Japanese Photobooks : Insight (4)



Quatrième aperçu !

On poursuit dans la photographie japonaise, on poursuit dans les portraits, en noir et couleur, d'il y a une centaine, ou quelques dizaines d'années, avec, dans le désordre :

YOKOO Tadanori
NINAGAWA Mika
INAMURA Takamasa
ISHIZUKA Saburo
NATORI Yonosuke
ARAKI Nobuyoshi
KIMURA Ihei
TATSUKI Yoshihiro.

D'autres extraits en cliquant sur les photos.

Bonne promenade.











Haruyasumi Vrac Choses Et bla



Mardi, au matin.

Plutôt soleil, plutôt frais, et une petite semaine de "vacances", ce qui veut dire pas de cours, tout le reste étant égal par ailleurs.

On passe en vitesse, déjà onze heures, levé trop tard, plein de choses à faire.

Hier Nagai Koen pour entraînement de l'équipe de foot japonaise pour ce match en faveur de la T.T (Tohoku Tragedy). Il y avait long : on a pris des photos. Et y a pas à faire : j'aime prendre des photos. On tentera de ne pas laisser passer six mois avant l'édition. Enfin bref.

Ah, et en vrac, de ces derniers jours :


Mister Kan qui dit Tout ira bien Les Japonais ont l'habitude de tout reconstruire en partant de zéro (cf. WW2). Sauf que bon, cinquante ans de consumérisme à outrance et de société d'assistanat, ça rouille un caractère national supposé. Et puis, bon, je me demande bien ce que Kan en sait — ou alors il avoue par là en avoir profité à gogo, comme tant d'autres (cf. Hatoyama et l'affaire des prisonniers de guerre).

Une chose est certaine : les Japonais pressentent très bien (et très justement) que s'ils attendent quelqu'aide de la part du Pays et de ses Représentants, ils se fourrent correctement le doigt dans l'œil.

Qu'on arrête avec le "courage", la "patience" et l'"humilité" — alors que c'est l'inertie causée par l'attentisme de ceux qui ont l'habitude de faire ce qu'on leur dit de faire (les consommateurs idéaux), et qui ne reçoivent plus d'ordre.


Reste que, ça y est, on s'aperçoit, qu'ici et là, des coffres-fort de banques ont été vidés entre temps. Bah, les media réussiront bien à mettre ça sur le dos des gangs chinois ou coréens.

Et les morts, qui ne peuvent pas être incinérés à cause des files d'attente, sont enterrés — alors qu'ils sont Japonais ! enterrés ! quel malheur ! et leur devenir-bouddha ? rapporte-t-on.

Le café est froid : micro-onde.

Le Generation 13 de Saga dans les oreilles, il y avait long, r'envies de faire un groupe de rock, trouver un adaptateur pour le pédalier rapatrié, on s'achèterait bien un micro.

Allez, direction AJB.


Konnichiwan! Arigatousagi! AC Japan Crisis Ads




Voilà ce qui passe littéralement en boucle à la télé, en place des pubs qui encouragent à se murger ou à se doper, c'est à dire 80% des publicités : Le voyage de la politesse.

Ce sera sans aucun doute cette page de publicité, non pas le désastre de Fukushima lui-même, qui marquera le plus les populations peu ou pas concernées par le quake-tsunami-nucléaire au Japon.

Ah, avec ces deux autres, dans la foulée :






(avec, sur YouTube, un commentaire parodique très bien vu : ... "c'est l'écho ? Non, c'est Toden".)

Au passage, AC = Advertising Council.
Oh, une page en anglais.

Ceux qui se demandent pourquoi il faut rappeler aux Japonais la politesse élémentaire, n'ont qu'à prendre le train, marcher dans la rue, aller au supermarché, observer.

On m'arguera le RER B. Je dis C'est pas pareil, la sauvageonnerie et l'indifférence.

Enfin bref.

Bien long Quoi Passage Et bla



Vendredi, au matin, en vitesse.

Plutôt ensoleillé,
même s'il fait sec et froid, en retour d'hiver,
même s'il est censé pleuvoir, plus tard.

