Nenes / Nenezu - Live House Shima-uta (Naha, Okinawa)


En attendant qu'on trie le millier de photos de ces quelques jours, les rende à portion congrue et en fasse une paire de billets, ou deux, voici une petite vidéo d'un groupe quatuor féminin phare de shima-uta (chansons insulaires — sachant que tout à Okinawa est occasion d' "île" : ça veut juste dire "de chez nous", comme s'il n'était d'îles que celles de l'archipel d'Okinawa), ネーネーズ / Nenezu / Nenes.



Le groupe perdure — il en est à la quatrième génération de chanteuses — et offre un concert régulier dans un grand bar-restaurant-live house (originalement nommé Shima-uta...) de Naha, la plus grosse ville de l'île principale de l'archipel. Le chant féminin, son timbre, est très particulier et, même si je préfère la formule plus simple "chanteur et son sanshin", ça se laisse écouter en sirotant de l'awaomori.

C'était en outre période de festival, sorte de fête de la musique, pendant laquelle divers groupes se produisaient dans la rue, et pas que du traditionnel (le trash-punk féminin m'a bien fait rire) — rien d'improvisé, bien entendu.

Allez, on y reviendra.

Réveil Manger Trucs Et bla


Dimanche, au matin.

Il est tôt, il fait beau, ça devrait être chouette ; mais retard de sommeil, interrompu avant la recharge de batterie. Ça promet.

On continue dans les photos plutôt récentes. Il y a deux ou trois trucs sauvables. S'atteler au tri, un jour.

On réfléchit par intermittence à des choses supplémentaires alors qu'on devrait passer au vert dans la campagne anglaise. La montagne japonaise n'est pas mal non plus.


Hier, retourné dîner chez Higuchi. Qui demeure le meilleur établissement jamais fréquenté. Et c'est bonne ambiance, pour ne rien gâcher, mama-san remplissant son rôle à merveille, entre autres celui de mettre les habitués en contact les uns avec les autres, de créer des ponts.

Au jourd'hui, c'est barbecue dans le parc du château d'Osaka. On s'en passerait bien. D'autant plus que pas un jour de congé réel (= rien de prévu) ce mois-ci. Et m'est avis que dans les 3000 yens de participation, entrent pour bonne part la boisson à laquelle on préférera ne pas toucher.

L'élève adulte du vendredi soir disait son intérêt et inquiétude concernant la Corée du Nord. J'apprends ce qui s'y passe, déduit le reste.

Et les hatoyamismes rapport à Okinawa / Futenma / Etoko, etc. Et une armée, pas d'armée, de l'assistance, ou pas ? Simple remarque : quand on a quelque chose (par exemple innocent, une force armée), on va vouloir s'en servir, aussi louables que soient les raisons de l'acquisition. Qui n'utilise son iPhone que pour passer des coups de fil ?


Tiens, Zidane à la télé, pour de l'humanitaire.

Il semble qu'Ishikawa Ryo agace pas mal de garçons et filles de sa tranche d'âge à quelques années près. Jalousie ?

Le Gambare Nippon pour l'équipe de foot nationale est des plus mous. Ce n'est pas moi qui vais me plaindre, vu comme j'aime les relents nationalistes. De plus, vraiment l'impression de voir jouer des collégiens. Ou à la limite de la mauvaise junior league européenne.

Allez, quelque boulot avant de.


Gankutsuou / Le Comte de Monte-Cristo


Gankutsuou est l'adaptation animée (24 ep., Gonzo, 2004) du Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas, et c'est franchement réussi.

Non pas parce que la série est "fidèle" au roman : l'histoire et la technique narrative sont revues de fond en comble — version futuriste ; le personnage principal est Albert de Morcef, simple et bien-pensant, héros-type très japonais s'il en est ; Franz d'Epinay monte en importance, et aime Albert youhou ; Edmond Dantès n'obtient pas son savoir d'un vieillard du Château d'If, mais grâce à un pacte avec une entité diabolique immortelle, etc. — et l'on ne parle pas des références historiques, tout simplement gommées dans un conflit intergalactique contre un Empire qu'on ne sait.


Quoi qu'il en soit, le fond de l'histoire reste le même : le déroulement calculé d'une vengeance préparée depuis long. Et ça suffit. C'est par ailleurs une bonne chose, d'avoir modifié le script : Dumas (ou son nègre) privilégie le récit strictement chronologique et omnicient, et le happy ending. Ici, le comte ne vit pas heureux avec Haydée pour le restant de ses jours, mais paie pour ses crimes et meurt en se repentant à moitié — en un sens, la version japonaise est bien plus nouveau-chrétien que l'originale, plus proche, s'il fallait vraiment la rattacher à quelque chose, de la juste colère et vengeance de l'ancien testament. Enfin bref : le scénario se tient, et c'est tout ce qui compte.


