Calendrier japonais 2009 : septembre.



Silence Semaine Si long Et bla


Un lundi, un matin, qui ont, je sais pourquoi (c'est étrange), un air de lundi matin. Pourtant, pas de cours, cause une obscure comptabilité, et cinquième semaine malgré o-bon & Cie. On désespère des talents d'organisation des deux sœurs qui tiennent l'école ; mais est plutôt content de pouvoir avancer dans les fiches de livres.

(Edit : sur ça aussi ça se gourre : il y a bien boulot : ça chamboule prévisions. Comme si on n'avait que ça à faire, tch !)

Il y a aussi — on remarquait tantôt le changement et relai de population arboricole et terrestre — une odeur d'automne. C'est peut-être dû à ce ciel plutôt bas, et au relatif silence au tour — les cigales ont tombé.


Tour archival.

Il y a un an,
c'était tost-matin, lessive et procession.
Il y a deux ans,
c'était pré-départ.

Il y a quelques années encor, ce qui aurait prit plusieurs mètres-cube tient en l'espace d'une carte-mémoire. Je me fais du souci pour l'industrie du papier. Je suis un poil rassuré quant à la population entique. (Un maître-cuve, c'est un expert en bière.)


Reste que, si le papier n'aime ni l'humidité, ni le soleil, ni les vers, ni l'homme et ses mains pleines d'acide urique, brûle, gondole, pourrit, s'effacent les caractères et— en particulier celui des temps de guerres du siècle dernier — jaunit, un pet de travers computérique, et tout disparaît. Le risque derrière le confort. C'est valable pour tout.

Jusqu'à il y a quelque temps encor, je mettais tous les briquets reçus en cadeaux pour l'achat de cartouches, dans une petite boite. Quand j'eus rassemblé un arc-en-ciel, je cessai.

Salutations.


Les gens de dos (4)




Comment cette catégorie est-elle devenue un fourre-tout à faux-portraits ?
Je ne sais.
En fin de compte, le noir se sépare de la couleur.




























Bla de dîme De bête Et de coupe


Samedi, au matin. Inattendu week-end de trois jours — pas de cours et lundi chômé : une histoire de décompte de semaines. Ça nous va tout à fait.

Curieusement bien lourd, le temps, ce jour. Promenade rapide, bientôt.

Hier coupe de cheveux : ça éclaircit l'humeur et rafraîchit la tête. Peu ou prou dix ans, qu'on se taille la touffe soi-même — ça fait quelques économies, au bout du compte.

On s'était dit de retourner fouiller une paire d'années en arrière — histoire de voir quoi — et oubliai presque. C'est Paris, Lune, et le Cahier du Balcon.


Ce matin, tri et marquage de clichés, mise à jour de l'album d'août sur ce qui nous sert d'éventuel back-up, dont une part seulement se retrouve sur l'espace de stockage de ce blog. Retard, come souvent. Bien envie d'un site de photos uniquement — éventuellement modifier la formule du bento à photos ? qui ne me satisfait pas guère.

La réticence à écrire Je, récurrente depuis long, en ligne ou sur papier — distance de soi à soi ?


Cette serviette de bain et ce t-shirt qu'on aime bien et qui nous sert depuis plus d'une dizaine d'années n'auront tenu que peu, face à la rudesse des machines à laver japonaises — ce sont en vérité des jouets chinois vendus chers pour ce qu'ils sont, ces choses à tambour vertical et eau froide.

Le récent ramdam, c'est bien sûr les élections législatives, en période de chomâge record. Souvenir de Mitterand en 1981. Sauf que des gars de la carrure de M, quoi qu'on en dise, y en a pas. Et puis les promesses pré-électorales, on sait quoi en penser. L'engouement supposé du public aussi — le ballon gonfle, les media r'ajoutent un peu d'air, avant que de déflater.


L'autre souci, c'est la grippe A — grippe porcine, swine flu, H1N1, 新型インフルエンザ au choix — dont une pandémie de niveau 6 est prévue en France pour octobre (ça veut dire que tout est bloqué et qu'on ne sort pas de chez soi) et par lequel seront infectés 20% de la population de l'archipel nippon, semble-t-il. Vu comment les autorités japonaises ont réagi et mené l'affaire l'ors de l'arrivée du virus au Japon, ça promet !

Enfin, voyons le bon côté des choses : s'il y a claustration forcée, ça nous permettra d'avancer dans les mises en notices pour AJB : )

Allez, on y retourne. Salutations !

Ah, et lettres à écrire.


Du côté de Sawanocho 沢ノ町





Encore un de ces arrêts trop long-temps remis à d'autres jours.

On passe à Sawa-no-cho (沢ノ町 sawanochou) chaque semaine pour un cours de français. C'est petits quartier et station de la banlieue-sud d'Osaka (大阪府住吉区 Osaka-fu Sumiyoshi-ku), proche du splendide et célèbre Sumiyoshi-taisha.

Toujours entre deux trains, pas le temps de prendre le temps de virer par ce trou de verdure qu'on aperçoit de la fenêtre en arrivant. Encore un.
Et puis un jour de repousse du rendez-vous d'une heure, allez.

C'est en fait un sanctuaire respectable au nom à coucher dehors, et que j'eus bien du mal à repérer sur une carte — merci Googlemaps, où il y a par ailleurs un streetshot de la bête ; par comparaison, mon plan d'Osaka de 200 p. ne le mentionne pas même.

Et donc, un peu de Todoroki-hime-no-mikoto-jinja (止止呂支比売命神社 todorokihimenomikotojinja).

Quelques clichés, dans l'ordre de prise, parce qu'il est tard et qu'on a la flemme de tenter vainement de rendre tout cela plus joli par un arrangement quelconque.












































Bla de mémoire Présente


Jeudi, au soir. Chaleur et fraîcheur, tour à tour. Petite pluie, hier : ça faisait long.

On se surprend à souvenir des gens croisés-aimés sis Paris, Tokyo, Belgrade, Wellfleet, Dublin, Strasbourg & ailleurs où vécu. Ces splendides vivants-morts — pour soi. Tout jour le souci et demi-regret de n'être qu'un. La littérature ne changera la donne ni l'affaire.

R'écrire à Alain — j'espère qu'il va bien. Long que nouvelles.


Il va bientôt falloir r'acheter une bibliothèque. Y en a une qui ne va pas être contente. Eh : )

Il va falloir prendre une matinée et expédier ces quelques textes, pour ici et AJB/blog, dont les idées traînent tant bien que mal en recoins mémoriels.

Petit tour chez suppaiku, et le thé est là.

Les remaniements de taille de page ont, bien entendu, bouleversé la mise en page de tout ce qui précède le passage à l'alignement central, il y a quelques paires de mois déjà. On s'attachera à cela au compte-goutte. Pas comme si on avait le choix de la manière, d'ailleurs. Eh.


C'est fin d'été, et les moustiques sont de retour — l'inconvénient d'avoir plein de rizières pas loin. Les moustiques ? Et les araignées alors ? je ne sais : perdu le lien vers le mp3 — c'est que ça date, Paradoxe. On r'écoute les compos de temps à autres. Que deviennent JF & JC ? ... Qu'est-ce qu'on a pu être paumé en — 2003 ? 4 ? 5 ? Sans nos cahiers, la perception se fait diablement relative — peu de dates en mémoire. Tout est comprimé en quelques centimètres carrés et moultes circonvolutions.

Allez, un autre thé, et — qu'est-ce qu'on fait encor ici ? au boulot.