Tatami !




Vous cherchez une maison ou un appartement au Japon ? Un conseil d'ami que personne ne vous donnera et que vous n'entendrez pas : ç'a beau être trop "Japanese Touch", Gaijin Oshare, Exotic Japonisme ou que sais-je encore, fuyez les pièces à tatami — vous savez, ces fameuses 和室. Et comme la peste. C'est sûr, on peut trouver que ça sent bon (pendant deux mois) ; mais ça demande un entretien certain, ça part en morceau quand on marche dessus (c'est de la paille), ça ne supporte pas l'exposition au soleil, ça pourrit tout de suite en été (merci l'humidité) et sert de maison de joie pour acariens, puces et champignons divers (bien plus que votre moquette angora préférée). Si vraiment vous ne pouvez y échapper (les promoteurs immobiliers ont l'idée saugrenue d'en faire même un argument de vente, et une certaine idée de la respectabilité nippone : tout est dans l'image, si vous ne saviez pas), n'en faites pas une chambre à coucher. Dites-vous aussi, si ça vous rassure, que certains Japonais ne veulent pas en entendre parler — c'est un peu comme les futons, en fait, et tous ces Japonais qui ne jurent que par le lit occidental. A bon entendeur, etc.

Remarque en passant. C'est intéressant, et ironique au plus haut point, cette appellation récente de tatamisé, pour dire : étranger entiché de Japon, qui ressemblent à ces nouvellement-convertis, zélotes immodérés, vous savez, l'expression avec le catholique et le pape. Au passage, je me demande bien pourquoi on fait appel à la religion pour dresser des métaphores stigmatisant des caractères irrationnels, hallucinatoires ou psychotiques ? Mais bon, c'est comme tout : pourquoi pas. N'est-ce pas.


Choses d'été Choses de rien Et bla




Dimanche, au matin.

Chaud, cigales pour ce qu'il en reste, c'est à dire assez peu.

L'intuition de connaissance est souvent un souci incessant de la cause.

S a un torticolis. C'est venu comme ça au petit-déjeuner.

Café.




Le gecko qui traîne la nuit au plafond de l'entrée a fait un petit.

À chaque fois qu'on voit un Woody Allen plutôt ancien que récent, on se dit qu'on aurait beaucoup aimé faire psychanalyste. Filon manqué, faute d'occasion, encore un ! à côté d'entomologiste, illustrateur, dézaïneur, ou que sais-je encore.

À force de pouvoir être trop de choses, on finit par être presque rien ! et comme on devient toujours plus ce qu'on est, ...

C'est facile de trouver torts.




 Alors, ce sera qui, ce nouveau P.M. ? Non que cela change quoi que ce soit. Ils veulent un "leader', eh ? Espérons tout de même qu'il passe la barre des six mois. La politique de (très) court terme, ça n'a jamais donné rien de bon — pour les gens, n'est-ce pas.

On s'est refait HachiKuro — ça ne passe plus. En revanche, rebelote de Return of the Condor Heroes (Ch, 2006) : qu'est-ce qu'on se marre.

Bien sûr, on bosse comme un fou cependant : multitâche, voyez-vous. Pas le choix, non plus : le temps presse.

Allez !



Cigale vivante Araignée morte




L'autre jour en rentrant d'aller voir le dernier Potter,
on tomba sur une cigale en sortie d'exuvie.
C'est vert pâle et plus joli qu'en version marron.
(Remarquez au passage, sur la photo ci-dessus, que ça grouille
un peu partout autour.)






L'entrée de l'immeuble est décidément encombrée, l'été :
 on tomba également sur une énorme araignée, morte écrasée, vraiment impressionnante,
sorte de mygale miniature. Ça fait réfléchir à deux fois
avant d'aller gambader dans les herbes folles.




Je passe ma vie sur mon lit à veiller
à surveiller, les cigales les araignées
...


Brank Shme Bleu, quelqu'un ?
Eh.


Joncher Marchande Anti-nouvelles Et bla




Mercredi, au matin.

