Douche Dormir Et bla



Dimanche, au soir. Vu qu'on n'aura pas guère l'occasion demain — enfin, plus tard dans la journée.

La nuit est fraîche ; c'est pas nouveau.

Mon moment préféré dans la journée, c'est tout de même la douche, aux horaires diverses.

Ensuite, c'est tout de même aussi le coucher où, enfin, on peut se poser et ne penser à rien. On s'endort en cinq secondes. C'est pas beaucoup, cinq secondes.

 

Penser à rien c'était une de mes spécialités, dont on n'a plus le loisir. Et penser à rien en couleurs, avec la peinture, qui m'était moins spécialité que plaisir. On y reviendra, on ne sait quand.

Avais-je mentionné la nouvelle mouture du Bento ? Encore plein de choses à y faire, là aussi. Un autre jour.

On a bien du mal, également, à faire que mises en ligne suivent les achats : à peu près trois cents bouquins de retard. J'aurais besoin de vacances pour les passer à bosser : le comble. Plein de livres-photos qu'on aimerait donner à voir et connaître : la photographie japonaise c'est encore un grand brouillard en Occident, à part pour une poignée — une grosse poignée de personnes. Des projets de revues thématiques à ne plus savoir qu'en faire ; on privilégie les notices ces derniers temps. Je dis tout ce qui n'y est pas ; pour ce qui y est, voyez AJB / ULJ — url dans la colonne, à droite. Un peu fatigué.

 

On repense avec un demi-sourire à d'autres temps plus désespérés. Comment de choses vécues capitales peuvent ne rester que de vagues et lointaines ombres ? L'oubli comme réflexe d'auto-défense et de persévérance dans l'être.

Et retard en courrier, commentaire, photos, tri divers.

Quatre matins à Wakayama, cette semaine...

Il faut dormir.



Le Consulat de France au Japon déménage



Bye bye Crystal Tower : l'ex-Consulat général de France à Osaka-Kôbe déménage au premier décembre 2009.
Finis takoyaki, tonkatsu, kushikatsu, okonomiyaki, Namba Walk, le zoo de Tennoji, Billiken & autres merveilles plus ou moins relatives.
On faisait déjà état de la polémique, ignorée des services publiques, bien entendu.

Il y a quelques jours, on recevait un petit pamphlet (ils déstockaient les enveloppes à l'en-tête d'Osaka, j'imagine) faisant part de la nouvelle adresse et des nouvelles fonctions :

Consulat général de France
8 Izumidono-cho, Yoshida
Sakyo-ku
KYOTO 606-8301
(075) 761-2165 — assistant du consul général
(075) 761-2988 — accueil consulaire
cgf.kyoto@ifjkansai.or.jp

Fonctions : légalisation de signature sur documents — certification de photocopie —délivrance d'attestation d'existence (pensions de retraite) — délivrance de bordereau de détaxe — assistance aux Français de passage en difficulté — assistance en cas de conflit familial — assistance aux Français arrêtés ou détenus — organisation du centre de vote — comités consulaires (bourses scolaires, protection sociale, sécurité)

Pour ceux d'entre les Français kyotoïtes qui se réjouiraient de cette translation bien-venue, autant dire les choses clairement :

Le Consulat ne sert plus à rien
du tout

ou à tout le moins ne s'occupe plus que de la broutille (quoique les Français de passage en difficultés diverses, il semble qu'il y en ait un paquet, du style J'ai plus d'argent pour payer l'hôtel ou rentrer au pays Les flics sont là Je pige que dalle Filez-moi des sous, &c.).

Le changement d'adresse s'accompagne en effet d'une centralisation des compétences — à Tokyo, où il faudra vous rendre, avec qui il vous faudra correspondre, pour tout le reste (traduction du permis de conduire, vérification de traduction, dossiers de nationalité, transcription d'un acte de l'état civil japonais...).

On nous dit qu'il y aura toutefois une permanence mensuelle à Kyoto pour :
instruction d'une demande de passeport ou de C.N.I. — établissement d'un acte d'état civil, d'un acte notarié — inscriptions au registre consulaire, sur la liste électorale, d'une demande de bourse scolaire ou d'aide sociale.
¡ MENSUELLE ! — bordel, comme s'ils ne pouvaient pas mieux faire qu'un jour par mois pour tous les trucs importants.

Enfin bref. Si l'on prend en compte le fait qu'il n'y a pas moins de TROIS antennes consulaires japonaises en France (Strasbourg, Marseille, Lyon) en sus de l'ambassade parisienne, c'est un vrai scandale. Ou est-ce un appel à la relocalisation de tous les expatriés français vers Tokyo ?

