Bleu et bla.



Jeudi. Et la clarté persiste. Hier, journée quasi-printanière, avec un allègre 15-20°C au soleil. Infiniment agréable. De tels ciels me donnent systématiquement envie d'envoyer valser boulot et autres contraintes — ce que, consciencieux à contre-cœur, je ne fais ni ne fis. Bah.

Suite des aventures nippo-culinaires avec le Pierro de passage : après tonkatsu, kushikatsu, curry-rice, ce fut au tour de l'oden coutumier — leur ochazuke est toujours merveille. Ce soir, sushi, a priori.

Et ce matin, tour au 100円ショップ pour divers souvenirs. Amusant, par ailleurs, cette appellation de "souvenir" : de l'être mis en avoir, qui n'a plus grand-chose d'immatériel.


Je suppose que je geins souvent, au départ pour le boulot. Si je pouvais, j'aimerais mieux pas — comme dit l'autre. C'est, aussi et toutefois, un réflexe suivant la politique du pire : je ne m'attends à rien de bien, pour quoi que ce soit. N'attendre rien, des événements, des gens, &c. : au moins, point de déception. Contre-coup, aussi et probablement, d'avoir osé attendre autant des gens que j'en attendais de moi-même — grosse erreur, dont on revint.

Reste que, de ce fait, je traîne les pieds mais me bouge, et en général m'amuse bien — au boulot ou ailleurs.

Rien à voir ; mais, plutôt rafraîchissante, cette capacité d'émerveillement des Japonais(es, en fait) : Aaaah... Ooooh... Eeeeeh... — et ce qui est agaçant quand on les voit défiler à l'étranger devient, du fait de la banalité de la chose, ici, une petite éclaircie. Le mimétisme automatique, par ailleurs, a tôt fait d'adopter. Bien sûr, dès que les pensées solitaires reprennent leur cours — s'étonner, n'est pas sonder, même si c'en est le point de départ —, c'est autre paire de manches.


Petite remarque sur l'encre, "de Chine", au Japon.
On envoie de coutume, et cela va de soi, un petit mot, de félicitations aux occasions heureuses — pour mariage ou naissance par exemple —, de condoléances aux occasions moins réjouissantes— mort dans la famille &c. Reste que le degré de dilution de l'encre est également porteur de sentiments et message : on use d'une encre foncée pour les congratulations, à fin que la réjouissance perdure, et d'encre claire pour les mésaventures, à fin que la peine passe et qu'on se remette au plus vite. Ah, l'attention au détail.

Enfin bref. Préparations au départ !


3 commentaires:

furoshiki a dit…

Je n'avais pas laissé de commentaire, mais je reviens pour témoigner de mon plaisir à regarder ce quadrillage aux couleurs subtiles. Carrelage en pâte de verre ?

n a dit…

En effet !

M a dit…

j'ai les mêmes carreaux (ou presque) dans ma salle de bain et il faut dire qu'ils rendent bien mieux en photo..