Photo-blog & journal décalé : bla, photos, chroniques. Tokyo, Osaka, Sakai, Paris. Et puis ?
Flore Chôme Retard Copier Et bla
Samedi, au matin.
Grand-beau, soleil incouvert. Que cela tienne : au sanctuaire voisin, un peu plus tard, S voulant talisman.
Le basilic fleurit non-stop depuis trois mois, alors que la floraison c'est comme le sexe et l'accouchement : il faut faire des pauses de temps en temps, sinon c'est fatal.
Jusqu'au retour du boulot hier soir, j'étais persuadé travailler ce matin. En faisant mes additions du mois, je voyais la petite croix dans la case de l'en-demain — bien content, même si l'on n'aurait craché sur quelque additionnel trébuchant. Bah.
Avant l'heure c'est pas l'heure ; après l'heure c'est plus l'heure.
Il semble, à voir comme l'une en retard un jour a l'intention de rectifier ce retard par une arrivée diablement en avance inutile les jours suivants, que l'adage est mal connu, et que l'irraison règne. Ce n'est jeu de mot irréfléchi : à arriver en avance ou en retard, il est toujours quelqu'un qui attend. Aucun souci si l'attente ne dérange ; mais c'est tout de même rarement le cas. L'art subtil et difficile de la ponctualité ?
Diversifier les sources de revenu, comme l'on conseille ci ou là.
Parfois l'impression d'un copié-collé d'un jour à l'autre, tout passant vite, et la presse, l'occupation. Je sens que les mises à jour d'AJB/ULJ vont se faire un jour sur deux sous peu.
L'espièglerie collégienne des quelques naturelles, comme on dit.
Tout à coup, des grossesses simultanées sont annoncées ci ou là — ça va confirmer des envies à l'une.
Le nouvel album de Norah Jones est plutôt moyen, m'est avis.
Curieux comme le curry-rice se digère et passe bien.
Allez, vêtons-nous : l'une est de presse.
Tempéries Intempéries Et bla
Jeudi, au matin.
Ça pleut, ça grisaille, pas très amusant, quoi. Hier, en revanche, grand-beau toute la journée : diablement agréable, et plutôt rentable, puisque le chauffage d'appoint — bel euphémisme, puisqu'il n'en est d'autre — fut superflu. Enfin bref, voilà pour les tempéries.
Question labeur, le jeudi se commence tard et se finit tard. Si K-san n'a ni ennui de santé ni heure supplémentaire — ce qui arrive tout de même de temps à autre. De très bonne compagnie, par ailleurs, et motivée, ce qui ne gâche rien.
Le cercle des coïncidences : un élève du groupe des papys-mamies, qui enseigne le japonais gratuitement aux étrangers dans un centre municipal, eut pour élève un Français nouvellement voisin qui me contacta récemment. Toujours amusantes, les coïncidences.
Vraiment curieuses dans leur persistance, ces éternelles querelles de clocher, politico-économiques et autres, et les irraisons des choix. Intérêts personnels derrière et sous le tout, expliquent beaucoup de choses.
Où sont ces quelques celles qui ? L'agrément de la réminiscence, et son amertume, un peu comme le goût du citron. L'étonnement quand le souvenir vient. La simplicité de la machine
Plus de 30 000 suicides au Japon pour la douzième année consécutive, dit-on. 30 000 pour 127 millions d'habitants, je trouve ça bien faible. Bah, on sait quoi penser des statistiques.
Un peu comme la peu surprenante différence entre les estimations de participation à telle manifestation, selon les organisateurs, selon les services de police.
Éditer les photos de janvier ! ...
En suite de Cowboy Bebop, repris 12-kokuki. Il y a vraiment de bonnes choses à regarder d'un œil à défaut des deux. Les jours sont trop courts pour faire une seule chose à la fois.
Dehors, dans les nuages. On se croirait en soirée. Bah, ça passera : comme à peu près tout.