Grand soleil et chaleur. On sent néanmoins l'approche de l'automne, il fait un poil plus frais la nuit, les cigales sont plus discrètes. Non, en fait elles commencent à crever, et les carcasses jonchent le bitume. Ceci dit, c'est agréable, une nuit fraîche.

Bah, encore quelques semaines de shorts et t-shirts.

C'est amusant et navrant tout à la fois, ces gens qui se disent et pensent généreux.

Café.




C'est la suite de l'autre jour. D'un autre côté, on voit apparaître de petits magasins, en ligne ou pas, qui ont plutôt de la réussite que pas, tenus par des femmes. Pourquoi ça marche ? Elles jouent à la marchande. C'est à dire que rien des bénéfices ne passe dans la compta des ménages (soit que ça habite encore chez les parents, ou que ça habite chez un mari, ce qui revient au même du point de vue des dépenses personnelles) ; du coup, cela limite diablement les charges, et rallonge diablement la durée de vie d'un magasin (par ailleurs souvent non-déclaré aussi longtemps que les impôts ne s'en mêlent) qui se serait cassé la figure en quelques mois, faute de détermination et connaissances (loi, gestion, etc.). En résumé : un amusement d'enfants gâtées. J'aimerais bien pouvoir faire la même chose. Mais non. J'appelle ça de la discrimination, du sexisme, et relance le FLM (Front de Libération des Mâles) ! Eh eh.

茨城 : Ibaraki et Ibaragi : un peu comme Breuil et Broglie ? Ce n'est pas seulement une affaire de prononciation, n'est-ce pas, et s'étend probablement à un cas généralisé de laxisme buccal, lié à l'attitude, liée au climat. En gros c'est la faute au soleil. N'empêche. Il n'y a pas que moi qui tique. Il y en a même qui cherchent des excuses. Pitoyable.




Et des gens me demandent s'ils peuvent acheter des droits d'images d'AJB pour des t-shirts. Que dire du mélange de sentiments qui viennent à lire cela ? rien de très positif pour les demandeurs.

Shimada Shinsuke prend une retraite forcée à cause d'une paire de rencontres avec un membre d'un "gang violent" — yakuza, quoi. C'est le ponte du monde télévisé de divertissement, une sorte de riche Parrain qui fait des sous avec des clowns, des chanteurs et tout ce qui passe en fait (l'autre jour il montait une écurie de moto). C'est plutôt louche, le rapport de cause à effet, je veux dire. D'autant plus qu'il finit sa conférence de presse, non pas par Mes plus plates excuses ! mais par Merci beaucoup ! ...

Sinon, ils ont retrouvé le responsable du dernier bara-bara jiken — meurtre et démembrement — d'Osaka. Un homme, qui tua, découpa et mis en boite sa femme et son fils de 32 ans. Il voulait sans doute que son fils parte enfin de la maison : tous les Tanguy n'ont pas d'avenir. Quant à l'épouse...

Allez, au boulot !



Walls Murs Kabe (22)




Walls Murs Kabe (22)

C'est l'entre-deux qui compte.
It's the in-between that counts.










Silence Sexisme Sept Et bla




Samedi, presque midi.

Hier matin et celui-ci, au réveil, silence étrange : absence du vacarme habituel des cigales en chaleur. C'est qu'il pleut ou qu'il va. La baisse momentanée des températures est bienvenue. Ça ne dure pas, bien entendu, de même que le silence ; mais c'est toujours ça que les Chinois n'auront pas. Ou les Coréens, au choix.

Jus de pamplemousse noyé d'eau, pour changer du café.

Café tout de même, juste à côté.




La belle-famille me donnait, l'autre jour, un nouvel argument en faveur du modèle familial mari salaryman / femme au foyer : c'est difficile pour les femmes, au Japon, de trouver un boulot qui paie.

