Liberté Livres-Photos Shop Et bla





Mercredi, bien loin du matin !

Vent glacial ! même si ce n'est pas la Sibérie. On attend le mail de Pickford, Santa Fe passé ce matin, mairie pour la fin de la sécu, reste à passer aux impôts, et demain CGF Kyôto pour papiers. Tss.

Contrairement à tout le bla bla sur la liberté d'expression qu'a permis le développement d'internet, m'est avis que c'est l'un des lieux publics où l'auto-censure est la plus flagrante (si tant est que vous n'officiez pas sous pseudo ou anonymat : les lâches sont partout), toute opinion s'écartant de la norme étant systématiquement lynchée au nom de cette même liberté d'expression. On a lu quelque part que le degré de courtoisie internautique est fonction du degré de retenue qu'on applique à ses participations : un bel exemple pour notre argument. Si vous ne voyez pas pourquoi je ne peux pas vous aider.

Et quatre donuts choco de chez Lawson Hyakkin.




Ce début 2012 a vu fleurir sa cargaison de best-ofs pour 2011. Les livres de photographies ont eu droit aux leurs (eyecurious fait état de ces recensements et fait la statistique...) ; les photobooks japonais aussi (...avant de proposer les sélections de best-ofs de Street Level Japan)(sélections censément japonaises : on se demande pourquoi il y a tant de gaijins). Ça ne nous regarde qu'en passant (on fait dans le pas-neuf et pas-le-temps) ; mais il est juste dommage que toutes ces listes (il est dommage que liste tout court, d'ailleurs), et les goûts qui s'y affichent, font preuve, au contraire de tout ce qui s'y dit, d'un conformisme absolument remarquable (et les photobooks japonais qui arrivèrent dans ces tops n sont tout sauf une surprise : Kawauchi Rinko, et même ce pauvre Watabe Yukichi, mort depuis bientôt dix ans et avec une série de clichés photo-journalistiques désordonnés duquel on recréa une histoire et fit un happening médiatique). Et comment en serait-il autrement, en effet ? Qui fait tout cela ? Voyez du côté des producteurs de produits et producteurs de demande,  comme Martin Parr, Homma Takashi, Iizawa Kohtaro et confrères — qui sont en fait pour la plupart des sponsors de différentes générations de photographes (une tous les dix ans environ, cherchez l'évidence des noms) — et voyez du côté des critiques, des "spécialistes", comme ils se nomment (on se vend comme on peut)... Mais bon, tout cela c'est du buzz et business (buzziness ?), et ne mérite pas attention, même si cela fait mal et désole. (Parce que plein de gens passent à côté de trucs vraiment bien à cause d'iceux.) (Une discussion sur le ready-made du goût en matière de photobook, ce sera pour plus tard.)

Je me demandais également combien de livres les critiques reçoivent chaque année (cela dépend probablement de leur réseau, couverture et publicité)(la montagne de bouquins que d'aucuns venaient nous vendre, aux puces), s'ils sortent effectivement de leurs chemins battus et achètent eux-mêmes des livres pour leurs critiques, et, le cas échéant, s'ils le font de la seule façon logique, c'est à dire : aléatoirement — car personne n'a ni fonds ni temps illimité, et car un critique n'est pas un collectionneur ?





Je me souviens d'un commentaire, qui disait que les photos en noir étaient trop "photoshopées" (LRées, en fait) : il faut aller dire ça, par exemple, aux photographes japonais des années 1965-75. C'est là où l'on voit, en fait, ce qui est dans le vocabulaire (ou répertoire) visuel de chacun. Le sur-contraste, ça existait avant l'invention de l'ordinateur...

Photoshop, LightRoom, etc. : pallier les défauts de l'appareil-photo, ou pallier ceux du photographe ?

Ces vautours qui attendent qu'Untel meure avant de l'ériger en artiste capital et de profiter grassement, avec la connivence des critiques et curateurs, des œuvres achetées à vil prix du vivant de l'homme.

Totally agree with this really funny bit: The 'arrow to the knee' e-joke really, really aggravates me.
If you don't know what I'm talking about, you can still be saved.

Allez.



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