Je crois bien que ces photos en grand format ne s'accordent pas avec celui de la page.
Allez, à la douche.
Osaka Food Festival : Takoyaki / Okonomiyaki
Tiens, avec le ménage du 31 décembre, retrouvé quelques mauvaises photos d'il y a déjà un an, qui attendaient là dans un fichier oublié, bien-nommé "Osaka Food Festival" avec deux sous-fichiers, prosaïquement nommés "Okonomiyaki" et "Takoyaki"— probablement en attente de meilleurs clichés, ou qu'on veuille bien rassembler les matériaux pour en faire une série. Et puis quoi encore ?
On ne va pas s'attarder inutilement sur le ou les détails, attendu que :
1) il y a déjà très-certainement plusieurs milliers de blogs et sites qui proposent la recette
2) c'est marqué sur tous les paquets
3) j'ai pas que ça à faire non plus. Du jour où j'aurai 1000 visites par jour, j'envisagerai de pondre des choses plus sérieuses. C'est pas demain la veille.
Et donc ! en résumé, tako-yaki = grillade de pieuvre / poulpe.
Enfin, y a pas que ça dedans. Il y a aussi une sorte de pâte à crêpe. Et diverses légumeries.
Il faut une machine adéquate à la tâche. Qui s'appelle très-ingénieusement machine-à-takoyaki.
C'est très amusant à préparer et à cuire.
Retourner les boules d'un mouvement sec et rapide — de pro, quoi.
En plus d'être joli c'est bon.
Et on peut faire plein d'idioties avec.
Comme Takoyaki-kun.
Que c'est toujours un plaisir d'empaler.
D'autant plus que c'est légal.
Variante avec sa copine Sara-chan.
Ceci dit, c'est aussi très bon avec de la vraie pâte à crêpe, qu'on fourre de confiture ou de Nutella.
Enfin bref.
L'autre sous-fichier s'appelait "Okonomiyaki".
En deux ou trois mots comme en cent, o-konomi-yaki = grillez ce qu'il vous plaît.
Quand vous allez au restau, c'est faux : le menu délimite le cadre de vos possibles culinaires.
Il faut une machine adéquate à la tâche. Qui s'appelle très-ingénieusement machine-à-okonomiyaki.
Le plus souvent, il s'agit de la même machine que la précédente, avec des moules interchangeables.
Sauf quand vous allez au restau, comme dans le .gif ci-dessous, où c'est effectivement une machine par exprès.

Picasion
Ce que le .gif ne montre pas (j'étais probablement distrait), c'est qu'on sauce — que dis-je ! on badigeonne, on peint, on tartine ! le tout de sauce-pour-okonomiyaki et de mayo.
Ça se laisse également manger.
Voilà.
Mi/Mi Cheval Temps Végétal Et bla
Mardi, au matin.
La relative froidure c'est reparti. Mi-ouvert, mi-couvert, le ciel. Ça doit être un peu plus frais du côté de Wakayama. Ah, finir ces cartes de remerciement de vœux. Pas de top 50 cette année, cause décès dans la belle-famille. Dommage.
Pas mal de choses qu'on laisse traîner. Flemme à défaut de désenvie. C'est toujours ça, car la désenvie c'est pas très-drôle.
Okinawa se précise, pour fin mars. Ce pendant, vacances scolaires de printemps, au Japon ; mais pas trop le choix de la chôme. Et puis ce sera peut-être occasion de photos de foules d'écolières, collégiennes ou lycéennes en délire, qui sait ?
On se refait les Cowboy Bebop — chef d'œuvre, s'il en est. Un billet à ce sujet, un de ces jours.
Bonne avance dans les mises en notices de livres ; cessé les achats à fin de tenter de combler le retard. C'est que ça prend du temps, ces consciencieuseries.
Qu'est-ce qui cloche avec ces bulbes d'oignons ? les pousses roussissent. Une idée ? une solution ?