Nouvelles dissolues, d'ici et là,
guerres, famines, et quotidiens nucléaires.

Donuts, café.


Il faut s'en retourner
à l'informatif à dos de cheval.

Où passe donc tout cet argent de collectes nationales, internationales ?
Qui profite, ce coup-ci ?
Qui contrôle les contrôleurs ?

Une ère de la délégation.
Histoire de se réconforter, mentalement.

Bientôt le weekend.


Bientôt, aussi le
Salon du livre ancien de New York / NY Antiquarian Book Fair,
où l'on aimerait flâner.

Il y a bien long que New York.

Il y a bien long que beaucoup de choses.
Et tout est choix.

Allez.


Treize 21 Trucs Et bla



Lundi, treize heures, déjà.

Ça pleut, c'est gris, c'est froid, c'est moyennement drôle.

On vient de terminer un update d'AJB, du détail sur le bentô, empiffré de gâteaux au chocolat tout le long, et café, envies rongeantes de clope, dos et épaules en nœud.

C'est férié aujourd'hui, je ne sais plus quoi, et ne change rien à notre emploi du temps, de toute façon.

 Eh.


Tiens, r'essayons avec des photos XL, histoire de voir si on rentre dedans, ou si le blog ne flotte pas trop.

Journalisme : sauter du coq à l'âne, du Japon à la Lybie, ou sauter le coq et l'âne, le mentionné et le lecteur, ou l'un saute l'autre, qui sait. Bah, ça explose des deux côtés.

On en blattait tantôt, C'est moins le manque de sources "objectives" (trouvez-moi une source qui ne soit pas subjective — sans jouer sur les mots comme les épistémologistologues, hein : encore un couple de mots qui ne renvoie à rien et pose des problèmes inexistants) que celui de sources désintéressées. Ah, l'intérêt, le désintérêt, le principe de doute et la véracité...

On rentre en France fin juin, semble-t-il, pour une dizaine de jours.

Qu'il fasse beau, chaud.


En parlant du bentô, sentiment qu'il faille changer de look. Un truc qui cloche.

À part ça, le temps de rien (de ce qu'on veut, voudrait, peut et pourrait, n'est-ce pas). Envies de continuer cette série de pop-ups érotiques.

En pleine traduction du catalogue des L.A. pour la foire du livre ancien de New York, qui arrive vite. De chouettes trucs.

Moi aussi je veux faire et fabriquer plutôt que.

Allez.


Drame Presse Japon France Et Bla




Samedi, au matin.

Soleil encore, il fait bon dehors et dedans, c'est agréable.

À la télé, les réfugiés, les hélicos et la centrale de Fukushima ont peu ou prou disparu des programmes. Il faut croire que cela va (possiblement) mieux, que les gens non touchés par la triple catastrophe et foutoir monumental jishin-tsunami-nucléaire, en ont assez, et veulent retrouver leurs émissions abrutissantes habituelles, et que les chaines de télé veulent recommencer au plus vite à vendre leurs plages de pub à plein tarif (annonces d'intérêt général et soft ad, depuis une semaine).

Remarquez, il vaut peut-être mieux, à voir les vagues de panique des gens à l'étranger et des gens étrangers, déclenchées très-irresponsablement par les chiantes de mouche pondues par les journalistes et relayées, exemplifiées, amplifiées par les media divers et variés, à commencer par ce puissant vide suceur de cervelle qu'est la télévision.

C'est une chose, les gens dont la maison fut rasée, encore vivants, qui s'en vont. C'est une chose, les expatriés rapatriés par leur entreprise. C'en est une autre, les gens qui cédèrent à la panique à écouter les infos françaises ou autre, et prirent le premier avion ou l'un de ces charters affrétés, à grande perte personnelle le plus souvent, pour je ne sais où, avec leur famille ou pas.

Ben oui, ils ne sont pas dans la situation des journalistes, justement, qui, après s'être bien vendus (ben oui, le but d'un journal télévisé ou imprimé, c'est de se vendre, saviez-vous), changeront simplement de sujet, et iront monter d'autres œufs en neige, avec en brassard ce fameux "droit à l'information", pour payer les factures du mois prochain.

