Noël et ce qui passa : apercu de la perte vive (2)



À dire 2010, air de science-fiction.
Petit retour dans les bois du bla et d'autres lettres — quelques billets un poil moins mauvais, peut-être, que le lot, qui sait ? — dans le sillon du précédent.
Bonne promenade.


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Demeurent ces deux nippepties — catégorie infortunément maigre, pourtant préférée : Un peu de peau & Kyoto et sa pente


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Un haïku de saison, qui me plaît encore.
L'avantage premier du haiku, c'est qu'il est court, n'est-ce pas.
Le Lac, la Carpe et l'Ordure.


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Les mains de Sharaku...


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Il y a quelque chose de curieusement reposant dans ces Verts et feux divers, même s'ils furent probablement assemblés là pour cause de sur-stock.


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Les petits bouts de s'enrichissent de Pascal, Wittgenstein, Nietzsche et Rousseau.
Morceaux qui me sont chers, même s'il reste beaucoup à faire.


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J'aime assez à retracer cette histoire de gens.


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Une divagation typographique japonaise :
Typographie, Design, Livre et Japon.


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On a assez peu donné dans la chronique, cette année.
Deux-trois petites choses, autour de la photo, du gâchis, de l'uniforme, des préférences nippones, de la baguette, du Japon des villes, du pain, du thé, de la blogosphère franco-nippone, des citations et du qu'en dit-on. Et d'autres choses moins bonnes encor.
Ce n'est pas force de désenvie ; le temps. Qu'on tentera de rattraper cette année. Ah, les résolutions on sait quoi en penser.


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Le premier jet de JapanCityLights.


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Parce que c'est mon quotidien et lieu de vie — Osaka Sakai Izumigaoka Takeshiro-dai.


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Parce que c'était mon quotidien et lieu de vie — Nakamozu Koen Danchi.


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Un peu de paisible : Sakura 2009 v2.01.
Une vidéo.


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2009 inaugure, après les Lumières urbaines et les Gens, une nouvelle série de photos : Walls Murs Kabe.
Qui dut débuter un jour où je manquai formidablement d'inspiration. Ce qui arrive tout de même très souvent.
Ah, une autre aussi, qui me plaît, bien que vide, Under Construction. Il faudra s'y atteler.


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Un aide-mémoire aux philopèdes et travailleurs précoces ?
Bla, et l'âge légal au Japon.


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De nombreuses balades ci et là, lointaines et prochaines, par exemple Kitanoda, Namba et Honmachi, la découverte du temple de Nenshoji, Shirahama où l'on allait en Cessna, Sawanocho, ou la série de Wakayama — au pif du côté de Shimohyogo — qui commence par le train, d'ailleurs, comme celle de Shimane, pourquoi pas vers Ryuzugataki. D'autres petites choses aussi comme Kooriyama.
Qui se retrouvent par ailleurs du côté des Voyages ou Du côté de.


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Un clin d'œil aux grands absents de ce Japon de néons, de verre, de béton, de J-pop, d'anime et de jeux, qui a la préférence de la majorité, faut-il croire — Chronique animale. Même s'ils auraient tout de même mérité mieux.


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Iichiko...


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... et ses conséquences, plus ou moins fâcheuses :
Mon ami l'alcool, et les autres.


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En archétypes du bla semi-quotidien, un billet de couleurFriandise Froid Photo Folie ou Choses de jour Choses en cours, pourquoi pas aussi — et un billet de noirFérie de sol et de paisible ou Shiro Kuro Bing, tiens.


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Et cette série que je pris grand plaisir à choisir, éditer, ordonner :
Variations sur Utamaro : petits plaisirs de femmes.


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De même que ces pages.
Plutôt blanches.


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C'en est fini de ce petit tour fragmentaire ; merci aux rares suivants.

Curieux exercice, que de parcourir une année de blog en quelques heures. On en tire qu'on a trop écrit, probablement. Quelques petites choses qui font sourire encore. Le constat d'une tartine dégoûlinante de photos. L'envie de reprendre des choses en attente. La nécessité de prendre du temps pour en avoir. C'est que février vit aussi la naissance d'AJB / ULJ, qui réduit le loisir peu ou prou à zéro. Bien décidé à lever le pied.