Bah, de toute façon, on n'y peut pas guère faire grand-chose. Que voulez-vous ! on est au Japon : il faut se taire et subir ! ; )

Froid Envies Kishin Et bla



Samedi, au matin.

Un peu frais-froid, le soleil surnage en fond de gros nuages. C'était pas censé faire beau ? Tss.

R'envies de Petits bouts de — mais compte tenu que mon temps de lecture-papier (hors documentation) est à peu près nul, et qu'il faut quelques paires d'heures pour pondre un truc qui se tient, ça non plus c'est pas gagné. Force est de constater, par ailleurs, la faiblesse de la littérature secondaire, sur quelque sujet que ce soit. On aurait peut-être rendu service, à persévérer en agrégation de philo. Bah, on a préféré les vieux bouquins.

Une jolie demi-lune, ces derniers jours, qui traverse l'après-midi, juste en face.



Il serait par ailleurs temps, à présent qu'on commence d'avoir une somme relative sur le sujet, de rédiger une manière de guide des ouvrages de Shinoyama Kishin, à fin qu'on se puisse retrouver dans la masse de ses publications. En vérité, un favori qui perdure, avec de superbes photobooks à présent culte dans les années 1960-70, et par moments de pures merveilles thématiques — Japon, beau mec, fillettes, femme, voyages, dance, théâtre... Même si cela constitue la part majeure de son fond de commerce, ce serait grand tort de le réduire à la photo de nu. Enfin bref, on s'y attellera un de ces quatre matins.

Tiens, on en parlait l'autre jour : quelle idée de mettre des millionnaires au pouvoir. Là où il y a trop de l'argent, il y a potiron sous le paillasson.

Faites des enfants, mes petits employés de banque... Ils oublient de préciser que les jeunes — il en est tout de même, juste pas assez pour payer les retraites du surnombre de vieux — ne veulent surtout plus vivre la même vie de con que leurs parents...



Avec le changement d'adresse url (pensez à mettre vos signets / bookmarks à jour), il a fallu refaire les listes de lecture, mettre à jour les différents services de suivi, &c. — la plaie. Et je suis sûr que j'en oublie. Reste la tripotée de liens inter-billets... Un autre jour, n'est-ce pas.

Il serait peut-être temps de reprendre les retours d'il y a. Un autre jour, n'est-ce pas.

Qui disait Remettez au lendemain ce qui vous fait suer La plupart des problèmes se règleront d'eux-mêmes ? Je ne sais qu'en penser.

Enfin bref, direction boulot.
Pas du tout envie ce matin, mais mais mais.


Du côté de : Osaka Sakai Izumigaoka Takeshiro-dai



De temps à autre, j'ai tout de même le besoin de sortir la tête des bouquins, et de marcher un peu. De l'inconvénient d'aller loin : on se contente d'aller vagabonder au tour.

La station d'Izumigaoka — je suis bluffé : il y a aussi une page en anglais — est sur une ligne ferroviaire sans issue, la Semboku Kôsoku, renommée pour sa cherté, qui dessert une floppée de cités plutôt dortoir qu'autre chose, et liée au métro d'Osaka, à la ligne Nankai Kôya et au monde par l'un de ses bouts, Nakamozu. C'est comme tous ces centres conurbains de banlieue japonaise : tout l'utile et superflu est concentré dans l'immédiate proximité de la gare. Dès qu'on s'en éloigne, de la relative aération et un peu de vert — merci la politique japonaise de logement public des années 1970, qui s'en sortit mieux, question verdure, que la française.

Enfin bref, un petit plan m'épargnera la description. Et puis de toute façon tout le monde s'en fiche, n'est-ce pas.


Agrandir le plan

Bref, c'est dans ces environs qu'on vaque, de temps à autre, en été par exemple.
Et au tour et départ, il y a des parcs de jeu datés, plus souvent vides de pleins, qu'entourent les HLMs.



Avec de curieux animaux de pierre, à chevaucher, introspecter,



qui auraient place dans un musée d'art moderne ?



Et des maisons de Hobbits.
(Oy ! mister Baggins !)



On traverse une route.



Et se retrouve dans le chemin bordant l'étang voisin, envahi depuis peu par une plante grimpante parasite et persistante, qui ne passera peut-être pas l'hiver ?



Fascinant : le carrelage de l'espace vide-ordure...



