérer les moyennes annuelles, la ville aux températures les plus élevées du Japon-continent. J'ai — comme souvent à cette heure-ci — la flemme de chercher confirmation ; mais je veux bien le croire. Shirahama est plus au sud, pas si loin, plus fraîche pourtant. On ne parle pas même de Shimane.


Demain rebelote — cela se passe sur trois jours. Dommage qu'il ne pourra être là en octobre pour le mariage de sa fille. Enfin bon...

Cette semaine aussi, passa à toute vitesse. Préparer la suivante. Ah, trouver le temps de virer le bandeau / frise et d'en faire un autre. Un étage suffit.

Tiens, en passant, de quoi donner de l'encre aux sociologistologues.

Il n'est pas tard ; mais la fatigue est là. Allez.


Wakayama (2) : Hashimoto 橋本 + Kamuro 学文路


橋本 (Hashimoto), c'est le point de tourne des trains, entre Sakai (Osaka) et Hashimoto (Wakayama). C'est là où les trains passent de dix, à un ou deux par heure, si vous avez l'idée saugrenue, en provenance de Namba, de pousser vers 和歌山駅 (Wakayama), 王寺 (Ooji) ou encore 極楽橋駅 (Gokurakubashi), en empruntant les lignes JR Wakayama ou Nankai Kouya version 2. Je n'ai pas poussé plus loin que le parvis, étant juste là pour la correspondance.


Quatre quais, donc. Reste qu'à ce moment, on passe du train récemment mis à jour (écrans type Yamanote etc.) au petit tacot de campagne, où l'on préfère en général rouler fenêtres ouvertes, ou user du ventilateur plafonnier.


Notez qu'ils n'ont pas de machine pour ajuster le montant du trajet : ça se fait aux guichets, qui sont présents jusque sur les quais, et ça va tranquille-pépère merci bien. La différence de presse change tête et mœurs.


Scène amusante, toutefois, d'un exercice qui regroupa 90% du personnel de la station : il s'agissait de tester une machine mobile à monter et descendre les escaliers — c'est qu'ici, non plus, nul escalier mécanique ou ascenseur divers.


学文路 (Kamuro) est justement à deux stations de là, en restant sur la même Nankai Koya, changeant de train, et empruntant le pousse-pousse à deux wagons qui part vers Gokurakubashi. La nationale passe à deux pas, et c'est vraiment dommage, car cette petite gare plein d'aplomb a fière allure.


Maisons individuelles, vieilles et moins vieilles, typiques de la région, et un petit cours d'eau va tranquille, non loin, et les berges semblent propices à la chasse aux écrevisses et autres scarabées. Mais de ça, nulle image.


Wakayama / Hashimoto :
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Wakayama (1) : En Train !


和歌山 (Wakayama), nous y allâmes et passâmes douze fois en trois semaines, au matin.
Et comment passe-ton à Wakayama ? eh bien en train.


La ligne 南海高野 (Nankai Koya) court d'un pont à l'autre, de Shiomibashi à Gokurakubashi, en passant par Namba, Sakai-Higashi et Hashimoto, le long d'une soixantaine de kilomètres. Le prospectus dit que Ça va à 100 à l'heure ; mais il ne faut pas trop croire ce genre de feuille. De fait, d'un bout à l'autre, ça prend bien plus de temps que cela, oui oui.


Du coup, entre Nakamozu et, par exemple, Hashimoto, on a le temps de voir pas mal de choses par la fenêtre. On recommande par ailleurs le premier wagon première place à côté du chauffeur, car c'est une course assez scénique (essayez de dire ça dix fois très vite, tiens).


De fait, on a le temps, de surcroît, de se prendre en autoprotait — quand bien même ce ne serait mardi. (On voit très bien mon œil droit en remontant à travers l'optique numérique.)


Le temps, aussi, de s'amuser dans un wagon vide — car plus personne ne bosse à Wakayama, c'est bien connu. Essayez-vous à ce genre d'exercice à l'aller vers Namba, vous risquez de vous faire remettre à votre place. Ou pas, justement, parce que les Japonais intériorisent plus qu'ils n'agissent — ce doit être ce qu'on appelle le ZEN —, qui par compensation se tapent ulcères ou pètent cables. Enfin bref, essayez, et racontez-nous.


On voit aussi des gens avec le sourire, sur les quais qui défilent. Ça surprend.


Le temps, encore, de s'amuser un peu avec les ombres, le clair-obscur et les fils...


Avant de commencer d'apercevoir collines, monts, vaux, vaches, cochons, couchées.


C'est qu'on a quitté le littoral et sa 'tit' plaine.


Wakayama a beau avoir, dans l'imaginaire japonais, une image de station balnéaire — c'est exact du côté de Shirahama —, la préfecture copie le Japon : c'est avant tout de la montagne, beaucoup de montagne — entre autres du côté de Hashimoto. Vous préférez la mer ? Vous en faites pas : les monts c'est bien aussi. Et c'est vert. Alors que la plage c'est noir. De monde. Et Monts, dis-je, parce que bon, c'est pas l'Everest non plus.


