Photo-blog & journal décalé : bla, photos, chroniques. Paris, Tokyo, Osaka, Paris...
Nuit, et bla.
Mercredi soir, et petit message avant-coucher.
Grand beau, et frais, à présent que nuit.
C'était bien-venu férié, ce jour, ce qui n'empêcha pas le réveil tostif. Mis le boulot de côté ce matin ; bien avancé, en contrepartie, dans le tri des photos et la "rédaction" — hum — des billets de ces pages. Puis on s'est pris par le col et mis dehors, histoire d'aller fouiner ci et là, à la recherche de chouettes livres qui trouveront peut-être un jour preneurs, qui sait.
Du coup, beaucoup marché, pas mal pris le train — ce qui nous permit de commencer une réponse de lettre qui tarde bien trop —, et bien souffert au retour. C'est que ça pèse, le livre.
Envies d'onsen.
Très-content d'avoir une semaine de vacances.
Papiers.
Dormir un peu.
De bric et de broc au-dessus du vide.

La maison japonaise, d'il y a quelques dizaines d'années, est un espace modulable qui croît et se développe, à l'horizontale, à la verticale — où elle peut. On bricole un mur, hop un nouveau placard, on remplace un arbre mitoyen par une pièce, on enlève une cloison, voici une remise, un cabinet de toilette, on repousse un muret, argh dommage : un précipice. Bah, tant que cela ne tombe pas.
Est-Sud-Est, Ouest-Nord-Ouest. Et bla.

Un mardi qui a des airs de samedi, ce n'est pas pour me déplaire.
Dernier rush avant le pont — une petite semaine de vacances etc. : Golden Week, n'est-ce pas —, venu à point. Rentré tard ce soir encor, grignotage et, à l'intant, fin de préparation du curry pour demain.
Il a fait diablement beau ce matin et midi — couvert brusquement, accompagné d'un vent froid, sur le coup de quatorze-quinze heures. Bien frais à présent. C'était la météo du jour. Eh.

Je radote : j'aime beaucoup, de nuit, la vue du côté chambre, du côté ouest-nord-ouest. Le matin se passe plutôt du côté est-nord-est, où verdure et soleil : tout est parfait.
Projets pour la semaine en or — ça fait très "jeu télévisé idiot", n'est-ce pas ? Bouger le moins possible de chez soi, avancer dans les mises en ligne, préparer les cours de mai.
Shio a voulu un petit Canon Ixy Digital 20 15 — commandé hier sur Amazon.jp, arrivé ce matin : ils font les choses vite.
Notre Canon Power Shot A530 AiAF s'est entiché, depuis un bon mois, d'une sale poussière sur une lentille — plutôt agaçant. À présent qu'on se met à jouer en mode manuel — quand on a le temps pour, c'est dire, pas très-souvent —, on se met à envisager la possibilité de s'offrir un nouvel appareil ; l'envie va et vient — on verra.
Allez, assez de bla : au boulot.

Bla de passage.

Dimanche, début d'après-midi. On se ménage un peu de temps, entre deux recadrages de clichés et une fournée de mises en ligne de livres, pour un passage-éclair ici.
Rhume persistant, débilitant — peu agréable, quoi. D'autant plus qu'il faut parler fort chaque jour ou presque, irritation à la clef. Bah.
Le récent voyage du fourbe à Ise-Toba rappela à nous le nôtre — tiens, on en était encor aux photos petites — et le bon temps passé là-bas. C'était l'été.
De fil en aiguille, on se demande où est passé le printemps. Il fait froid et ventu. Heureux tout de même qu'il ne pleuve comme ces derniers jours. Il faut croire que la terre a soif.

Cours des grand-pères et mères de lundi dernier. Non que nous n'en avions déjà eu vent ; mais quelque peu surpris par la mise en mot et bouche, par ceux-ci en unisson, de la raison d'être des enfants : s'occuper des parents (eux) qui en échange (otagai-sama, n'est-ce pas) ne peuvent refuser de garder les petits-enfants. À creuser un de ces jours.
Le sytème de l'okozukai (argent de poche) pour le mari japonais est encore la règle, semble-t-il. À creuser, de même.
Bon, c'est jour de rotation des stocks à Izumigaoka : allons donc voir ce qu'ils ont sorti.

Du côté de Kooriyama (1)
Fin mars, nous allâmes faire un second aller-retour à 郡山 (Kooriyama-shi, Fukushima-ken, Touhoku) — d'Osaka, à peu près cinq heures de train, et un changement à Tokyo. Le poisson y est bon, et les fruits. La montagne est toute proche (comme un peu partout au Japon, me dira-t-on), et un vent glacé souffle d'ouest. L'an dernier il neigeait fort ; épargné ce coup-ci, de peu. C'est Commerce et non Culture, beaucoup d'argent sans goût. Les bâtiments du centre ont la trentaine ; quelques bicoques de bois branlantes, encore, par-ci et là. Voiture ou bus. À la parcourir et s'en éloigner, motorisé, on pense beaucoup aux villes américaines, étalées. La nuit dans les bars, ça sent la province, et les rêves de Professions de l'Eau, qui troqueraient bien leurs nuits contre des jours confortables.
Quelques mauvais clichés, en trois fournées.