Diverseries quand on regarde à ses pieds, ou un peu plus haut.







Restent encor des coins sombres et frais parmi l' étouffe estivale — appréciés des moustiques.
Derrière lesquels ont poussé de petites tours typiques.



Pas rare de voir les locataires afficher leurs préférences politiques. Ou alors ils ont fiché ça là poussé par un ami, un parent, et ont la flemme de décrocher. Bénéfice de l'oubli ?



Une route pour humain en tongs.



Une route pour moustiques. Les moustiques n'ont que faire de bouts de pétrole aggloméré au bout de leurs pattes. Comme quoi un moustique c'est moins idiot qu'on croit.



Ceci n'est pas le ciel.
(Pour ceux qui n'avaient pas remarqué.)



Mais ça, ça fait mal rien que d'y penser. Que voulez-vous, les temps sont durs pour les corbacs.



Un couple de scooters se tapent la sieste tranquillement dans l'herbe. Y en a pour qui ça va la vie. C'est pas comme pour les corbeaux.



Je disais tantôt le parasite estivo-végétal. Il traverse même d'un bord à l'autre du chemin. Gonflée la plante verte. Y en a — c'est pas comme moi — qui ont du ressort, de la détente



et de l'ambition — je ne vois pas comment nommer ça d'autre façon. Colonisation réussie d'arbres de 7-8 mètres de haut, à vue de nez. Mais bon, mon nez ne vaut pas grand-chose, c'est bien connu. On est presque revenu au point de départ. Désolé, j'ai sauté quelques étapes narratives. C'est pas très important.



Un plot bleu.



Un cœur rouge.



Soleil Mécanique Media Migration Et bla



Jeudi, au matin. Soleil ! j'aime le soleil.

Recyclage de vieux clichés qui traînaient là, encor. Les couleurs changent parfois, au passage par le mixeur de Blogger / Picasa — palette trop peu riche ? Je ne sais.

La mécanique du vieil appareil numérique commence à lâcher : ce coup-ci c'est l'obturateur de l'objectif qui est cassé. Il faut dire qu'on lui en fait voir de toutes les couleurs... Du noir aussi, d'ailleurs.

On essaie Twitter. J'imagine que c'est encore un outil sur lequel il faudrait passer un temps dont on ne dispose pas ?



Dans la télé, ça parle de budget, sur fond de possible scandale. Quelle idée de mettre des millionnaires à la tête d'un pays : tout le monde n'est pas Périclès. Au moins, en Grèce antique, il y avait un procès du dirigeant à l'échéance du mandat, à fin de vérifier s'il avait rendu le pays au moins dans le même état qu'il l'avait trouvé. Et un shazai ne suffisait pas si d'aventure. On vit dans des temps bien irresponsables.

Les "reporters spécialisés en célébrités" — la sous-lie de la profession. N'empêche que ça génère du chiffre. Huit d'entre eux étaient sur plateau de télévision, hier, face à de jeunes "célébrités" — le comble. Les insultes, voilées ou non, volaient. Ça c'était plutôt amusant.

La disposition enfantine la plus prometteuse ? savoir quelque chose, et n'en pas tirer fierté. La modestie naturelle. À fin de cultiver cette qualité si appréciable et si peu courante au Japon, pratiquer l'éloge avec parcimonie, ne gonfler pas l'ego par le rabaissement des autres ou l'élèvement excessif de soi, pratiquer le sourire plutôt. On fut de ces gamins au fond imbuvables, avec le mépris au cœur pour l'ignorance, d'avoir été trop célébré.



Sur AJB, on prépare un billet sympa sur les femmes-photographes japonaises — d'excellentes choses. Qu'on peaufinera au fur et à mesure. D'autres choses sur le feu.

Wakayama c'est vraiment une belle région.

Ah, on migre le blog vers http://www.depeu-japon.com
Je sais, c'est pas très original. Un peu fatigué ces derniers temps. Veuillez mettre à jour vos lecteurs, liens, signets et autres. Pardon pour le dérangement.

Allez, boulot.



Colonisation du Tonkatsu

Non, non, les tonkatsu n'ont pas encor mis en œuvre leur plan de domination de la planète, ni nous le nôtre d'asservissement des tonkatsus.

Je vous mets juste au défi de trouver, à Kyoto et l'improviste, une table pour quinze dans un tonkatsu-ya — on n'y pouvait réserver, de toute façon.

Favorable concours de circonstances, j'imagine.



N'empêche que ça fit une sacrée tablée.
Et se laissa bien manger.