En parlant de factures, dans plusieurs messages on me dit que la situation forcément change les priorités. Eh ben non, les priorités ne changent pas, voyez-vous. Il faut toujours payer le loyer, les cotisations santé & retraite, les factures, la bouffe, les restaus avec madame, etc. Alors on bosse. Normal, quoi.

Parce qu'aux dernières nouvelles, qui datent d'avant la télévision, c'est toujours le fric qui fait tourner le versant humain de la planète Terre. C'est une catastrophe bien pire, mais c'est comme ça.

Sinon, les survivants japonais qui font la queue pour eau et nourriture, etc. Imaginez ça en France : je vois déjà les bousculades, les gens qui s'énervent et crient, les bagarres, la violence et les forces de l'ordre qui interviennent pour le rétablir, je vois déjà un spectacle ridicule incitant à une pitié qui devrait avoir autre objet et raison.

Allez, une formule vide : Entre désinformation et surinformation, qui croire ? Car c'est bien beau, également, de mettre la faute sur le dos exclusif des journalistes. La faute aussi aux gens qui les lisent, les écoutent, et prennent leurs défécations sensationnelles pour paroles d'évangiles. Remarquez, si vous faites confiance aux déclarations du gouvernement japonais ou de Tokyo Denryoku, vous vous fourrez tout aussi également le doigt dans l'œil : il n'y a pas une seule source informée qui ne soit intéressée. Qui peut s'étonner que ToDen (dont le but ultime est de vendre de l'électricité à profit) ait tardé à verser de l'eau de mer dans le réacteur ? rendre la centrale inopérante est l'équivalent d'un suicide corporatif. Enfin bon, je fais confiance au gouvernement présent ou prochain pour, en contrepartie, lui confier de nouveaux marchés. Comment ça c'est de la collusion ? Non non, c'est normal. Et WikiLeaks qui nous apprend que le gouvernement a enterré des rapports annonçant les dangers des installations nucléaires japonaises ? Qui s'en étonnera ? ...

Enfin bref.

Que ceux qui en France et ailleurs s'inquiètent, se rassurent : s'inquiéter n'a jamais changé grand-chose. Il y a toujours plein de sans-abris et de chômeurs, de malades terminaux et de suicidaires,et que sais-je, des gens qui ont réellement besoin d'aide, tout comme les rescapés japonais, juste à côté de chez eux, et c'est là qu'ils doivent employer leurs forces et moyens, pas à l'autre bout du monde. Enfin, s'ils souhaitent vraiment faire quelque chose pour autrui, n'est-ce pas. Ou alors qu'ils se lancent dans la politique, accèdent au pouvoir, et dévoilent et décapitent du haut — car c'est cela dont la politique a besoin : de dévoileurs et de décapiteurs — transparence et probité. Mais bon, là c'est moi qui divague.

Allez, en souhaitant un bon weekend aux quelques uns et unes qui passent par ici,
et au boulot.



Français Nucléaire Japon Kansai Et bla — pas



Vendredi, au matin.

Soleil timide, nuages, froid. Hier alternance très-marsienne, entre tempête de neige — à Osaka! — et chaudes éclaircies vernales.

Du 13 au 18, c'est déjà une semaine, l'anniversaire est proche — c'était vers quatorze heures, ce premier tremblement de terre qu'on ne sut ?

Café.


On dit à présent que tout se décidera dans la prochaine quarantaine d'heures. Deux huitains pour l'occasion :

On verse des sceaux d'eau de mer
sur un réacteur nucléaire.

Qu'on ne m'en veuille de ne m'étaler : ayant pensé droit pendant trop long-temps, j'ai perdu par là-même la plupart du panel des sentiments supposés humains, et ne ferait que choquer. Lisez plutôt :

Madjid, M. Dersot.

Par ailleurs, et ne sais pourquoi, étant enregistré, je n'ai jamais reçu de courriel de l'ambassade. Bah, pas de départ prévu, de toute façon.


Café encore.

