Fonds de tiroirs Tirages Retours Et bla


Mercredi, le mi-jour. Ça grisaille, il pleut, ne pleut pas.

À marcher le long des pelouses du parc, sauterelles plus ou moins volumineuses — d'aucunes feraient de belles grillades — s'envolent. La saison ?

La verticale se poursuit : c'est qu'il en restait, des choses de mai.

On poursuit le bentô à photos avec de moins en moins d'envie — changer la formule ? reconstruire, trier encor ? la table rase n'est pas loin. La forme immatérielle m'insatisfait de plus en plus. Faire tirer tout cela. Sur papier.


Par ailleurs, gros tri, hier, dans les restes des photos des mois précédents : on aimerait montrer tout cela ; mais ni place ni temps. Pour les quelques dizaines qui ne seraient dans ces pages, voyez, d'aventure, les back-ups — album de mai, album de juin, album de juillet.

Ça prend un temps, toutes ces bêtises.

Va et vient d'envies et désenvies de casanerie et promenades impromptues — luxe du loisir et du désœuvrement.

Odeurs fortes et chimiques, du rafisto-constructeur de mobilier du dimanche et voisin, dont le balcon est l'atelier.


Lectures, relectures, vu, revu, intouché, plongeant.

Il y a un an,
c'était JNTO, Nara, Aso, âge, couche, accouche, baguettes en folie, Osaka.
Il y a deux ans,
je ne sais.

Mal au dos, ces derniers jours — âge, ou computerite aigüe ? Le sac en bandouillère n'aide pas guère.

Longue journée devant soi. Fatigué par avance. Le manque de sommeil joue. La compagne en somme et travers de futon, aussi.

Allez.


念照寺 Nenshouji (2)




Un air de déjà-vu ? Allez, avouez : vous avez déjà oublié.

J'avais fait part de l'impromptue promenade du côté du 念照寺 Nenshouji, il y a un temps certain, dont nous avions trouvé les portes closes, tout en appréciant les éléphants et la délabre.

Eh bien, on y est retourné,




par étroit chemin,




l'agréable délabre était toujours de mise,




sous quelqu'angle qu'on la veuille bien voir,




ou sous quelque couleur que, d'ailleurs,




oui oui, le plafond du portail était encore debout,




les éléphants faisaient la nique ;




mais, ce coup-ci, la porte était ouverte,




une porte qui, comme toute porte respectable, a recto, verso,




et donne sur un petit espace et jardin —




moyennement bien tenu d'ailleurs, mais on ne va pas chipoter, ça a son charme, et la végétation en tsuyu, c'est pas du pissenlit — devant le temple.




Pas âme à l'horizon, si n'étaient signes : linge en sèche, eau sur le seuil.




Un petit tour,




et puis s'en vont,




l'ors que d'autres restent et poussent.




Je veux grimper à cet étage.




Ah, une cloche.




Et la muraille de terre et de bois.




Les passantes.




L'arrière du domaine est touffu ;




on n'y peut aller.

Reste que c'est le genre de détour qui ne lasse, et que j'aimerais pouvoir plus souvent faire.



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Lundi Trace Tar Et bla


Lundi, matin. Gris dehors. Ah, éclaircie travers les nuages.

On se traîne des saloperies dans les poumons. Les clopes au Japon sont plus fortes qu'en Occident — ce doit être à fin de s'assurer qu'on ne décroche pas. Envie et désenvie d'arrêter le carnage.

Verticale ou quasi photographique, ce jour — c'est qu'on trie et sort l'abondant. Le lecteur attentif aura remarqué pourquoi, je suppose.

Avancé dans pas grand-chose, hier — ou plutôt : on n'en voit le bout.


Qu'est-ce que c'est le lundi ? début ou fin de la spirale ?

Et quel sont les facteurs décisifs qui font mettre, au fabricant, plutôt le dimanche ou plutôt le lundi, en début de ligne calendaire ? Commencer la semaine par de la chôme, ou la clore ?

Ce matin, alors que je toussais au fond du lit, je me suis dit que le système était tout de même bien fait : école obligatoire pour libérer les gens (Condorcet &c.) — en fait préparer l'asservissement. Et la régulation des déplacements, par le contrôle étatique. &c. &c. Étrange mélange, peu rassurant.

Ah, on aurait dû faire couleurs, ce jour — distraction.


On poursuit cet exercice pour soi d'intérêt, de fouille systématique dans les archives — qu'a-t-on laissé comme traces ? Il y a le cahier de papier, aussi, différent, forcément.

Il y a un an,
c'était JRP, Kyoto, iwashigumo, souvenirs de voyages, livres, Abenobashi, oden, undokai.
Il y a deux ans,
rien qui demeure.

Herbal tea, omiyage du Colorado — excellent. R'envies de traverse américaine.

À la douche.


JapanCityLightsSeries (4)


Quelques lumières et la dance.












Shiro Kuro Bing Et bla


Samedi, fin d'après-midi. Belle journée encor — je parle du temps.

Un peu la flemme de tout, ce jour. Boulot, ci et là, livres et cours, néanmoins — parce qu'il faut bien, n'est-ce pas.

Un des avantages de bosser avec des gamins, c'est qu'au moins eux — contrairement au reste de la planète — s'amusent et rient d'un rien. La bonne humeur et l'insouciance, ou plutôt l'insoucis d'hier et de demain, c'est communicatif — même si ça ne dure qu'un temps. Garder cinq-six ans en tête.

Pour l'heure, mmh — on verra plus tard.


On n'avance pas guère dans quoi que ce soit.

Un corbeau se moque.

On ferait mieux de siester.

Écrire ces trois lettres pour Tokyo.

Courser pour le dîner.


De ces mots qui ne veulent rien dire : invivable.

Un petit tour en Lituanie ? Pourquoi pas, eh ?
Une belle moustache, des photos, des photos.
Où sont les sources ? Qui est encor là ?
No Englishman in Vilnius ?

Le dimanche devrait s'étaler sur deux jours.
Ou trois.

Allez, continuation de ce que : on ne faisait que passer.


Kitanoda Sakai City Osaka 大阪堺市北野田 (2)




Un autre jour d'été, où l'on arrivait bien en avance, on se prit à faire long détour, grimper colline, et flâner parmi petites rues et grandes artères.




Maisons vieilles et moins vieilles, de même que les gens, parfois.




Ne penser pas à l'araignée qui tissa la toile.




Ah ? non, ce n'est qu'une grand-mère.




Choses d'impasses.




Et toujours ces fascinantes sommations d'arrêt.




Et une bien jolie petite pas si petite, en numéro d'équilibriste, absorbée qu'elle est, à vélo, par la rédaction d'un e-mail sur le téléphone portable.




Dès qu'on sort de la ville-ville, les trottoirs se font plus rares — et très souvent l'on marche au-dessus du tout-à-l'égout, recouvert par de lourdes plaques de métal.




Le Tchitchikov de Gogol est passé par-là ?




Cherchez l'erreur dans la photo suivante.
Si vous ne voyez pas vous êtes vraiment nuls, peuh !
(Provocation gratuite)




Pylônes et cheminées — on est de retour vers les zones par soi déjà parcourues.




Une architecture détonante, au passage, sur un coin. Qui a mal vieilli.




L'un des nouveaux lotissements. Ils font penser à un Disneyland fantôme, propre, réglé, identique et vide.




Un peu plus loin, les rizières : c'est la saison des grenouilles.



Tu me cherches ?

Parce que si tu me cherches tu vas me trouver, hein.




Et Jésus leur dit : Multipliez-vous !




C'est fini les amis.


La première partie est toujours là, si vous ne savez que faire.