Hiverneries Quoi Avance Lapin Et bla


Mardi, début d'après-midi.

Impression résiduelle de lundi. Hier fortunément férié, et grand-soleil, contrairement à ce jour, gris et froid. C'est la course.

Meilleur moment de chaque jour : le passage en douche chaude.

Dans les oreilles, ce jour : Symphony X, Oshima Yasukatsu, Paganini.

Dans les yeux : plein de choses. Liste trop longue : flemme.



Le tri des photos stagne — celui de celles d'octobre n'a pas évolué d'un pouce ou pixel. Les notices de livres avancent un peu — on se prépare, aussi, pour quand on n'aura plus une minute, pendant un mois avec quelques trous, à partir de demain : retour à Wakayama au matin.

Restau coréen avec S et Emi, l'autre jour, qui va bien, ça fait plaisir, diverseries conversationnelles, souvent drôles. On sort vraiment une fois tous les 36 du mois.

À regarder le public des émissions télévisées japonaises, souvent 100% de femmes. Quand il y a un public.

On se demande s'il y a un sur-titrage ou prompteur, pour les rires, les Oooh, les Eeeeh, &c. Quand il ne sont pas pré-enregistrés.



L'heure marche, avance, court et vole. On pense au lapin d'Alice et blanc.

Besoin de trois jours de congé par semaine, pour faire ce qu'on devrait. Il ne faut pas rêver, plutôt rogner sur le sommeil.

Je n'aime pas la nuit quand elle est froide. Penser à l'été pas si prochain.

C'est l'empresse : direction banque, Poste, courses, avant cours. Rechercher les horaires des trains pour demain — je ne suis vraiment plus du matin : ça va faire mal m'est avis.

Allez hop !



Compote Quoi Distances Et bla



Dimanche, fin de matinée. Couvert, le ciel de nuage, moi de couverture d'un vert douteux.

Il a beau faire soleil, le froid nocturne et maisonnier gâche tout. Chopé un rhume. Manquait plus que ça. On se vide par le nez. C'est pas drôle.

Du coup, on ne profite pas vraiment de ce samedi posé et de ce weekend de trois jours. Tête en compote.

Brèves ?

Amusant, comme chaque nouvelle personne qui entre en wagon s'assied à la place libre la plus éloignée possible de celle des gens déjà là. Étude de la distance, de la symétrie humaine.



Le nouvel éditeur de Blogger pèche pour la gestion d'un nombre un peu plus important de photos. Au-delà de quatre-huit clichés par billet, il faut faire des avancer-retourner, fenêtre pop-up à ouvrir-fermer, on ne sait vraiment plus où on en est. Retour à l'ancien éditeur pour les plâtrées picturales.

Je repensais, je ne sais plus pourquoi, à l'aéroport international du Kansaï. Les départs à l'international sont au 4ème, domestiques au 2ème, les arrivées au 1er — le rez-de-chaussée japonais : comptez à l'américaine. Victime de mimétisme bien-pensant, l'aéroport s'est doté d'une salle de verre close, étroite et glauque, donnant sur le pavé, pour fumeurs — uniquement au rez-de-chaussée. Quid du reste ? Les cendriers demeurent. Mystère du choix de localisation. Et peu importe ?

J'en parlais par hasard l'autre jour, et ils remettent ça — c'est ridicule.

Que penser des bouteilles en plastique ? pas grand-chose. Différence de prix certaine — 198 yens contre un millier pour l'homologue en verre, pour un professionnel. C'est pas terrible de toute façon. Et puis avec le froid, c'est plutôt propice au mugijochu en atsukan. J'dis ça j'dis rien.



À tâtons, trouvé une sorte d'équilibre quotidien : rédaction des notices et photos au matin, cours,  mise en ligne des notices au soir. Les jours sont longs et courts.

M'est avis qu'on ira faire emplette d'un kotatsu — sans trop savoir où on le mettra.

Jetez un œil sur ce que Suppaiku écrit. C'est un premier jet, bourré, entre autres, de bonnes idées narratives, un chouette moment de lecture. En quatre parties et billets.

Allez, au boulot ! malgré tout.



Araignées d'Automne


Un petit remake de L'Île mystérieuse ? eh.

De la verdure, des arbres, de l'eau à proximité : moustiques — et garde-manger, voyez-vous : araignées à foison.

Il y eut tantôt la fournée de printemps.

Saison été-automne particulièrement fructueuse en ces petites bestioles colorées et poilues.









Ça vaut quelques clics d'agrandissement, je dis.