La suite...
Quelques mauvais clichés, en trois fournées.









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Mos Burger & Cie.
Je reviens du Mc Do d'Izumigaoka, où l'on m'a traîné, et, en vérité je vous le dis, c'est pas bon.
Allez plutôt chez Mos Burger !

La différence la plus frappante est celle des pains. Et la viande. Et les légumes.
Bref, tout est meilleur, chez Mos Burger.
Je n'ai aucune passion pour ces fast-food à l'américaine. J'allais chez Mc Donald's une fois par semaine quand j'étais gosse, au retour des leçons de piano — n'ayant que peu de souvenirs de tout cela, je soupçonne même n'avoir supporté les cours de cette vieille dame qu'en vue d'obtenir le jouet du menu enfant. Principe sûr du marketing : atteindre les parents à travers leur progéniture gâtée.
Toutefois ! il se trouve qu'après de longues années d'abstinence volontaire impesante, voilà qu'en un mois je me fais trois repas à l'hamburger : Mos B à Izumo (Shimane-ken) et Nakamozu (les établissements des trois stations environnantes ayant périclité), le Mc Do de tantôt — et il n'y a pas photo : à Mc Do je dis No.
De plus, si vous avez l'âme autochtone, il est même, chez Mos, des burgers japonais où, en lieu des deux tranches de pain habituelles, vous aurez droit à deux galettes de riz (et diverses choses entr'icelles). Cependant, perso, c'est pas mon truc. Le reste c'est du tout bon.
Allez, si vous êtes de passage au Japon, ou y vivez même, qui sait, ce serait dommage de ne goûter pas à ce qui peut se classer, aux côtés des omurice et autres curry-rice, dans les plats traditionnels nippons : faites y donc un petit tour !

Grey lands and fields of green. Et bla.

Mercredi soir, pas trop tard.
Temps splendide, cet après-midi : bien agréable.
Une grande bibliothèque est arrivée ce matin : on a enfin pu faire un peu place nette. Du coup, la troisième chambre est officiellement devenue un "bureau" ; le MacBook a migré dans la foulée.
Pas vraiment eu le temps d'aller faire emplettes à L'Ikea d'Osaka / Tsuruhama cette fois-ci : grande surface assez proche — voiture nécessaire tout de même. Du coup, pas de Billy, et probablement pour le mieux. Enfin bref.

Enfin décidé à prendre le temps du tri des photos de Shimane. Restent toutes celles de cerisiers.
À ce propos, amusant comme les Japonais s'étonnent de ce que les cerisiers portent fruits ailleurs, et que ce soit la règle. En tête, le lien improbable entre choses et mots, car ici le cerisier ne tient pas son nom du fruit, mais de la fleur — 桜の木 : arbre à fleur de cerisier... Traduction improbable, elle aussi.
J'espère que Baiya se porte bien. Une pensée.
Et dernier reste de fleurs et prunes. Histoire de faire du hors-saison. Eh, ça me va.

Photo et train. Et bla.

Mardi soir, pas trop tard, pour une fois.
C'est amusant comme on prend toujours les mêmes clichés des mêmes choses. Je veux dire : angles et perspectives, pour objets, sujets identiques. Le cadre dans la tête, j'imagine. Pour moi photographier, c'est toujours concevoir un tableau — on ne se refait pas, et revient à ses premiers amours. Presque pas touché le pinceau depuis l'arrivée au Japon, par ailleurs — le photo demande probablement moins de temps, d'investissement, de difficulté. On pointe, ajuste, et tire.
Le parallèle de la photographie comme chasse sublimée — encore instinct de mort, d'appropriation et de réification du visé et pris pour soi.

Avec la photo, on recherche les accidents d'intérêt dans le donné ; en peinture on les peut créer. L'agencé qu'on interprète ; l'agencement qu'on opère.
La ligne Semboku 泉北 se modernise : dans l'express, écrans comme à Tokyo, en anglais et japonais, et voix enregistrées — choses rarissimes par-ici, vu qu'il est un agent préposé aux annonces, sis dans le dernier wagon de chaque train —, parfois aussi. Ce ne sont pourtant pas les étrangers qui se bousculent à Sakai. L'image, toujours l'image.
Tiens, il a plu, ce jour, et hier on a récolté un rhume.

Okinawa After-Party

Après un très bon concert d'Oosahima Yasukatsu et de Hatoma Kanako au 山本能楽堂 (yamamoto nougakudou), le plus vieux théâtre de Nô d'Osaka, et quelques verres de bière et d'awaomori, voici ce qui arrive impromptu, au prochain restaurant de cuisine d'Okinawa...
Dommage qu'un preneur de photos vint se mettre juste dans le champ...
(Durée : 3 min)
Et comme quoi la vitalité des papys et mamies d'Osaka n'est point légende !
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