Une bonne année aux passants par ces pages. Si la formule éculée a encore un sens.
A fine year to all.

今年も宜しくお願い致します。


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Choses 30 Privacy Et bla



Mercredi, au matin.

Je dis mercredi, parce que c'est affiché dans le coin de mon écran ; sinon je n'en saurais strictement rien. Et c'est très bien comme ça.

De sortie ce soir, sorte de bounenkai, où il faut amener, à fin d'échange de cadeaux, quelque chose dont on ne veut plus ; achat interdit. Le concept me va plutôt bien.

Ç'a beau être vacances, on est à la tâche du lever au coucher ; mais au moins l'on n'est pas coupé en pleine lancée par les cours ; l'esprit s'en allège et accommode — très bien comme ça, aussi.

Réorganiser les libellés, un jour.



Quand ils ne faut pas devenir membre d'un groupe pour y accéder, les blogs japonais un tant soit peu personnels semblent ne pas durer, ou ferment pour renaître ailleurs, correctement censurés, y compris les photos.

Ça me fait penser à La Crise, dans le style syndrome Je suis raciste mais Momo de l'escalier B c'est un bon arabe je l'aime bien, et caetera et en substance. Traduire peu ou prou Je ne veux pas dans ma vie gens que je ne connais pas Je ne sais pas ce qu'ils pourraient me faire. Ah ouais, et avant de les connaître tu les connaissais, tes potes ? Si tu les connaissais pas avant de les connaître, pourquoi tu leur as adressé la parole, pourquoi tu t'es laissé parler, hein ?

Ça me fait penser, quasiment mot pour mot, au semblant de dialogue que j'eus, mmmh dans le métro peut-être ? avec une jeunette beurette, il y a quelques années. Sans remède.

Il y a quelque chose à creuser, dans ce contraste entre le relatif confort dû à la "sécurité" qui règne au Japon, et cette paranoïa inter-individuelle — ou peut-être justement rien à creuser du tout, puisque celui-là est considéré comme un acquis, plus même perçu sinon en creux, pour déplorer sa dégradation avec le temps (et l'immigration, n'est-ce pas).



Ah, aux souscripteurs : passez donc aussi de temps en temps par-ici ! Et, en passant, le commentaire r'encourage.

La grande sérigraphie de Moriyama, du plus bel effet encadrée.

On se remet de temps à autres à Travian. Venez faire un tour.

Un vélo rose.

Brrr. Un peu frisquet : pas assez dormi. Bah, on pioncera quand on sera mort.

Allez.



Walls Murs Kabe (6)



Walls Murs Kabe (6)

Des murs par-ci des murs par-là
Un mur ça se fait ça se plante ça s'érige et ça se construit
Ça se pense et ça se démêle ça s'infiltre et ça se tait









Considérations post-christmatiques Et bla



Lundi, au matin.

C'est bien, c'est vacances. Un peu froid, sans surprise. Redoux, toutefois, traditionnel à la tourne de l'an japonais, me dit-on.

Bien occupé, comme tous jours.

Un peu de billets pour ici, un peu d'AJB, un peu d'édition-photo, un peu de rangement, un peu de sortie, un peu de tout.

Noël se limite vraiment à sa part de commerce ici — la queue de quarante personnes pour une soirée devant le KFC, les montagnes de gâteaux insipides en supermarchés, le pauvre CD de chansons hivernales version poppy-jazzy-bluesy qui tourne en boucle dans les galeries marchandes, les ridicules accoutrements rouges et blancs devant les magasins, &c. La part d'imaginaire et l'odeur de sapin ne se retrouvent que dans un coin flou de mon cerveau.



Quelque peu agacé, ce matin, d'avoir manqué quelques achats pour cause d'envie folâtre de la compagne. Grrr. D'un autre côté, évite la dépense. De l'autre, grrr.