C'est même Pas l'Everest du tout. Et en plus on défigure ce qu'on peut en plantant des parcours de golf un peu partout sur les sommets (vu que la vallée est déjà prise).


Sans oublier les roses barrières de 天見 (Amami),


près lesquelles pendent d'autres étendards arborant des couleurs, pas forcément moins vives.


Allez, un petit tour, dans les prochains jours, aux stations et environs où l'on fit arrêt. Il y aura même quelques vidéos. Si si.
よろしく。


J-Travels
WAKAYAMA / HASHIMOTO

(1) En Train !
(2) Hashimoto 橋本 + Kamuro 学文路
Special (1) On Time
(3) Rinkandenentoshi 林間田園都市
Special (2) Mikanodai 美加の台 - 千早口 Chihayaguchi
(4) Shimohyogo 下兵庫
Special (3) Falling Tadpoles
(5) Koyaguchi 高野口 + Miyukitsuji 御幸辻
Special (4) Amami 天見 - 紀見峠 Kimitoge
(6) Kimitoge 紀見峠
Special (5) Stuff on Bags
(7) Kiishimizu 紀伊清水
Special (6) Chihayaguchi 千早口 - 天見 Amami
(8) Suda 隅田
(9) Sudahachiman 隅田八幡

Chant de Voyage et Bla


Mercredi matin. Les cigales grésillent, la nuit aussi : c'est douce berceuse.

Le secret pour bien dormir, quand bien même il ferait chaud, moite, humide ? se coucher exténué.

Hier, coup de fil et bonne surprise : on ira probablement passer une paire de jours à Shirahama, mentionné par ailleurs dans le premier billet de la saga Wakayama. Voir les feux d'artifice.

Bien content de partir au vert ; même si cela veut dire du boulot qui s'entasse, s'empile et ne désemplit pas. On voulait aussi passer au centre d'immigration d'Osaka — et c'est toujours une expédition. Bah : la semaine prochaine.


À part ça, on se coupa les cheveux au réveil, ce matin. Ça me fait doucement sourire d'avoir tendance à dire, à présent, qu'ils étaient trop longs — les ayant portés parfois jusqu'à la taille, pendant presqu'une dizaine d'années. Eh.

Tiens, un billet sur les livres "anciens" japonais, ailleurs que chez soi — c'est trop rare pour n'être remarqué. Salutations à l'auteur s'il lit ces lignes.

Allez, temps de mettre le maillot de bain dans le sac, et l'appareil-photo.


Kumo Kumo (2)


Allez, parce que ce sont petites bêtes fascinantes, rebelote, un peu.










Au moins, ce n'est pas la famine.

Maître et Dilettante Et bla


Lundi, fin d'après-midi. Alternance de grand-beau et de grosses averses. Sacré mal de crâne par-dessus le marché.

On ne sait trop quoi faire de ce "blog", ces derniers temps : le lay-out, entre autres, me lasse. Et plus le temps de rédiger des billets qui se tiendraient : on ne fait plus que passer.

Reste qu'on y passe encore beaucoup de temps, entre médiocres photos, mise en pli, en mots, et autres. Les jours passent trop vite ; ou serait-on devenu inefficace ?

Tiens, passé bien six heures ce matin à mettre en ordre les billets de la saga prévue pour août : quelques allers et retours à Wakayama, du côté de Hashimoto. D'aucuns connaissent ?


On aimerait approfondir, mettre un peu de substance, quoi, dans ces images — on ne fait qu'ajouter quelques remarques sans goût.

C'est mon souci permanent : le dilettantisme est une plaie qui bouffe la chair : trop de centres d'intérêts, de hobbies, &c. On a abandonné, à l'arrivée au Japon, la peinture, le dessin, la musique, et une bonne part de l'écriture et de la lecture.

L'ors qu'on travaillait au marché aux puces de St-Ouens, et de chez soi, modérément, le reste de la semaine, on avait le temps "libre" (tiens, que peut bien être le contraire du temps libre ? le temps contraint ? le temps dans les fers ?) pour satisfaire à une part de nos appétits solitaires. À présent, c'est certes autre chose.


C'est, j'imagine, la balance qui accompagne le changement et ses choix. On reviendra aux choses délaissées, un jour ou l'autre — mieux vaut tôt que jamais. D'autres, peut-être, viendront s'ajouter à celles-là.

J'admire sincèrement les personnes qui se consacrent pleinement à une chose, qu'elle soit commerce, art, ou que sais-je encor, quitte à y passer une vie. S'il est une vie pour une chose au mieux, comment mener tout cela de front ? mmh.

Ici ou là, le lieu change-t-il quelque chose à la donne ?

Allez, rien ne sert : les éléments de réponse viendront à point.

Et de même que l'averse récente rafraîchit le vert, temps pour une douche froide.


Haiku de saison (2) : La Rivière et l'Ordure.




Près ma rivière,




Odeurs, animaux, ordures.














D'étranges couleurs.