Sinon, tout continue inchangé, la situation est par ailleurs un désagrément certain pour ceux dont la vie était faite d'amusements quotidiens, on cesse d'en parler, veut plaisanter comme si rien — car rien, en effet, à Osaka, et ça vend, ça consomme, de "mauvaises" gens ont même fait des stocks de lait et couches pour bébés qu'ils revendent au compte-goutte, cher, aux mamans qui craignent et se préparent, ça profite ou ça peut, on importe des kits de survie, se montent de faux sites de don aux victimes, etc. : inchangé, vous dis-je, le monde commerçant.

(Leçon de quand on était à Belgrade, entre deux états de guerre : les nouveaux magnats sont ceux qui eurent la présence d'esprit de trafiquer — carburant et nourriture, principalement, pour ce qui nous intéresse, car les armes au Japon c'est pas trop ça, et pas même le risque de se faire descendre à vue : tout bénéf'.)

Allez.


Boum Piles Echec Rentrer Et bla



Mercredi, au matin.

Grand beau au réveil. Et ça se couvre, ça se couvre, ça vente et ça se couvre.

En sus d'un jishin et tsunami à déraciner les vaches, on s'achemine tout doucement vers un Tchernobyl japonais bien comme il faut, avec une centrale nucléaire qui fait des pets atomiques et fuit de-ci de-là. Tiens, une chose qui se moque bien des théories sociales, économiques, politiques et autres : la croûte terrestre. Et des myriades d'autres choses encore.

Plus sérieusement : quand on aura tout fait sauté, tué les trois quarts des êtres vivants et organismes divers, on arrêtera peut-être les conneries ? ... Faut pas rêver non plus. Le profit immédiat de quelques uns ('faut pas se leurrer ma bonne dame, pourquoi croyez-vous qu'on a construit des centrales nucléaires ? pour votre confort obligé et notre profit fait) justifie tout.


Les gens se ruent dans les supermarchés pour acheter des piles électriques, des ramen et de l'eau en bouteille. Je parie qu'ils firent la même chose en 1995. Quitte à faire ce genre de chose, ils feraient mieux d'assurer leurs biens et personne.

On oublie ALT : recalé, on se demande bien pourquoi (aucune expérience en école publique, probablement). Bah. Anticiper c'est s'épuiser pour rien. (Bis.)

Bon, on fait quoi maintenant ? on continue.

Il faut que je me coupe les cheveux.


Renvies puissantes de cigarette.

On me dit, me conseille, m'intime de rentrer, vite vite, au pays.

Se calfeutrer dans ce courant d'air qu'est un appartement ou maison japonaise ? la bonne blague. J'en veux d'autres comme ça, histoire de sourire un peu.

En attendant, c'est l'empressement quotidien, et l'on voudrait du temps pour soi. Personne n'a ça sous le bras ?

Allez.


One Japan, Well-Quaked, Please : Tremblement de Terre, Tsunami, Etc.




Il fait très beau ce matin.

Hier on est allé se manger un tonkatsu dans Panjo — il y avait foule incroyable dans les restaus du cinquième étage, surchauffé, et les familles, les groupes de mamies, les couples.

11/03/11, etc.

Vendredi j'ai eu le sentiment d'un vertige — tout à fait probable étant donné l'état d'avancement de la fatigue et du stress — qui se trouva être, ai-je appris plus tard par un élève, le balancement de l'immeuble dû au résidu sismique du tremblement de terre qui secoua le Tohoku — le nord, nord-est de l'île principale Honshu —, épicentré au large de Fukushima.

Dans la foulée, une vague de 10 mètres — tsunami, comme on dit même ailleurs qu'ici — balaya les villes côtières sur des kilomètres, une dizaine de milliers de morts. La cerise sur le gâteau, c'est la centrale nucléaire de Fukushima, explosion de murs, fuite, des irradiés.




Puis secousse au large d'Ibaraki, Tokyo et Yokohama bien tremblés, grosse peur, peu de dégât matériel, la plus grosse gêne ayant été l'interruption des transports en commun. Puis nouveau séisme dans les montagnes, autour de Nagano. Et répliques, ci et là.