La véritable révolution s'opère à travers la colorisation, la plupart des zones colorées étant faites de motifs immobiles : il faut jeter un œil pour se faire une idée, c'est remarquable et régale les yeux comme rarement. Le studio Gonzo fait vraiment du bon boulot quand il s'en donne la peine.

Très bien pour tout le reste, dessin, doublages, effets sonores ; la musique est correcte ; les deux séquences de duel en armures géantes en 3D sont plutôt mauvaises, mais on ne va pas en faire un fromage, vu la qualité du reste.

Enfin bref, on recommande et vous laisse avec quelques images.









Gris Vide 40 Et bla


C'est vendredi, c'est le matin.

C'est la grisaille et la fraîcheur. Ça ne m'amuse pas.

D'ailleurs depuis hier soir, désenvie plutôt générale. Je crois qu'on ne va rien faire de la journée. Ou juste préparer un billet sur Kara no Kyoukai, depuis le temps qu'on se dit qu'on aimerait ? Bah.

Les choses s'empilent. Temps, peut-être, de faire du vide.


Agacements misogynes récents : ces cinquantenaires qui envient les 12-13 ans et tentent de s'en faire des copines en minaudant. Et en enlevant quelques rides au moyen d'un opération coûteuse (avec la paie de leur mari, bien sûr) alors qu'elles devraient plutôt arrêter la peinture. C'est pas tout d'être au régime depuis vingt-cinq ans, le plâtre ça ravage un visage plus qu'on croit.

Hier écroulé à neuf heures du soir : ça ne m'était pas arrivé depuis — j'ai oublié. Fatigué.

Pourquoi les japonaises 30-40 ans sont-elles moins à cheval sur la politesse automatisée avec leurs cadettes ? Trop contentes de s'illusionner de faire moins que leur âge. Relire Platon : la femme sert à quelque chose (elle est désirable) à 20 ans ; à 30 elle est reléguée à la fonction de gardienne de gosses ; à 40 ce n'est plus une femme.

Les émissions télévisées dédiées au pré-ménopausées (Vivre bien ma vie de quarantaine et autres bêtises) sont en hausse conséquente. On se rassure comme on peut.


On me demande de retourner faire le tour des jardins d'enfant de Hashimoto... Même si les gamins de la région sont un plaisir, et même si l'on aurait bien besoin des sous qui vont avec, c'est vraiment loin et chronophage. M'est avis qu'on cessera là. Tentons tout de même un doublement de salaire comme alternative de non-retour.

 La tête vide. Idées dans un cahier pour. On ne sais comment réaliser, actualiséer les idées. Trop peu de connaissances de la production des choses.

Ressortir la veste. Tss.

Allez, au boulot.


Gens (7) : A Quai


Gens (7) : attente à quai

Gares : lieux de transit, de mouvement, d'attente.
Marche, montée, descente.
S'asseoir, se lever.
Piétiner, regarder l'heure, l'horloge, sa montre.
Lire, dormir, manger, papoter.
Et quoi encore ?

Mille façons de s'occuper, en gare et quai, au Japon comme ailleurs, d'ailleurs.
Dommage que la station humaine se résume souvent à l'immobilité inattentive.

Mais jouer,


cloper,


jouer,


aller,


ne bronzer pas,


assis debout,


dedans,


dehors,


dehors,


dehors,


dehors,


dehors,


dehors la gare on attend aussi,


à moins qu'on n'y aille, en revienne.


Bleh Cross Foto Foot Code Et bla


Mercredi , au matin.

C'est bof dehors. Sans surprise ni joie : nuages, il pleuvra probablement. あぁあっ

Comme on peut voir, c'est jour de couleur, de mélange et de n'importe quoi. Il y a des jours comme ça, qui sont nécessaires.

L'intérêt majeur du CrossEpoch Dragonball / One Piece de Toriyama / Oda — qui vaut par ailleurs fort cher sur le marché de l'occasion — est qu'il présente la recette de base de la composition d'une équipe de personnages qui fonctionne, pour le shonen manga. A part ça c'est plutôt mauvais — ou juste vide ?


Un petit clin d'œil à l'excellent travail de Phil Underdown, photographe américain, et à son site d'une clarté remarquable, en particulier pour chaque livre / projet, comme par exemple son nouveau-né Grassland, où chaque page s'étend non pas en hauteur, mais en largeur.