Il faut se remettre au japonais, aux kanji. Le train, le temps passé dans lequel leur était dédié, est à présent consacré au cahier noir du récit condensé de nos jours.
Ce cheval d'Hokkaido sous verre, en noir.
Suppaiku le faisait remarquer dans un commentaire : les pubs Google c'est en vérité du n'importe-quoi. Je n'ai absolument rien à faire de l'acquittement d'un professeur musulman. Ni d'apprendre à savoir lire plus vite. Si l'on atteint le seuil pour le premier versement — c'est pas demain la veille — on supprimera cette bêtise appâtante.
Manque de photos carrées ; du grand format vertical en place de.
Trier les photos !
Rayon de soleil, bien agréable derrière la porte-fenêtre.
Allez.
Oubli Intempestif Feuilles Et bla
Dimanche, au soir.
On avait presqu'oublié que c'était jour de bla.
Grand soleil tout le jour, printanier. Ouïe-dire que les pruniers, trompés, fleurissent. Quoi qu'il en soit, le basilic pense que c'est tout jour l'été.
C'est un peu idiot, une plante.
On eut la surprise de recevoir le formulaire de déclaration de revenus — la feuille d'impôts — par le courrier cette année. Plus surpris encore d'y trouver jointes des directives en japonais et en anglais, un livret de suivi pour étranger (Veuillez indiquer au jour près le temps que vous avez passé au Japon depuis les dix dernières années...) et un feuillet d'errata — où se trouvent des erreurs...
J'allais commenter ; enfin bref.
On n'avance pas guère dans le tri et traitement des photos de janvier. Restent pas mal de choses à faire avec celles des mois précédents. Sans surprise, quoi.
La guitare dort.
Dîner au kushikatsu d'Abiko, dont on sort toute fois ravi. Toujours arrêté, étonné, interloqué, par le fait que la situation de quelqu'un — en fait la promesse d'un confort personnel — soit un point d'attrait capital pour les femmes. Surtout au Japon, n'est-ce pas. Et l'argument imparable, illogique mais tellement raisonnable, pour la femme qui veut cesser de travailler, que savez-vous il y a beaucoup de femmes au foyer au Japon.
On commence tôt demain. Le weekend fut bref, comme chaque semaine. Trois jours chômés m'iraient bien.
Allez.
Chronique du Gambaru
Un têtard japonais gambarant mal barré.
頑張る — がんばる
Le Gambaru, c'est la mythologie japonaise par excellence, et l'exact opposé de la culture du génie.
Gambaru, c'est en gros faire de son mieux en prenant sur soi, une sorte d'abnégation forcenée, qui s'applique à tout et n'importe quoi (boulot, civilité, sport, &c.) du moment que ce quoi est déplaisant : on ne gambare pas par plaisir, c'est mal vu.
Le gambaru est par ailleurs entré dans l'esthétique nippone, et si d'aventure apparaissait à la télé quelqu'un qui se démenât, il serait fort probablement gratifié d'un Kakkoiii ! sauf si d'autres facteurs intervenaient, comme la calvitie ou l'obésité ; mais c'est une autre histoire.
Au Japon, gambarer c'est une chose, gagner c'en est une autre.
Qui nécessite l'aide des dieux, semble-t-il.
Notez toutefois que l'important, c'est moins le gambaru que l'apparence du gambaru — d'où ces grimaces et courses inutiles en terrain de foot, et ces longues heures de (présence au) boulot, voire ces heures de maquillage, et aussi ces roupillons qu'on pousse sans gêne dès que tout le monde a le dos tourné, ou fait semblant de ne regarder pas. Il faut donner l'impresssion de faire de son mieux, de s'agiter, d'en chier correctement.