Généralisons, parce que c'est jouissif. C'est sûr que sans un diplôme (directement petits boulots en attendant le mariage) et sans une once de curiosité manuelle / artisanale, cela peut se révéler difficile de gagner le jackpot de l'emploi. D'un autre côté, si j'étais un employeur, j'éviterais carrément d'embaucher des femmes (sauf au lance-pierre pour en faire des vitrines le cas échéant) : ça ne perd pas une occasion d'arrêter de travailler et de vous laisser en plan (mariage, enfant, voyage). Alors que les hommes, on peut les presser en citron jusqu'à la moelle : avec le prêt immobilier sur le dos, en plus de l'incompressible voyage pour calmer l'épouse pendant deux mois, et les cadeaux de marque, c'est pas demain la veille qu'il se la coulera douce. Ajoutez le coût des gamins par-dessus, et c'est l'emprisonnement à vie, victime d'un sexisme inversé.

Pourquoi cette séparation forcenée — et souvent souhaitée, même s'il y a déni — des tâches ? : plutôt que de réfléchir et de mettre en œuvre un compromis pratique, c'est bien plus simple de ne penser qu'à son intérêt sous couvert altruiste. Je pensais naïvement que l'homme des cavernes c'était fini, et que la seule chose nécessaire dans ce monde était l'argent, que mâle ou femelle indifféremment peuvent se procurer par des moyens divers, la plupart du temps ni sexistes ni discriminants, dans un sens comme dans l'autre. Aaah, je vois, vous voulez le beurre et l'oseille. Ben comme si.




Ça y est : fini de regardé, en quart d'écran (on bosse en même temps sur une moitié ; le quart restant est inutilisé, faute au format), les sept saisons de House MD. C'était pas mal du tout. Le génie diagnostique psychotique misanthrope qui en fait aime les gens. N'ayant fait médecine, les cas pratiques me sont inintéressants, forcément. Comment ça ? vous regardiez ER / Urgences pour les intubations ? Quelle mauvaise foi.

Sous le chapeau il y a parfois une tête.

 Commencé le tri, livres et lectures. L'agacement d'avoir à poireauté encore quelques mois. On aimerait accélérer le mouvement.

Allez, de takoyaki party ce soir.



Jidohanbaiki




En passant,
un distributeur automatique de boissons,
comme on en trouve partout.








Con et myope Crime Tri Et bla




Mardi, en fin de matin.

Fin des vacances, lire : de l'absence de cours. Dehors inchangé : chaud, des nuages.

Qu'est-ce que c'est con, une cigale. Se fracassent la tête contre les vitres par douzaines chaque jour. Même pas mal. Je les soupçonne d'être myopes.

Fond de café.




Cas pratique : sur un quai, un gamin assis, à côté d'autres personnes, s'allume une clope. Ma réaction : on interpelle et rappelle que c'est non-fumeur. Le gamin fait celui qui n'entend pas. On persiste ; lui aussi. Le train arrive, on part. Quelques jours plus tard, on fait part du cas et se fait dire que j'ai eu tort et qu'il aurait fallu que moi j'aille voir ailleurs, pas lui. C'est un réaction intéressante, très japonaise. Quelqu'un dans la salle peut me dire pourquoi c'est intéressant et qu'est-ce qu'on en apprend ?

Il y a plein de gens qui dénigrent la photographie commerciale, au profit de la photographie d'art. Pourquoi ? Parce que les gens sont idiots. Et parce qu'ils se leurrent à penser que l'art n'est pas commercial. Mwahaha. Les gamins n'ont pas compris que la photographie pour la photographie c'est pour quand t'es vieux et célèbre, que c'est pour enfin faire du fric après en avoir bien bavé. L'ennui c'est que 95% des JAP (Jeunes Artistes Photographes), ils ne passeront pas la première barre, celle du tâcheron. Ah, et pour la forme il ne faut pas oublier les polémiques contemporaines : numérique, micro-stocks, etc. Eh.




Pas trop la forme ces derniers jours, les soucis, la chaleur et le peu d'appétit.

Une sacrée tartine de billets préparés d'avance, le weekend dernier. C'est toujours ça de fait.
On pourrait s'attaquer aux photos.

On commence de trier quoi emporter. Demandes de devis à droite à gauche.

Allez, douche froide et déjeuner rapide.



Beer n Hanabi




Oh, c'est l'été, donc même les canettes de bière se métamorphent
et des excroissances colorées poussent ci et là, histoire de mimer cet événement estival et japonais par excellence,
qui consiste à sortir, suer, pousser des onomatopées monosyllabiques, se faire piquer par des moustiques et se faire marcher sur les pieds.
Et vous savez quoi ? Ça fait vendre.