La rengaine de — de quoi d'ailleurs ? nationalisme ou patriotisme ? bah, peu importe : elle recommence avec le foot et l'approche de la coupe du monde, et ça lasse. Tout de même intéressant de constater que, du moment où la fierté du pays est en jeu, Nihon disparaît au profit de Nippon, aux relents impériaux et guerriers certains — ou alors je me fais des idées et voit le mal partout, comme d'habitude ?

Reste que c'est bien moins appuyé que pour les J.O. ou les divers tournois internationaux de baseball — c'est que le Japon et le foot, même les japonais payés pour faire la propagande (comme les annonceurs etc.) sentent bien que cela fait deux. Ou trois. Avant-hier pendant le match contre la Corée, alors que le Japon était mené 1-0, nous n'eûmes pas droit aux habituels Gambare Nippon ! ou autre Kate !! — mais Nippon, makeruna ! Japon, ne perds pas ! ... Eh.


Un petit truc pour masquer / effacer cet agaçant "subscribe to this feed / post / comments (atom)" sur Blogger / Blogspot. Plein de choses superflues un peu partout en fait.

C'est toujours facile d'épurer la manifestation du code ; plus difficile d'épurer le code lui-même (je préfère quand la place est nette derrière aussi). En fait, le tort est probablement de se fonder sur un modèle de blog ; mais on n'a jamais fait que ça, et ç'a l'avantage d'être gratuit. On passerait bien sur wordpress pour personnaliser plus en avant ; mais wordpress.com interdit les sites commerciaux. On verra pour le .org quand on aura un budget pour tout cela. Enfin bref.

Refonte du bentô à photos. Reste à créer une page d'archive. Autres projets en cours.

Allez.

Au courant


Le Japon est réputé pour la qualité de ses installations électriques.

Pluie Lutte Indécence Et bla


Dimanche, au matin.

Pluie et pluie hier tout le jour, et perte d'une dizaine de degrés dans la foulée. Et rebelote, sans que cela semble pouvoir s'arrêter. Tsuyu tostive, probablement.

La perte en jour couvert, c'est avant tout celle de la lumière. Désenvie générale s'en suit.

Et c'est lutte contre soi, un peu fatigante.


Les cerisiers ne sont plus en fleurs mais en fruits — de petites cerises rouges, pas grand-chose autour du noyau, mais pas mauvaises du tout, en fait.

Su la raison du soudain pic de visites, il y a quelques jours, sur AJB : Shinoyama Kishin — l'un de mes photographes japonais préférés — fut, semble-t-il, arrêté pour indécence pour avoir photographié des femmes nues dans un cimetière (les connaisseurs remarqueront qu'il a déjà fait ça en France, justement, dans les années 1990). C'est chouette de voir qu'à 70 ans il n'a pas perdu de sa verve provocatrice d'il y a 42 ans et 28 Girls — ou quand il emplit, deux ans plus tard en 1970, les rues de Tokyo de femmes nues pour Nude.

Les pubs de Softbank sont vraiment bien trouvées.

On alterne, ces derniers temps, un jour d'AJB et un jour de blog. La préparation se fait entre deux. On pourrait espacer plus encore les updates de livres ; plus difficile pour le blog et son bla, excuse photographique.


Le modèle AJB est difficilement automatisable ; mais il y a des choses à faire. Réfléchir et creuser. Temps à gagner principalement en routines quotidiennes : grouper les tâches. Et trouver autre chose dont ne faille s'occuper.

Façonner son style de vie n'est pas de tout repos. Garder le but en tête, œuvrer en ce sens, par détours s'il le faut.

C'est lundi : banque, Poste, courses au Superjaponmarché... On se passerait bien du tout, mais la sous-traitance n'est pas très-rentable pour ces choses. Allez, douche remise à plus tard : expédions les corvées.

Allez.


Shimane : Matsue


Matsue, dans le coin perdu de la préfecture Shimane, est connue pour tout un tas de choses, soba, Lafcadio Hearn, pierres et bois divers, plus ou moins bien entassés — on ne va tout de même pas détailler.

On y passa par ailleurs déjà — ici ou .

Shimane est un coin vraiment agréable — peut-être justement parce qu'il est perdu. D'ailleurs, la plupart des Japonais ne savent la placer sur une carte. Il y a tout de même eu une recrudescence de touristes avec la diffusion de Dandan (l'équivalent de l'Okini d'Osaka), un dorama quelconque. Mais ce n'est pas vraiment important, tout a dû rentrer dans l'ordre depuis.

Enfin bref, Matsue c'est la grosse ville de la préfecture. On y trouve de l'eau, un château, des canaux, des gens, des chats, du vert, des aigles.

Hop.