En un sens un peu moins prolo, le gambaru, c'est aussi ne pas savoir sa place, c'est persévérer en dépit du bon sens, malgré tout, car il est censé incarner l'âme nipponne, qui vainc et surmonte tous obstacles (surtout quand ils sont étrangers, y compris soi-même : Quand bien même vous n'auriez aucun talent pour servir l'Empire, vous reste le talent du gambaru) par la persévérance, l'effort continu et répété — et l'important, une fois encore, c'est la visibilité de l'effort fourni, pas le résultat.
Enfin bon, le résultat compte tout de même, car le gambaru n'existe que s'il y a public, que s'il y a encouragement (応援 おうえん) à persévérer. C'est l'invective, l'ordre du Gambare ! (Allez, donne-toi à fond, vas-y, tiens bon ! et autres bêtises), ce cri de soutien du spectateur au sportif, de la femme au foyer au mari — bref, de celui qui ne fout rien, à celui qui trinque, trime et sue. Et même si en cours d'(apparence d')effort le persévérant est l'objet de tous éloges, attendez de voir le changement d'attitude si jamais le match est perdu, si jamais la paie ne tombe pas dans le compte en banque de l'épouse en fin de mois...
Des gambarants en jour de chôme.
Du coup, on montre bien plus souvent un persévérant nippon qui gagne, si possible : voyez par exemple la tripotée de manga sur le sujet, depuis Salaryman Kintaro à Hajime no Ippo. Ou de dorama / drama, d'ailleurs.
Le Gambaru n'est toutefois pas loin de l'American Dream et du mythe du SMM (Self-Made Man) — manquent juste quelques facteurs décisifs : l'ambition, l'initiative, la prise de risque, n'est-ce pas. C'est que le gambaru préfère se la jouer safe, et l'on ne va jamais que dans le sens entendu / attendu des encourageants et supporters. On risquerait d'être traité de génie, et c'est mal vu, ça aussi — sauf si le-dit génie est reconnu comme tel à l'Ouest ; mais c'est une autre histoire. Et du reste, je n'en ai jamais rencontré.
On pourra mettre le gambaru sur le dos d'une tradition ou "disposition / nature" nationale à laquelle l'étranger ne pourra, parce qu'étranger, de toute façon rien comprendre, n'est-ce pas.
Après l'apparence d'effort, le semblant de réconfort.
Ce n'est pas le moindre paradoxe apparent du gambaru que d'être présent dans une société qui infantilise, dorlote et assiste à ce point ses membres — enfin, ceux qui ont les moyens de l'être, parce que les autres, ils peuvent crever. Du "service à la japonaise" aux distributeurs automatiques.
Enfin bref, c'est une fois encore de la tartine-généralité tout ça, qu'il serait intéressant de creuser mais pas le temps, et le Japon ne manque par ailleurs pas de jeunes entrepreneurs, de professés-libéraux et d'aspirants peintres malgré les parents. Amusant de constater que les noms qui surnagent, sont rarement ceux des gambarants-modèles, parce que bon, un persévérant sans talent, ça n'a jamais donné grand-chose, n'est-ce pas : c'est comme partout.
J'dis ça j'dis rien.
Brûlez un cierge pour les Japonais morts au gambaru.
Car la viande noire fait la nique aux crocs, madame
頑張る — がんばる
Le Gambaru, c'est la mythologie japonaise par excellence, et l'exact opposé de la culture du génie.
Gambaru, c'est en gros faire de son mieux en prenant sur soi, une sorte d'abnégation forcenée, qui s'applique à tout et n'importe quoi (boulot, civilité, sport, &c.) du moment que ce quoi est déplaisant : on ne gambare pas par plaisir, c'est mal vu.
Le gambaru est par ailleurs entré dans l'esthétique nippone, et si d'aventure apparaissait à la télé quelqu'un qui se démenât, il serait fort probablement gratifié d'un Kakkoiii ! sauf si d'autres facteurs intervenaient, comme la calvitie ou l'obésité ; mais c'est une autre histoire.
