Lundi Enfants-chiens Point-virgule Et bla




Lundi, au matin.

Le lundi, c'est un peu un second dimanche. Sauf qu'il faut éviter les heures de pointe. Mais je ne vois pas pourquoi quelqu'un irait prendre les transports en commun aux heures de pointe, volontairement. À moins d'avoir des passe-temps intéressants et inacceptés.

Ça plut comme vache pissa, hier, tout le jour. Dommage pour le marathon d'Osaka.

Et maintenant ? Au réveil, matin exceptionnel de soleil et brouillard, on en eut un semblant l'an dernier à la même période, de blancheur lumineuse insensée. Et là c'est votre jour automnal typique, clair, bleu, sec, diablement agréable.




Recettes de cuisine morale. Comment tenir les gamins ? leur donner un bonbon. Comment gonfler l'estime de soi de votre chien ? le laisser aboyer, porter des oreillettes. Dans les deux cas, la recette procure un sentiment de satisfaction et épargne bien des peines. Prendre garde, tout de même, aux caries enfantines et aux vanités canines.

Un de nos plus gros soucis : un mal fou à dire non. À fin d'éviter de déplaire, très probablement, et considérant que nos revendications seront forcément mésinterprétées et source de friction. Du coup, cela réduit considérablement la marge de négociation (toute conversation est un commerce — pensez donc aux usages de ces mots), et se conclut souvent de manière démesurément tranchée. Petits pas.

Il y a aussi ceux qui pourraient apprendre à dire oui. Ou à ne pas répondre. Ou à ne pas attendre une réponse. Ou à ne rien attendre de personne — histoire d'être agréablement surpris de temps en temps. Mais rhétorique que tout cela : les gens deviennent toujours plus ce qu'ils sont !

C'est intéressant, les conventions typographiques nationales. Pourquoi ce double espace de part et d'autre d'un signe de ponctuation à deux composantes en français, alors que les anglo-saxons n'en mettent qu'un, à droite?




Quelle place ça fera, quand les caisses de bouquins seront parties. Allez hop, plus qu'un mois, et c'est demi-vacances. On s'attaquera aux photos, si l'envie prend.

Fondations. Et (peu de gens savent lire et entendre, alors) une fois encore. Et pour ceux qui haussent les épaules, c'est qu'ils n'entendent non plus le "style de la prudence" (HTH2, 71).

Je ne connais plus ni le mépris ni la haine, mais parfois la crainte pour la disposition du corps, encore nécessaire à l'ouvrage. Et quand je dis que le roquet hargneux est un enfant gâté, c'est une simple lecture de l'échelle et une proposition de possible causalité.

La page de lecture, à tout le moins, avant d'éteindre la lumière,
pour faire la jointure et la coupure d'entre la nuit et le jour.

Allez.



Dynamisme




Les galeries marchandes construites dans les vingt dernières années de l'ère Showa dans les banlieues-dortoirs japonaises, c'est à dire dans une période de surconsommation, s'en prennent plein la figure à présent.

Sur la photo, une partie de l'étage de la galerie attenante au grand complexe commercial Panjo (Izumigaoka, Sakai, Osaka) : tous les emplacements sont vides, à louer, après un turn-over plutôt élevé, à présent nul, et pour cause. On soupçonne par ailleurs des loyers conséquents, inchangés.

Bah.


Parfois Quoi H2H Et bla




Jeudi, au matin.

Ç'a diablement rafraîchi, ces deux derniers jours. Par paliers, cette année : de 35° à 25 à la sortie de l'été, et là brusquement de 25 à 15. Enfin, ça c'était hier. Retour à 20°++, ce matin. Et ça éblouit : la porte-fenêtre est à l'est.

Café. Parfois la clope manque, comme à présent, quand il fait bon être et que le temps est flot.

'for me anyway, the whole idea of photojournalism, of heroics and objectivity, are so last century. / Passion and politics are where it’s at.' I love this guy.

Quel intérêt peuvent bien avoir ces pages pour autrui ?




Je ne sais plus pourquoi, ou pour quoi, on décida de n'afficher pas les dates de publication des billets. Éviter le côté cyclique des jours qui reviennent ? Une gomme ? Une épine dans une conception du temps utile, circulaire ? Un nivelage qui donne à voir des années comme un présent indistinct et trompeur ? un bel attrape-nigaud, en fait.