Le monde fut abreuvé d'images bien avant moi, à lire les courriels inquiets qui m'attendaient au retour du boulot. Désinformation certaine, décrivant le Japon rasé, ruiné, tué, ground zero, etc. Bah, sans surprise ici ou là : ce qui compte c'est l'audience.




Car pour tous ceux qui, au Japon, ne furent pas touchés par le séisme, ne reste qu'une chose à faire : se planter devant la télé, qui régurgite les mêmes images et commentaires en boucle — On nous apprend qu'une sorte de Boum fut entendu aux alentours de la centrale, je répète, je répète, —jusqu'à plus soif et l'on s'endort devant.

Le plus impressionnant dans ces images, c'est Fukushima et villes environnantes, littéralement rasées. Les seuls bâtiments encore debout, ce sont les typiques mastodontes années 1970 en béton : hôpitaux, écoles, quelques HLMs. Tout le reste — vous savez, ces maisons japonaises modernes, en bois, construites pour rien et vendues très chères, et d'une durée de vie avouée d'une quarantaine d'années — a beau être censément aux normes anti-sismiques (comme si quelqu'un était là pour vérifier...), eh bien on sait à présent que c'est de la paille face à une grosse vague qui emporta les voitures comme des fêtus empaillés (10 mètres c'est une hauteur de 3-4 étages ; si vous tentez d'imaginer la chose, comptez à partir du niveau de la mer, pas de la route, histoire de relativiser un peu), et que les fondations laissent à désirer. Il ne reste rien.




On eut droit, aussi, au rebelote de la scène — scandaleuse — du survivant sur un toit de maison, un débris flottant, qui attend désespérément les secours... alors que l'hélicoptère de la télévision fait de jolis cercles autour à fin de n'en manquer une seconde.

Et ces journalistes qui questionnent tous ces gens, le pire ayant été, je crois, cet homme qui venait d'être balayé par l'eau sur des centaines de mètres, avait rejoint le sec, tremblait, pleurait, mouillé, une couverture, se demandait où était sa famille — et les vautours de cameraman et intervieweur en questions incessantes.

Ces gens, et bien d'autres de la même engeance, qui vous diront très-certainement qu'ils ne faisait rien de mal, qu'ils ne faisaient que leur boulot, méritent d'être décapités pour harcèlement psychologique et non-assistance à personnes en danger.




Les autres ? J'entends qu'on veut envoyer une grosse somme à la mairie de Fukushima, qu'on rapporte des provisions de l'étranger, qu'on voudrait aller aider sur place, j'entends aussi

同じ日本なのに、ドラマみたい。
Ç'a beau être le même Japon, j'ai l'impression de regarder un feuilleton télévisé.

C'est exactement cela. Éteignez vos télévisions, vos radios, internet et touch phones.

Ailleurs et ici, le commerce continue de tourner. Les home centers survivants dans le Tohoku font fortune en vendant des piles fabriquées en Chine, et les supermarchés à travers tout le Japon vendent des bouteilles d'eau plate comme jamais. Tout va bien.



Froid Voile Do Photos Et bla



C'est vendredi, au matin.

Un soleil voilé, derrière nuages sur ciel et buée sur vitre. À nouveau des températures irrespectables, qui donnent au corps l'envie d'hiberner, à l'esprit la désenvie.

Se couper les ongles.

Le dernier succès du Lawson 100 yens du coin : les doughnuts nappés de chocolat.


Et demain c'est entretien. Il faut encore aller à perpét'. Bien envie de le foirer, vu comme ça me stresse cette responsabilité machoman maritale. 'Faudra sortir un bêtisier, un de ces 4.

Ah, chercher ces foutus horaires de bus.

Plus on met un mot en avant, plus il faut se douter que ce n'est qu'une cosse vide.

Ah, déjà plus de café : rebelote.


On a bien envie de déménager dans un autre coin du Japon, voir du pays, comme on dit. Un temps ici, un temps là. Bouger. Quoi qu'on préférerait bien du soleil, là.

Oooooooh, Osaka !
en diorama par Nishino Sohei.