Avec ce tour à Tokyo reporté à on-ne-sait-quand, libéré de tout impératif pendant la chôme. 31 au soir et 1er à midi mis à part. On fera avec.

Un billet cocasse à propos de la gueule de bois au Japon et de ses remèdes.

L'alcool, par ailleurs, m'est de moins en moins agréable, car il faut souvent gérer les débordements des co-buveurs, qui se soldent souvent en complaintes acerbes ou logorrhées ineptes. Une plaie.



On s'offrirait bien une Nintendo DS, tiens. Jeux et japonais — le plaisir utilitaire ?

Je crois que je me ferais bien à une vie de ménagère / homme au foyer. Si n'était l'idée de vivre en sangsue.

C'est pas tout ça, il faut se préparer à sortir : virements, courses. Ah, des courriels en attente de réponse, pour changer, aussi. On ne faisait, on ne fait que passer.

Allez.



Kino no Tabi : The Beautiful World



Kino no Tabi : The Beautiful World / キノの旅 : The Beautiful World, est à l'origine une série de  romans de Shigusawa Keiichi et fut adapté en anime par ACGT et Genco en 2003, à travers 13 épisodes, puis deux petits films d'animation.

L'histoire ? Kino, une petite fille, qu'on prend souvent pour un garçon, tireur d'élite et voyageuse, parcourt divers "pays" — trois jours deux nuits pour chaque — en compagnie d'Hermès, sa motocyclette (motorad dans la terminologie de ce monde) qui, se trouve-t-il, peut parler.

Tout est réalisé très correctement, sans frou frou mais sans lacune. On va pas s'éterniser.



Les "pays" traversés sont contrastés — technologie, coutumes — et n'ont souvent que peu de rapport avec leurs voisins. C'est un peu le concept des planètes de Star Wars (mono-pensée géographique simplificatrice : chaque planète a une grosse ville et toute la planète est recouverte soit de désert, soit de forêt, etc. : vous saisissez l'idée, n'est-ce pas) : ici chaque "pays" est assimilé à une ville ; la cambrousse autour n'en fait pas même partie.

L'intérêt de la chose ?
C'est que tous ces pays, même quand ça semble aller très bien, ont souvent quelque chose qui cloche sérieusement. Et Kino, en bon voyageur qui ne se permet de faire part de son avis aux locaux, sert de sorte d'enregistreur. Une observatrice passive, quoi. La tradition, les us et coutumes ne sont pas jugés — on en reste à des dialogues du style Merci de m'avoir expliqué les choses Au revoir —sauf quand il y a clairement massacre délibéré, ou quand la vie de la demoiselle est menacée — mais elle ne craint pas grand-chose, sachant très-bien se défendre toute seule, et n'hésitant pas à tuer plein de monde si nécessaire. Au public de se faire une idée. Probablement fausse.



Le bilan dressé n'est pas très glorieux : chaque pays traversé est une incarnation d'une folie humaine plus ou moins douce. Et tout ou presque y passe : folie de la religion, de la démocratie, de la science, de l'aristocratie décadente, de la hiérarchie, de la lutte à tout prix contre la maladie, contre la guerre, de l'obéissance aux ordres, etc.

Il y a un côté Kafka certain, ça vire rapidement à l'absurde, d'autant plus que le personnage principal ne fait que passer. Et je dois dire que c'est assez sympa — relativité des cultures, traditions, modes de vie, qui ne tiennent ni ne rime à rien sinon à assurer le confort et contenter l'égo d'une grande part ou de quelques uns, avec une dose inévitable d'ostracisme, de culpabilité, d'auto-justification, de cadavres et de squelettes dans le placard.



Et cette motocyclette qui parle ? Certains personnages ne la peuvent entendre ; elle commence de parler alors que l'héroïne, alors toute petite fille, manque de se faire tuer pour n'être conforme à la règle de son pays (elle émet une remarque à propos de l'opération que subissent les habitant à douze ans, à fin d'en faire des travailleurs dociles avec le sourire) et s'en sort grâce à l'interposition d'un voyageur, le "Kino" originel, qui se fait tuer à sa place. Elle s'enfuit avec la moto et prend le nom de son sauveur.