Qu'est-ce qu'une chronique ? c'est l'art de se faire des amis. ®

On a prit des années à enfin décider de ne pas lire un livre jusqu'au bout, faute à vouloir laisser le bénéfice du doute à l'auteur, et de chercher tout de même le grain à picorer, malgré l'ivraie. Et puis vraiment, on se rend compte qu'on n'a pas que ça à faire. Ça c'est une chose (et c'est plutôt la règle). Mais qui prend le temps et l'occasion de relire ? comme on r'écoute un morceau de musique jusqu'à le connaître par cœur.

On repense à J ces derniers jours. Quelqu'un qu'on enviait un peu, qu'on admire énormément pour un tas de raisons — par exemple pour le fait que jamais il ne médit de quelqu'un, et que rarement ses conversations avec d'autres serviront de bois à celle qu'il a avec vous — mais avant tout parce que, tout dans ce grand enfant de septuagénaire est aimable et d'intérêt. Je me fais une joie de.

On se rend compte chaque jour à quel point on a du chemin à faire.




Endless food for thought:

"Enfin, enfin on apprend ce que l'on perd tant d'ignorer dans ses jeunes années : c'est qu'il faut en premier lieu faire œuvre excellente, en second lieu chercher l'excellent en quelque endroit et sous quelque nom qu'il puisse se trouver ; qu'il convient en revanche de s'écarter aussitôt de tout ce qui est mauvais et médiocre sans le combattre [...]." (HTH2, Opinion et sentences mêlées, 183., Nietzsche souligne.)

"Le peu que signifient des suiveurs, on ne le comprend que lorsqu'on a cessé d'être le suiveur de ses suiveurs." (ibid., 367.)

Définir ces pages de bla : quelques notes mentales accumulées, pas les plus intéressantes, ni les plus drôles, mais mises en mot en quelques minutes, hop.

Et ça, c'est très touchant.

Allez.



A Lightbox for Blogger




C'est fait : une lightbox est à présent intégrée d'office chez blogger / blogspot, qui permet de naviguer entre les photos d'un même billet. Pratique pour les messages avec des dizaines de photos et peu de texte.

La lightbox s'ouvre en cliquant sur n'importe quelle photo (et rend par ailleurs superflu le tag target blank), se ferme en cliquant sur la croix en haut à droite (trop petite) ou en tapant sur la touche ESC.

L'option peut être désactivée via setting : formatting, pour ceux qui s'y entendent au sur-mesure.

Enfin de compte ? C'est joli, même si les photos sont un peu grandes, c'est automatique (du code en moins à se farcir) et standardise enfin la question de savoir que faire du clic image : une bonne chose de faite.


Blanc 25 Regarder Et bla




Dimanche, au matin.

C'est tout blanc dehors, il pourrait neiger travers les fenêtres, si n'étaient ces vingt-cinq degrés ambiants, comme on dit.

Les quatre jours qui séparent d'entre eux ceux de bla, passent à toute vitesse, comme on dit. Et dire qu'il n'y a pas si longtemps encore, on faisait un billet par jour. Inconcevable à présent. Et du coup, aussi, les photos s'empilent.

Un mug plein et un mug vide : laver le vide, boire le plein ?
ou en faire une photo intéressante ?




L'œil en train, et les mains : accessoires, tenue, mouvements, et parfois, trop souvent, cet eczéma aux articulations qui trahit le trouble d'en haut, du fait de celui d'en bas.

Question d'assiette et de convive. Les mets préférés passent en premier,
ou garder le meilleur pour la fin ?

Le jeu de l'uniforme, comme on dit de celui de la porte : la retrousse de la jupe, la portée de la chaussette, et les talons qui s'épaississent.

Comment s'arranger pour ne pas répondre ? répondre au reproche par le reproche. Enfants et politiques s'y entendent à merveille. Tout le monde en fait : tout est bon pour ne pas se regarder de face dans le miroir. Alors qu'il faut suivre le chemin d'Alice.

Pourquoi donc 238 px ?





File Avenue déconne parfois. Au sens figuré. C'est un peu embêtant pour l'exécution du script des menus déroulants, particulièrement sur AJB, car ici peu importe au fond. Edit : fileavenue.com c'est mort, semble-t-il. MDN aussi. Et Opendrive (anciennement Sigmirror) ne fonctionne pas correctement. Damn. Si quelqu'un connait un site de stockage décent qui propose liens directs...