Au Japon, gambarer c'est une chose, gagner c'en est une autre.
Qui nécessite l'aide des dieux, semble-t-il.
Notez toutefois que l'important, c'est moins le gambaru que l'apparence du gambaru — d'où ces grimaces et courses inutiles en terrain de foot, et ces longues heures de (présence au) boulot, voire ces heures de maquillage, et aussi ces roupillons qu'on pousse sans gêne dès que tout le monde a le dos tourné, ou fait semblant de ne regarder pas. Il faut donner l'impresssion de faire de son mieux, de s'agiter, d'en chier correctement.
En un sens un peu moins prolo, le gambaru, c'est aussi ne pas savoir sa place, c'est persévérer en dépit du bon sens, malgré tout, car il est censé incarner l'âme nipponne, qui vainc et surmonte tous obstacles (surtout quand ils sont étrangers, y compris soi-même : Quand bien même vous n'auriez aucun talent pour servir l'Empire, vous reste le talent du gambaru) par la persévérance, l'effort continu et répété — et l'important, une fois encore, c'est la visibilité de l'effort fourni, pas le résultat.
Enfin bon, le résultat compte tout de même, car le gambaru n'existe que s'il y a public, que s'il y a encouragement (応援 おうえん) à persévérer. C'est l'invective, l'ordre du Gambare ! (Allez, donne-toi à fond, vas-y, tiens bon ! et autres bêtises), ce cri de soutien du spectateur au sportif, de la femme au foyer au mari — bref, de celui qui ne fout rien, à celui qui trinque, trime et sue. Et même si en cours d'(apparence d')effort le persévérant est l'objet de tous éloges, attendez de voir le changement d'attitude si jamais le match est perdu, si jamais la paie ne tombe pas dans le compte en banque de l'épouse en fin de mois...
Des gambarants en jour de chôme.
Du coup, on montre bien plus souvent un persévérant nippon qui gagne, si possible : voyez par exemple la tripotée de manga sur le sujet, depuis Salaryman Kintaro à Hajime no Ippo. Ou de dorama / drama, d'ailleurs.
Le Gambaru n'est toutefois pas loin de l'American Dream et du mythe du SMM (Self-Made Man) — manquent juste quelques facteurs décisifs : l'ambition, l'initiative, la prise de risque, n'est-ce pas. C'est que le gambaru préfère se la jouer safe, et l'on ne va jamais que dans le sens entendu / attendu des encourageants et supporters. On risquerait d'être traité de génie, et c'est mal vu, ça aussi — sauf si le-dit génie est reconnu comme tel à l'Ouest ; mais c'est une autre histoire. Et du reste, je n'en ai jamais rencontré.
On pourra mettre le gambaru sur le dos d'une tradition ou "disposition / nature" nationale à laquelle l'étranger ne pourra, parce qu'étranger, de toute façon rien comprendre, n'est-ce pas.
Après l'apparence d'effort, le semblant de réconfort.
Ce n'est pas le moindre paradoxe apparent du gambaru que d'être présent dans une société qui infantilise, dorlote et assiste à ce point ses membres — enfin, ceux qui ont les moyens de l'être, parce que les autres, ils peuvent crever. Du "service à la japonaise" aux distributeurs automatiques.
Enfin bref, c'est une fois encore de la tartine-généralité tout ça, qu'il serait intéressant de creuser mais pas le temps, et le Japon ne manque par ailleurs pas de jeunes entrepreneurs, de professés-libéraux et d'aspirants peintres malgré les parents. Amusant de constater que les noms qui surnagent, sont rarement ceux des gambarants-modèles, parce que bon, un persévérant sans talent, ça n'a jamais donné grand-chose, n'est-ce pas : c'est comme partout.
J'dis ça j'dis rien.
Brûlez un cierge pour les Japonais morts au gambaru.
Car la viande noire fait la nique aux crocs, madame
Choses exclamées ! Et bla !