The usual Et bla




C'est vendredi, c'est le matin.

C'est chaud, c'est sans surprise.

C'est jour de lessive du coussin du fauteuil ikéa.

C'est du spéculoos nappé de chocolat !




C'est trop bu hier soir, et c'est intéressant comme le nihonshu ne semble pas provoquer de déshydratation excessive, ni par conséquent de mal de tête. N'empêche que fatigue. Mais bon, ça c'est l'âge. Enfin bref, c'était chez Uotoyo, couple + petit délocalisés en Belgique, et le retour dans deux ans sera probablement difficile. Seul le mari s'est fait avoir, puisqu'il travaille tout de même aux horaires et conditions japonaises. Possiblement illégal ? Bah, le droit du travail c'est très surfait, n'est-ce pas.

Les fourmis raffolent du pollen des pieds de menthe.

Sinon rien de spécial cette semaine. Café, ordi, c'est le jour on sue des litres, c'est la nuit on dort, des trucs dans le genre, quoi.

Ah, il a plu pendant deux minutes hier.




Il y a de nombreux ponts entre l'œuvre et l'approche de Vanessa Winship et celle de Hashiguchi Joji. Le portrait socio-carré monochrome.

De bonnes adresses de transporteurs internationaux, quelqu'un ?

Mack Books' HP is just awesome.

Bon, on va aller se mettre sous une douche froide. Tchin.

Allez.



3DK 65 m2 / Home #3





Après un bref séjour chez Banana House, le temps de trouver le 2DK de Nakamozu Koen Danchi, un peu trop sombre et bruyant, ce 3DK clair et calme, au 4e et sommet d'une colline, avec vue sur la baie d'Osaka et Awajishima (ici ou , un peu partout en fait), soleil en lever d'un côté en coucher de l'autre, verdure en bas et parcs proches, loin de la route et près de la station. Plutôt chouette, même si la place commence à manquer — parfait si AJB déménageait.


Obon 3118689 Friends Et bla




Lundi, au matin.

Et à nouveau une semaine de chôme. Pourquoi n'est-elle pas accolée à celle d'il y a deux semaines ? Allez savoir.

Hier soirée arrosée. Pas très loin. Mais pas très amusant non plus.

Chaud, sans surprise. Et nos 35°C quotidiens.

Café.




Au beau milieu des deux commémorations et prières silencieuses obligées pour les bombardements nucléaires d'août 1945, on aurait cru voir un peu plus de lien avec les événements récents — 8/6, 8/9 et 3/11 — mais non, les habituels rassemblements en pleine chaleur, les habituelles interviews de survivants, l'habituelle larme à l'œil et les pitoyables dons d'ac-teur et -trice des présenta-teurs et -trices. Une grande farce, quoi.

Les plus beaux couchers de soleil sont estivaux.

Et l'un des nouveaux scandales en date. Comment se porte MM. Césium ? — ou la preuve qu'au fond, la solidarité entre insulaires nippons est un concept très surfait, et que la radioactivité et les irradiés, il vaut mieux en rire qu'en pleurer. Du moment que ça fait tourner biz et showbiz, hein.

On continue avec House M.D., vient d'entamer la sixième saison.




More insights and testimonies about non-Japanese (NJ) and befriending / friendship in Japan. I'm also missing real friends, am lonely too and compensate with work. Well then again, NJ who are deliriously happy (pleonasm?) in Japan may not happen to read Debito. Nan, au fond, le fait est que l'amitié est un concept très surfait. L'utilitarisme, en revanche, a de beaux et longs jours devant lui.

Tiens, on vient de se faire débaucher, et rentre en France dans quelques mois je pense. Il faudra réfléchir à un nouveau nom de domaine.

Retrouvailles. J'avais craqué et acheté le premier CD de Felix Mane Rodriguez alors qu'il jouait dans la rue face à la cathédrale de Strasbourg. Il traîne toujours dans le disque dur. Félix, lui, est en Allemagne.

Allez.