Du coup, le coup de la motocyclette qui parle ramène à l'hypothèse d'une probable hallucination auditive compensatrice. Si l'on ajoute cela au fait que l'héroïne ne joue jamais au Héros salvateur et ne se mêle de ce qui ne la regarde — sa sûreté mise à part, je ne vois pas —, ça donne un mélange fort intéressant et certainement à contre-courant de l'idéologie shonen dominante. En tant que narrateur, n'est-ce pas.



Plein d'autres choses à dire : il faudrait détailler ce qui se passe dans chaque pays. L'un des meilleurs passages de cette courte série demeure "Le Colisée", qui s'étale d'ailleurs en deux épisodes centraux, où Kino, qui se décide de participer à un combat forcé avec d'autres voyageurs — le prix étant de pouvoir devenir citoyen supérieur et ajouter une loi au pays —, oblige tous ses adversaires à l'abandon, finit par exploser le roi dépravé de ce pays et ordonne, comme loi nouvelle, que tous les citoyens supérieurs hédonistes se battent à mort pour désigner le nouveau roi, avant de repartir l'air de rien. Belle morale.

Reste que treize épisodes et deux petits films, c'est un peu court, on en voudrait encore. Peu de chance que ça se fasse, et c'est bien dommage.



Vacances Immiscion Bof Et bla



Samedi, au soir.

Il fit plutôt bon que froid, au soleil n'est-ce pas. À tombée de nuit c'est toutefois glacial.

Aaaah, enfin en vacances. En profiter pour avancer dans les notices de bouquins — pas très motivé, ces derniers jours —, à fin de pouvoir ranger tout ça. Je n'ose mettre un photo de mon bureau-bibliothèque...

Le tri, l'édition et la mise en ligne des photos se poursuit. Novembre expédié, on commença de s'attaquer à décembre hier.



Manque de motivation, disait-on. Désenvie plutôt générale, en fait, due à l'accumulation de divers petits désagréments, contre laquelle on lutte à grands coups d'occupations superflues (livres, photos). Allez savoir à quoi ça rime. À rien, probablement. Envies d'hibernation.

En attendant la hausse du prix des cigarettes (désagrément), le gouvernement fait passer un budget phénoménal pour 2010. Ils feraient mieux de cesser les dépenses stupides. On ne donnera pas d'exemple. M'est avis qu'ils feraient mieux de mettre une femme et mère au foyer originaire Osaka à la tête de l'état, histoire que quelqu'un qui puisse gérer des finances le fasse.

Le mythe de l'unité et simplicité raciale du Japon perdure. Hier en conversation. Si l'on fait référence aux Coréens, Chinois & autres, naturalisés depuis trois générations ou pas, c'est le même combat — Ah oui mais. D'ailleurs, la seule immiscion admise, c'est l'interaction avec Chinois et Coréens il y a très très long temps. Allez savoir combien de temps ça fait, dans l'imaginaire japonais, ずっと昔... Relégué dans la mythologie, probablement. Il ne manquerait plus qu'Izanagi soit chinois et Izanami coréenne.



Enfin bref, cessons là les plaisanteries faciles et de goût incertain. Et puis, ça ne changera pas l'âne en potiron.

...

Allez.



Calendrier japonais 2010



Un petit lien en passant, celui du calendrier japonais pour 2010.
Avec aucune femme nue dedans, n'est-ce pas.

Sinon, le calendrier sexagénaire et les ères japonaises depuis Meiji sont toujours là, et pas prêt de changer. C'est rassurant, les choses qui ne changent pas, n'est-ce pas.

Temps de s'atteler au sien, de calendrier 2010...

Toshihisa mis a nu

Allez, ça fait long temps qu'on n'a parlé pas de bouquins ici.
Un petit cadeau de noël ; )



TAKANO Ryudai
Para Para : Maria - Toshihisa (2009)


Ouvrez l'œil et notez tout de même l'utilisation ingénieuse des quatre cases de chaque composition... J'aime beaucoup !