Vendredi ! Au matin !
Plutôt doux dehors ! Il a plu hier !
Qui croit encore à la météo !? Car c'est une histoire de croyance et de foi !
Il fait un peu faim ! Lancer une fournée de thé !
Le consulat cherche à tout prix à se délester des vaccins 1/H1N1 surnuméraires ! Les heureux désœuvrés et conjoints pourront y avoir droit le vendredi 5 février à Kyoto !
Des nouvelles ?! Quelles nouvelles ?!
Uniqlo gagnant, Commerce roi ! Hatoyama dans les potirons ! Les caisses secrètes des mères au foyer ! Un système judiciaire prompt à condamner, qui n'admet ses erreurs, digne d'une belle dictature !
Rien que de l'ancien, quoi !
En même temps, s'attendre à tout ! ne s'attendre à rien !
J'envie quelque peu les réussis ! Où en suis-je, moi ?!
Le temps passe ! Bientôt quatorze heures ! 'Fo qu'j'me trouv' kek'choz à bekter !
Cessé les achats ! Concentré sur le tri ! la mise en ligne ! On rase gratis ! demain !
R'envies de Roger Rabbit ! Et ce soleil ! mais ça c'est comme tout jour !
Allez !
Defense de Trépasser
Si vous ne parvenez à lire le message, sachez qu'il dit : Entrée Interdite.
On a traversé pour vérifier.
Le petit autel au centre à gauche fut érigé pour ceux qui furent abattus à vue pour avoir contredit à la défense de trépasser. Rétrospectivement deux fois.
Nous eûmes de la chance, le jour était férié.
Comme tout jour Et bla
Mercredi, au matin. Un peu de nuage, un peu de soleil. Hier redoux, un peu frais ce jour couvert.
Ce jour, ... — tiens, ce jour sera probablement comme tout jour.
Comme tout jour, on se lève un peu avant huit heures, sort l'ordi de sa veille, lance le café.
Comme tout jour, on petit-déjeune en compagnie, attend que la compagnie se fausse ou pas pour allumer la clope, fera trainer le café un bout de la matinée, grignotera un peu.
Comme tout jour, on fera nos choses, entre livres, recherches et blogs, fera un litre de thé pour emporter plus tard et pause pour rasage et douche, déjeunera devant un anime, reprendra les mises en ligne de livres si l'on n'a de cours tostif, se mettra en route à la sonnerie de l'alarme du téléphone.
Comme tout jour, on pourra s'asseoir en train, ouvrira le sac, en sortira le cahier noir et se racontera, le refermera le temps de la correspondance de train, reprendra, si l'on ne ferme les yeux intermittemment pendant les dix minutes qui restent.
Comme tout jour, on descendra les escaliers de la gare, en contournant le petit centre commercial, allumera la cigarette, passera la marchande de takoyaki, celle de tofu, enjambera la rivière à ordures, lorgnera avec envie sur ce pied de menthe sur le bas-côté, qu'on longera, jusqu'au parking où l'on nous attend.
Comme tout jour on s'amusera avec les plus petits, se demandera bien ce qu'on peut tirer des collégiens.
Comme tout jour, ça passera relativement vite, si tant est qu'on n'ait de gros coup de fatigue, se fera reconduire à la gare, manquera probablement le train de peu, et fera le chemin inverse, de même assis, cahier.
Comme tout jour on rentrera plutôt fatigué que pas, fera la cuisine ou pas, se rerivera à l'ordi en suite, fera petites pauses, ira en futon, qu'on retrouvera avec soulagement, après minuit.
Comme tout jour, à part JAL, l'Afghanistan, Haïti, Suzan, l'anniversaire du tremblement de terre, les supermarchés discount, les scandales politico-financiers et tout ce qu'on ne montre pas ci et là, auxquels on ne peut par ailleurs pas grand-chose, eh bien, on fait aller.
Allez.
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