"[...], c'est peut-être cela en fait : la disparition d'êtres infiniment curieux, merveillés et sensuels."

J'aimerais beaucoup avoir terminé les photos et fiches des bouquins restants avant novembre (impossible d'inclure les revues).

Et pourquoi pas 238 px ?

Allez.



Walls Murs Kabe (24)




Walls Murs Kabe (24)

Des murs, des murs. C'est comme si le monde était fait de murs.
Walls, walls. It's as if the world was made of walls.










Sucres Notes Et bla




Mardi, au matin.

Dehors, ciel d'automne splendide, d'un bleu blanchâtre d'un côté, profond de l'autre.

Mal récurrent à l'épaule droite : trop d'ordi. Il est temps de devenir gaucher pendant quelques temps.

Le cauchemar du ménager : les grains de riz séchés, collés au plat, à la spatule, à la baguette, voire au sol.

Café !




J'aimerais vraiment passer du temps à créer de belles pages web adhoc, with bits of art & all, ou sans rien du tout d'ailleurs, pourquoi pas. La gestion du vide, tout le monde devrait apprendre.

La quantité ingérée de glucides a significativement baissé en quelques années — elle est où, l'époque de la tablette de chocolat par jour, voire beaucoup plus ? c'est qu'ils ne sont vraiment pas forts en chocolateries, gâteaux — même si bien sûr il y a du grand luxe — n'ont-ils pas été champions du monde ? mais qu'est-ce que ça veut dire, qu'un Japonais soit champion du monde de chocolaterie ? rien d'autre que cela, et surtout pas que les chocolatiers japonais en général vaillent quoi que ce soit : c'est un peu comme un match de football, quoi —, bien sûr il y a du grand luxe, disait-on, pas forcément voire peu souvent de goût d'ailleurs, car un palais tricentenaire, par exemple, ça ne s'invente pas — mais rien de supermarché qui ne soit désespérément bidon, et relativement cher pour ce que c'est. Même chose pour les glaces d'ailleurs : la production est figée en Showa 55, et il faut croire qu'ils font outre-suffisamment de bénéfices comme ça, pas besoin de RD.

Enfin bref, on ne mange quasiment plus de trucs sucrés.




Quelques notes de lecture mentales, HTH2.

Il est intéressant, que N ne recommande pas l'apprentissage des langues à celui qui veut se consacrer à la réflexion (ça bourre le crâne de mots en double) — alors que lui-même en parlait au moins trois, dont deux mortes, il est vrai. Rapport au plaisir et à l'inutilité d'un demi-savoir.

Il est également exact qu'en nulle part de son œuvre on ne trouve l'idée que le moyen d'expression (la langue) influe le contenu exprimé lui-même (l'idée, comme on dit). Il y aura ceux qui savent ce dont je parle, et tous les autres. À étendre au cours de l'ensemble d'une conversation, d'un livre, d'une nation.

On commence tôt ce jour : à la douche.
Déjeuner aussi. Il reste du taco-rice : c'est chouette.

Allez.



Opinions et sentences mêlées Et bla




Samedi, au matin.

Ça pleut. Il y avait long. Les typhons c'est de l'histoire ancienne. Une grosse pluie d'automne avançant.

Ça tombe mal : juste quand c'est jour de lessive. On ne parle pas assez souvent de ces choses ménagères qu'on nous vend comme occupant la vie entière d'une frange non négligeable de la population, et que le reste de la population expédie en deux temps trois mouvements.

Fatigue appuyée, habituelle, aux causes constantes et diverses.

Café inchangeant.




Contemporanéité : quand la mémoire interne ne sait plus utiliser la mémoire externe.

Finalement on n'aura pas été faire un tour à Hokkaïdo.

L'insularité est pas pour les grands enfants. C'est également un poison pour l'un, un médicament pour l'autre. Ceux qui y voient un atout pour se défendre contre l'extérieur, périront. C'est qu'ils ne savent ce qu'ils sont. Réflexe de moribond. Les autres verront dans l'insularité la métaphore absolue de l'individu.

Mon ennemi : la femme au foyer. C'est qu'elle est menace, chaine et maladie contagieuse.

Le nez coule.




Que se passe-t-il sur Drink Cold ?
Ça prend un air de pente à la Candyland — vous vous souvenez ?

