Gris Poli tique Et bla



Dimanche, au matin.

Il fait gris, il fait froid, et on a l'impression de l'écrire à chaque jour de bla.

La dépression va et vient. On ne s'amuse pas exactement. Bah.

On aimerait aller chez N&M à Nagano pour nouvel-an, histoire de changer d'air.


Fausses nouvelles ? La Corée du Nord inquiète. Fichage et abus de pouvoir du côté de la police japonaise, sous prétexte de lutte anti-terroriste. Suicides d'enfants. Tss.

Déjà cinq premiers ministres entre 2007 et 2010... Un peu moins d'un an chaque pour Abe, Fukuda, Aso, ça va se raccourcissant avec Hatoyama, Kan ne saurait durer bien plus long... Il est à peu près certain que la classe politique japonaise ne voit que midi à sa porte, et se fiche bien de l'état et de la société japonaise, où Aide-toi et le ciel t'aidera, est encore la mieux appliquée des maximes. — Bien sûr il y a des assistés (passez une journée à la Poste, qui se charge de la remise des aides & retraites, écoutez, vous verrez), mais bon, ça ne vaut pas le coup. — Le filet social japonais est un grand n'importe-quoi quand il est quelque chose. Le petit et grand patronat abuse de la main-d'œuvre et de service à très bon marché fournie par le système du baito et, dans une moindre mesure, par la petite masse immigrée. De leur côté, les citoyens font tout ce qu'ils peuvent pour tourner impôts et cotisations, avec l'aide complice de l'œil détourné des petits fonctionnaires (symptôme Ce n'est pas mon argent), car l'argent ne reviendra pas (retraite publique ? une bonne blague de 150 € par mois : allez survivre avec ça).

Construire — ou plutôt, ici, sauver — un pays, prend du temps, que les gouvernés ne sont pas prêts à donner (menés par le bout du nez par les media), que les gouvernants choisissent de ne mettre pas à profit — il faudrait forcer partis au pouvoir et d'opposition à collaborer, sous peine de mort. Le terme "d'opposition" est par ailleurs particulièrement bien choisi, son seul passe-temps étant de mettre des bâtons dans les roues de l'autre à fin de le discréditer et faire tomber. C'est vraiment un spectacle pitoyable et honteux.


Enfin bref.

Au passage, une lecture d'intérêt et réflexion sur le prix des livres anciens pour enfants.

Bon, on a promis de passer à l'expo Fyn. Peut-être tour dans le centre d'Osaka dans le même temps, où l'on n'a mis les pieds depuis long. Ah, le temps.

Allez.


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