Le dernier opus de Frédéric Gautron !
in shadows.


Allez, on s'habille, et direction le Lawson pour les donuts !


Temps TV ! Et bla



C'est mardi, c'est le matin !

Il n'en reste pas des masses ! du matin.

Trente-six minutes pour être exact !

Mais l'exactitude ne sert à rien ! car le temps passe ! Pour ainsi dire.


Car bien sûr le temps ne passe pas ! La preuve ? expliquez moi "le temps qui passe", je vous prie ! Les interrogations sur la nature du temps etc. ? la faute à plein de gens qui prennent des mots qui ne veulent rien dire pour argent comptant ! alors que l'argent c'est louche ! le même plein de gens qui prennent l'argent pour argent comptant ! et le temps !

Les mêmes qui regardent la télé ! je sais, je vous ai vus derrière votre écran et moi derrière derrière !

Café !

Oh, une bonne nouvelle ! Comme des p'tits pains, j'vous dis ! pas même le temps de faire les updates habituels.


Southsiders is such a great bikers' page. Feels like leaving 'n going venture somewhere every time. Which I eventually don't end up doing, of course. A weak mind's fault!

I want all of you to get up out of your chairs. I want you to get up right now and go to the window. Open it, and stick your head out, and yell - 'I'm as mad as hell and I'm not going to take this anymore!'

Ah, Network. On devrait obliger les profs à passer ça en classe !

Allez, à la douche !


Mars Sortie Froid Et bla



Samedi, au soir.

Ensoleillé et frais, ce jour. Froid la nuit, à nouveau. À l'ombre de même, sans surprise. C'est là qu'il faut dire 三寒四温 ou des choses dans le genre, histoire d'amuser la galerie, puisqu'on est payé pour ça.

Fond de café de ce matin, qu'on n'eut le temps de finir tantôt.

Faim.


 Sortie chez mamans d'élèves, deux copines, et trois gamins, friandises, hélicoptère et ballon, une chouette table à manger, sans sièges séparés, comme dans certains restaus : je veux la même. Papotte légère, plutôt bon moment, qu'on remettra un de ces quatre.

Après avoir élevé les gamins quelques années, les mamans en petit boulot à temps partiel au Lawson du coin. Quand on vient de terminer la lecture du Losing Out de Sue Lees, ça fait écho.

Journée passée à toute vitesse, gestion sur AJB — je ne sais pas quand on pourra s'occuper des notices —, pas eu le temps de déjeuner, métro, vélo, et nuit déjà.


Difficultés, mésinterprétées comme toujours, au réveil, récemment.

Mauvaise idée d'avoir pris un aspirine vers onze heures : les bobos d'avoir joué avec les gamins pissent le sang. Bah.

Une ligne qu'on ne sait comment remplir. Alors qu'on a toujours trop de vouloir dire quand on y pense. Mon cahier de prise de note mentale est plein, faut-il croire. Bah.

Allez.


Pluie Broccoli Mari Et bla



Mercredi, au matin.

C'est gris, c'est pas très enthousiasmant.

Période broccoli, ces derniers temps.

 Et café à présent.


Ça pleut beaucoup, ces derniers jours : au moins ne fait-il pas trop froid.

Ça parle de conception du mariage chez Jud. Il y avait déjà des choses de Sodome et de Gomorrhe ici, et leur contrepoint ironique là. Enfin bref.

R'envies de voyages, sans ordinateur.

Scandale de triche au téléphone portable aux examens d'entrée aux universités japonaises, et la recherche habituelle et stupide de qui doit prendre responsabilité (même la police s'en mêle). Ils n'ont qu'à virer ces QCMs et leur filer des dissertations de deux ou trois heures minimum. Mais ça donnerait du boulot aux correcteurs, n'est-ce pas.


The Daily Kogei: Japanese Traditional Arts n Crafts by M. Dersot. Ou arts et artisanats traditionnels japonais, également en français. Faites un agréable détour.

On commence tôt ce jour, le temps de rien, comme souvent, et moins encore.

Moins que rien, c'est pas grand-chose. Eh.

Allez.