HTH2 est une sorte de pot pourri tripartite. Le fil rouge d'avec le premier volet : le souci psychologue et épigrammiste. Démarche d'intérêt : plutôt que de pondre une masse nécessairement confuse, décrire le tout en décrivant une multitude de parties, de manière laconique. Précisément ce qu'on fait ici.

Football : Samurai Blue / Tadjikistan : 8-0...
C'est un score de sélection pour la coupe du monde, ça ?
 Ah, c'était à Nagai.

Allez, au boulot.



Toilet Love in Japan




Les Japonais raffolent de ces recouvre-cuvette, qui sont en fait là pour vous chauffer les fesses en hiver quand on n'a pas de W-C bionique. Ça se trouve dans presque tous les 100¥ shops, logiquement pour 105 yens, et dans divers coloris tous plus horribles les uns que les autres. Made in China Sold in Japan oblige.

Sinon, photo presque en hommage à Araki (6e image sans compter la couv').


Tost-noir Passer Enfant Et bla




C'est lundi, mardi à nouveau, c'est le matin.

On se couche très tôt ces derniers jours, au tour de dix heures, et se réveille un peu avant six, profite du matin. C'est qu'il fait nuit noire vers 17:45, et c'est déprimant.

Fin du café de Clervaux, et retour au truc qu'on trouve dans les supermarchés d'ici.

Un peu faim.




Un peu partout, échec des modes traditionnels de transmission du savoir et des connaissances, à la fois théoriques et pratiques : famille (de grand-parent / parent à enfant), école (d'enseignant / livre à apprenant). La faute à une déresponsabilisation générale des adultes, probablement, qui ressemblent de plus en plus à de grands enfants, qu'il faudrait éduquer à leur tour.

Qu'est-ce que j'entends par enfant ? au premier chef, c'est celui ou celle qui dit Je Veux, drapé dans une superbe ignorance du monde qui l'entoure — comme un roi, ou un dieu. Ceci dit, un gamin c'est curieux et a soif d'apprendre ; le grand enfant, certainement pas — d'où l'inutilité de lui parler.

Ceci dit et par ailleurs, la proposition se file. Exemple ? L'enfant scientifique, c'est celui qui dit Je Crois, drapé dans une superbe ignorance du monde qui l'entoure. À son tour une métaphore pour d'autres types et genres.




Ah, les guerres entre "tatamisés", qu'ils soient otakus anciens ou nouveaux, japonisants ou non. Il y a ce truc très français, qui touche à l'Inquisition : chercher à nier et écraser l'autre au lieu d'échanger avis et informations entre gens ayant la même passion. De toute façon les tatamisés je supporte pas : ils font partie des enfants sentimentaux (cf. supra). Ah ah.

Ah, et une dernière volée de soldes à -15% sur tout le stock d'A Japanese Book avant de changer de continent à nouveau. C'est maintenant ou jamais : tout ne nous accompagnera pas outre-terre.

Mmmh, et s'il pleuvait, plus tard ? On serait bien embêté.

Allez, au boulot.



Terre Four Couleur




Une petite pièce de poterie originaire du côté d'Unnan, Shimane (Shussai).










Au soir Et bla




Vendredi, au soir.

Failli oublié que jour de bla. Les choses se fixent difficilement en tête, et beaucoup n'est qu'une succession de tâches qui s'anéantissent tour à tour, à fin de considérer la suivante.

On prend, par ailleurs, les vendredis pour des samedis, ces dernières semaines. C'est dire l'envie que tout se termine et reprenne.

Ce qu'il y a de bien à écrire au soir plutôt qu'au matin, c'est qu'on va pouvoir parler de choses radicalement différentes.




Comme les pieds puants d'un lycéen dont les ongles sont par ailleurs rongés jusqu'à la base.

Comme des histoires de PSP d'une main et téléphone portable de l'autre.

Comme des gamines fringuées comme des aguicheuses de luxe.

Commme la nuit noire dès dix-huit heures.

Comme ce reste de rhume et de toux, qui reprend au soir.




Toujours à avancer lentement, au rythme des trajets en train, dans HTH, relecture édifiante. On se souvient nettement de plusieurs passages, qui nous avaient frappé lors d'un précédent parcours. HTH est en fait un livre d'instruction, causé par la solitude. Il faudrait le remanier quelque peu. Et l'appliquer. Mais qui aura à la fois la volonté et les moyens de le faire ?

Les peaux de serpents apportent fortune, disent-ils.

Et je ne sais quoi encore, qui ne saurait tarder.

Allez.